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 party hard (ADEMAR)

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MessageSujet: party hard (ADEMAR)   Jeu 21 Déc - 16:30



party hard


Tu te dépêches de pénétrer dans le bâtiment. T'es habitué - ce n'est pas comme si tu ne venais pas ici toutes les deux semaines minimum. Tu connais les lieux où habite Adémar comme ta poche, pour y avoir erré comme une âme en peine, ou pleine de satisfaction, à voir. Mais t'es encore tout chamboulé. T'as encore un peu le corps tendu, de tout ce qui vient de se passer. Hey, Adé, tu devineras jamais, j'ai couché avec mon chouchou de Poudlard, Basil, le gamin adorable, tu sais. Tu glousses, dans un couloir, et soudain, la musique t’entoure, comme la foule de gens. Tu ne sais même plus quel évènement le maître des lieux célèbre. Un anniversaire, peut-être. Tu falsifieras une carte, et basta. C'est comme ça que tu es, que tu fais. Tu attrapes une coupe de champagne - t'en as bien besoin pour remettre tes pauvres nerfs. Tu te sens mitigé, entre satisfaction intense de ton toi interne de dix sept ans, et perplexité après baise. Tu soupires, passe ta main dans ton cou. Au moins t'as fait l'effort vestimentaire - si t'étais venu en guenilles, Ademar ne l'aurait pas accepté. Théâtral, il aurait fait un esclandre. Et t'aurais sûrement prié de les enlever, ces nippes démodées. Tu souris, et le cherches des yeux ; tes prunelles le trouvent, entouré comme à son habitude, centre d'un monde, différemment du centre du monde que tu as été pour Basil. T'en a encore des fourmis dans les doigts. T'avales la coupe, d'un mouvement ample rendu aisé par l'habitude. Les bulles te font renifler, t'attrapes une autre coupe, et tu débarques, partage un rire, quelques potins, en couvant du coin de l'oeil ton vieil ami, ton mentor, ton amant.

― Tu ne devineras jamais ce qui m'a mis en retard que tu lui souffles, sourire aux lèvres, air malicieux. T'as déjà l'air victorieux, à peine ta question posée. Cette coupe-là, tu la dégustes. On fête quoi, déjà ? Une bar-mitzvah ? que tu plaisantes, les sourcils haussés. Mais t'en as réellement aucune idée. De toute façon, ce qui compte, c'est la fête en elle-même. T'espères juste que Ademar ne prendra pas la mouche. Et tu t'es excusé par patronus de ton retard. Tu étires ton dos encore perclus de courbatures de tes récents ébats. Au moins, t'as pas de marques, hormis quelques bleus ici et là. T'as l'air un peu ailleurs, et tu secoues la tête pour chasser les images vives, cornée aux flashs réminiscences. Oh tiens, au fait, j'ai à te montrer une plante rare que j'ai dégoté en Afrique. Une merveille. Tu m'en diras des nouvelles, ses couleurs sont exceptionnelles. La jonchecharme. Plutôt exotique. Je m'en servirai pour mon petit projet. Nouveau sourire - t'as déjà tout dis à Ademar. Ton envie de fabriquer la première potion d'animagie. Tes essais pour le moment infructueux. Tu partages beaucoup avec lui, si ce n'est presque tout. Dès que tes invités seront moins avides de ta présence, rejoins-moi dans ta serre, mon ami et déjà, tu t'éclipses.

Tu t'installes sur le toit, assis en tailleur à entrebâillement de la serre. Trop chaud, là-dedans. T'as pas envie de cuire comme un homard. Tu préfères siroter ton champagne. Pour une fois, tu n'as guère envie de te mêler à la foule - tu es encore distrait par ce qui s'est passé. Inhabituel. Tu ne mets pas autant d'intention dans des ébats. Tu ne t'y mêles que physiquement. Une règle tacite chez toi. Tu soupires et tu te mets à faire les cent pas. T'as la musique dans la tête. Pus tard, tu en feras tourner. Plus tard. Tu as toute la soirée pour oublier le goût de cerise de Basil. Mais tu es comme un adolescent - t'as besoin d'en parler à quelqu'un. Pas pour te vanter. Ademar est-il le plus approprié ? Peut-être pas. Sa possessivité t'amuses, écho de la tienne. Mais vous ne serez jamais l'un à l'autre, c'est simple, vous le savez. T'attends qu'il vienne à toi. Ademar et toi, c'est deux planètes qui se tournent autour. Peu importe la distance, vous finissez toujours dans les pattes l'un de l'autre. C'est beau. Et terriblement humain, avec ça.

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MessageSujet: Re: party hard (ADEMAR)   Sam 23 Déc - 12:10


Caesius & Ademar

party hard


La fête battait son plein, et Ademar y évoluait comme un poisson dans l'eau. Il rayonnait, un grand sourire plein de charme aux lèvres, il était vraiment à ses aises. Normal, me direz-vous, quand la fête se passe chez soi. Mais il avait connu des hôtes vraiment angoissés, incapables de profiter car trop préoccupés par la possibilité que quelque chose tourne mal. Ce n'était absolument pas le cas du sorcier, il s'en fichait, tant qu'il était le centre de l'attention. Il avait particulièrement apprécié le moment où il avait donné un petit discours pour parler de ses deux boutiques, dont ils célébraient ce soir les premers bénéfices de la succursale à New York. Il aurait aimé que son employé soit ici, malheureusement il eut un empêchement, même s'il le soupçonnait de ne pas être du genre à aimer faire la fête.Tant pis, cela ferai plus de canapés pour le reste. Il chercha un moment du regard son ami Caesius qu'il avait bien sûr invité. Puis il passa à autre chose, sachant parfaitement qu'il lui arrivait souvent d'arriver en retard. C'est qu'il aimait se faire désirer, le bougre. Il passa à autre chose, c'était inutile de se faire du soucis pour ça. Il essaya de parler à tous les invités au moins une fois dans la soirée, afin que personne ne se sente délaissé, et surtout pour ne pas passer pour quelqu'un d'affable. Plus tard dans la soirée, il reçut un message du patronus de son ami, lui indiquant qu'il serait en retard. Ça, Ademar l'avait déjà compris, mais c'était gentil de sa part de prévenir. Il alla se poser cinq minutes sur un sofa, aux côtés d'un beau jeune homme. Il lui offrit un sourire radieux, engagea la conversation et vint bientôt lui murmurer à l'oreille des choses moins innocentes. Il s'amusait comme un fou! Il adorait qu'on soit réceptif à ses charmes. Il lui fit un clin d'oeil, lui demanda de lui rappeler son nom pour qu'il puisse s'en souvenir pour plus tard, et repartit déambuler parmi les personnes présentes, une énième coupe de champagne entre les doigts.

C'est alors qu'il l'aperçut enfin, son ami de longue date. Celui avec qui il partageait beaucoup, parfois même ses nuits. Une étincelle s'alluma dans le regard de l'apothicaire, mais peut-être était-ce simplement le champagne qui lui montait enfin à la tête. Il était parfois difficile de savoir, lui qui était constamment dans le paraître, mais Caesius le connaissait depuis assez longtemps pour parvenir à déceler le vrai du faux. Il arqua un sourcil à sa remarque. « Non, mais je suppose, vu l'expression de fierté sur ton visage, que tu vas bientôt me le dire. » répondit-il avec un sourire aussi malicieux que celui de son ami. Mine de rien, il avait piqué la curiosité du basané, car il était certain que derrière son air si content de lui se cachait une histoire croustillante comme il les aimait. « Je pensais que tu étais au courant, Caesius. On fête les premiers bénéfices de ma boutique à New York. Je me sens comme un père fier de son enfant. Avec quelques coupes de champagnes en plus dans l'équation. » Il rit doucement, pris d'une euphorie passagère par la légèreté des bulles dans sa flûte. Son ami lui parla d'une plante rare, et il n'en fallait pas plus pour que le regard d'Ademar s'illumine. Sa passion pour la botanique n'était un secret pour personne, surtout pas pour le potionniste, avec qui il partageait cet amour de la création d’élixirs. La découverte de nouveaux ingrédients était toujours excitante, car elle promettait encore plus de possibilités. Avec tout ce qu'on pouvait trouver sur cette planète, il y avait une infinité de potions qui n'attendaient que d'être mises au point. Ademar pourrait en parler pendant des heures. « Caesius, tu sais vraiment comment parler aux hommes. » Il savait surtout comment parler à Ademar après tout ce temps, toutes ces confidences autour de quelques coupes de vins, les soirs de solitude. Deux êtres si semblables ne pouvaient que se comprendre, s'attirer, puis s'éloigner, mais jamais vraiment parvenir à un équilibre. C'était une danse constante, et aucun d'eux ne semblait vouloir cesser de tournoyer. « Ca va être compliqué, comment ne pas être avide de ma personne? M'as-tu bien regardé? » dit-il avec cet air suffisant qu'il prenait dès qu'il se jetait des fleurs. Ce qui arrivait souvent. « Je te rejoins très vite. » ajouta-t-il plus bas, avant de le regarder filer.


Il retourna auprès de ses invités, riant encore à quelques plaisanteries, distribuant d'autres compliments. Peu à peu, il les laissa vaquer à leurs conversations et se rapprocha de la porte, passa par la cuisine pour prendre une bouteille de champagne et deux flûtes, même s'il était quasi certain que Caesius n'avait pas du quitter la sienne, avant de disparaître à son tour. Il gravit les escaliers jusqu'à atteindre le toit de l'immeuble. Il s'arrêta quelques instants pour admirer la vue. A chaque fois qu'il regardait Londres de si haut, il se rappelait à quel point il avait été chanceux, d'avoir une mère qui avait cru en lui, et qui avait eu raison. Tout était parti de là, jusqu'à le mener ici, à posséder une boutique à Londres et une à New York.  Il pouvait être fier du chemin parcouru, et il ne comptait absolument pas s'arrêter là. Il se dirigea vers la serre, pour trouver son ami assis à l'entrée. « Trop chaud à l'intérieur, hmm? » Sa serre était immense, parfaitement victorienne dans son apparence avec ses rondeurs et ses poutres d'acier. Et au final, elle fonctionnait parfaitement, parfois mieux que certaines plus modernes. Il agita doucement la bouteille qu'il avait dans la main. « J'avais peur que tu tombes à sec. » dit-il avant de s'asseoir à côté de lui, appuyé contre la paroi extérieure de la serre. « Alors, la raison de ton retard? Dis-moi tout, je veux tout savoir. » Vraiment? Il allait sans doute regretter ces mots très prochainement. Malheureusement, contrairement à sa mère, Ademar n'avait pas le don de la divination, sauf quand il avait un jeu de tarot en main.
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MessageSujet: Re: party hard (ADEMAR)   Sam 23 Déc - 16:45



party hard


Les festivités organisées par Ademar étaient une ode à la luxure et à l'hédonisme. L'hôte avait le palais fin, était un gourmet réputé, et ses choix étaient toujours en parfaite concorde avec tes propres goûts. Vous vous entendiez sûrement si bien car vos appétits vous calcinaient de manière synchrone. Vos loisirs se chevauchaient, quand ce n'étaient pas vos corps. Tu étais dans ton élément, ce soir. Tu étais parmis des gens qui te regardaient avec envie, surprise, convoitise. L'étincelle de leurs prunelles multicolores enflammaient ton âme grandiose, en un feu de joie aux émotions spontanées. Pourtant, tu n'avais nulle autre intérêt que Ademar. Sa simple présence avait réussi à apaiser tes doutes et tes questionnements interne, comme une main douce fait cesser le tic tac angoissant d'une horloge rouillée. Toujours élégant, égal à lui-même. Tu le sentais attisé par tes petits sous-entendus, attiré par les mystères dont tu leurres ton être. Mais ses yeux te percent - il a vu, il sait tout, saura tout, toujours. Comment garder un secret face à la personne qui te connaissait le mieux au monde, pour être un écho de toi, comme un reflet du miroir ? Vos âmes se touchaient si régulièrement qu'il aurait pu être un morceau détaché de ton être. Mythe antique aux âmes arrachées, dont tu ne croyais rien. Alors tu te contentes de continuer à sourire, l'air mutin, le nez retroussé en une moue adorable. Tu ne peux qu'être beau, pour lui et tous ses invités. Qu'ils voient tous le maître de céans papillonner aux alentours d'un demi-vélane - à moins que ce ne soit le contraire. Ademar l'aurait vu ainsi. Centre du monde, attraction brutale, lascive. Mes félicitations, encore une fois. Vous en avez déjà parlé, quelques mots échangés. Tu l'as déjà applaudit, approuvé. New York. Peut-être lui intimeras-tu de t'y emmener, un jour. Cette ville te va à ravir, j'en suis certain que tu ajoutes, avec un léger rire cristallin, plein de ces bulles dorées qui pétillent dans vos verres. Le goût délicat du champagne laisse sur ton palais des saveurs aussi gracieuses que les mouvements de ton ami. Mais tu regretterais presque la cerise noire de ton vin. Prise sur ses lèvres.

La jonchecharme. Tu en as ramené plusieurs exemplaires, séchées et fraîches ou en graines. Tu comptes les offrir à Ademar, pour l'occasion. Tu ne les as pas sur toi, tu les lui ramèneras à un moment plus intime. Que personne autre que toi ne le voit s'esbaudir sur la beauté des crénelures des feuilles, ou sur la finesse de la tige. Vous seuls pouvez comprendre la rareté d'une plante, l'excitation d'une recherche de ses effets, la frustration d'une vaine potion essayée. Ou à toi que tu chuchotes, avec un demi-sourire. Tu éclates de rire, tu aurais dû te douter d'une telle vanité, adorable dans sa bouche. Alors laisse-moi être le seul à profiter de toi, égoïste que je suis. Tu souris encore, franchement, doucement, et tu files, comme une souris.

Les hauteurs te sont agréables, fraîches et disposant d'une vue sublime. Mais tu n'en profites pas, tout impatient de t'asseoir sur la marche menant à la serre. L'odeur de plante, particulière, à la manière des effluves reptiliens d'un serpent, t'inssufles un certain courage - mais oseras-tu réellement tout dire à Ademar ? Sa jalousie risque de s'éveiller tel un feu de paille. Ce n'est pas ton propos ni ton but. Mais tu as envie de lui en parler, comme un gamin veut se vanter de ses dernières vacances ou d'une baguette neuve. Tu te sens merdeux : comparer Basil à un nouveau jouet, quel stupide orgueilleux tu fais. Le bruit des pas d'Ademar qui arrive te fais relever les yeux, avec un mince sourire sur tes lèvres fines. De l'essence divine pour nos carcasses. Bonne idée, comme toujours. Tu hausses une épaule et tend avidement ta coupe dégarnis de toute substance agréablement liquide et comme le soleil. Tes veines supportent d'ailleurs leur chaleur liquoreuse, étouffant tes maigres regrets et tes doutes dans une étreinte alcoolisée. L'ivresse te monte à la tête, sans que tu veuilles redescendre sur cette terre trop compliquée pour toi. Tu fais un peu de place, et t'arranges pour étendre tes jambes contre les siennes, le regard levé vers les étoiles, pensif. Mais déjà, il est là, déjà, il te fait du bien, à être simplement contre toi. Tu soupires, et décides d'un accord commun avec toi-même et tes multiples personalités non alcoolisées d'être plus ou moins vague. Pour le moment. C'est plus sage.

― Tu te souviens de cet élève, dont je t'ai déjà parlé, Basil ? Il me suivait partout quand j'étais en septième année. Bon garçon, à Serdaigle, qui m'admirait beaucoup. J'adorais ça. Tu lui en as parlé, comme tu as parlé de ton besoin d'être adoré. Besoin commun à vous deux, qui vous nourrissez de l'attention des autres. Je compte refaire mon loft. J'ai suivi l'avis de la vieille Bloodybroom, qui n'avait que son nom à la bouche. Je ne me souvenais même plus de son nom de famille, mais ça sonnait familier, et quand je l'ai vu ... Tu secoues la tête, fermes les yeux, face à l'étincelle astrale nocturne. L'adolescent que je n'avais plus vu depuis six avant avait bien grandi, Ademar. Toi-même tu ne résisterais pas à ses sourires innocents. Nous avons parlé du bon vieux temps, et, par Merlin, Ad ... Tu 'étouffes un léger rire. Il faisait si mal semblant. Je n'aurai jamais cru qu'il soit attiré par les hommes, mais je l'ai appris d'une bien agréable façon. Voilà, c'est lâché. Mais c'est pas comme si vous étiez fidèle ou lié de ce point de vue là. Même si tu te doutes que Ademar sera jaloux. Alors tu continues, parce que t'as besoin de vider ton sac, l'outre poussièreuse qui te sert de coeur. Il m'a tenu occupé plus de temps que je ne l'aurai cru. Mais quelle gêne, au sortir des draps ! Rien à voir avec toi, là où nos ébats sont riants et plein de vie, où nous finissons par boire et discuter tranquillement comme si nous étions dans notre bon droit, tu glisses un compliment, afin de passer de la pommade sur l'égo de ton ami, je ne savais comment lui dire de partir. Je l'apprécie, ce gamin. J'ai encore son image de môme de onze ans en tête, le crois-tu ? Quel pervers je fais. Quand bien même, je réfléchissais à un moyen de lui faire comprendre que j'étais attendu - mon message l'a peut-être aidé à comprendre - il a eu le culot de partir avec un simple au revoir gêné. Oh ! Et il m'a dit que je n'étais pas si beau que cela.

Pas si beau que cela. Tu l'as encore en travers de la gorge, celle-là. Ton regard s'est ouvert, et des étincelles de fureur y tourbillonnent, creusant tes yeux de cernes caves. Mais quand bien même ? Ta laideur est liée à ta colère flamboyante. Ce gamin qui t'a adoré le temps d'un après-midi, qui semblait ne faire que peu de foi de tes illusions. C'est ce que tu es. Réellement ? Ou a t-il simplement de l'affection pour ce qu'il y a derrière ? A la manière, semblablement, à Ademar qui, au lieu de partir devant ta laideur, continue d'apprécier ta présence ? Tu ne sais pas Tu ne sais plus. Tu soupires et te resserres un verre de champagne que tu avales d'une longue gorgée, comme un nomade assoifé dans un désert de poussière d'os. J'ai l'impression d'avoir attrapé une de ces maladies magiques sexuellement transmissibles : des émotions. Bons dieux, Ademar, c'est que je l'aime bien, comme on apprécie un ami. Nous ne sommes pas fait de ce bois fidèle, fait pour s'enraciner au premier venu. En couple, je dépérirai. Alors pourquoi je me sens aussi coupable de l'avoir utilisé ? Tu serres les poings, tes phalanges blanchissant autour de ta coupe. Tu frissonnes et te penches soudain pour te blottir contre lui, cherchant sa chaleur, collé à son corps. Son parfum est là, agréable et connu, apaisant.

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MessageSujet: Re: party hard (ADEMAR)   Jeu 28 Déc - 17:57


Caesius & Ademar

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Caesus était resplendissant dans ses allures princières et son charme naturel. Si son attention était jusque là portée sur ses invités, il les avait désormais complètement oubliés. Il n'y avait plus que son ami dans cette pièce, et les autres semblaient le comprendre, sans vraiment effleurer la surface de la nature du lien qui unissait ces deux-là. Car saisir la dynamique de cette relation était chose impossible, eux-mêmes n'y étaient sans doute toujours pas parvenus. La part de mystères, de regards complices était tout aussi importante que les confidences et les draps froissés par des nuits d'ennui. Tout cela pesait sur la balance, pour produire un équilibre paradoxal, aussi précaire que voué à durer. Constamment sur le fil, ces deux casse-cou vivaient pour l'amour du risque, du drame, de l'intensité. Et cela faisait vingt ans qu'ils vivaient ainsi, sans pouvoir se passer de l'autre bien longtemps. Après avoir rappelé à Caesius les raisons de cette célébration, comme s'il avait besoin d'un motif pour faire la fête, il le regarda s'éclipser non sans s'attarder sur sa démarche féline, avant de traîner un peu avec les invités puis de le rejoindre sur le toit, près de la serre. Il arriva avec une bouteille de champagne, ichior à bulles qu'il partagea avec son ami en remplissant la coupe qu'il lui tendait. Il sourit, fier de lui, d'avoir réussi à répondre à l'une de ses envies. « J'ai toujours de bonnes idées, et je savais que tu en aurais besoin. » répondit-il avant de s'installer à ses côtés. La nuit était claire mais fraîche, bien qu'entre la boisson, la moiteur de la serre et la chaleur de la jambe de Caesius  contre la sienne, Ademar ne ressentait pas vraiment le mordant typique des nuits londoniennes. Lui qui était né dans la douceur portugaise s'était plutôt bien adapté à la météo capricieuse de la Grande Bretagne.

La curiosité maladive du sorcier l'emportant toujours sur tout le reste, il ne tarda pas à demander à son ami la raison de ce retard impromptu. Il s'attendait à une excuse bidon, quelque chose comme un contre temps, une autre bêtise de son chat par exemple. Il était bien loin de la vérité. Quand Caesius commença à parler de ce jeune Serdaigle, il ne put que faire la comparaison avec leurs propres années à Poudlard, toutes ces années à jouer au chat et à la souris. C'était un bon souvenir. Cependant, Ademar voyait déjà d'un mauvais oeil cette lueur dans le regard de son ami. Il le laissa continuer en sirotant de temps à autres son champagne. Caesius en avait eu, des amants, mais il était rare qu'il en parle ainsi, et cela ne plaisait aucunement à l'apothicaire. Il refusait qu'il le délaisse pour quelqu'un de plus jeune que lui, c'étaient son honneur et sa fierté qui étaient en jeu. Ademar fixa son verre à moitié vide. Ses mâchoires anguleuses se contractaient doucement, mais il continuait de tendre l'oreille, toujours à l'écoute de son ami. Un compliment bien amené se glissa tout de même jusqu'à son coeur aigri, mais il fit mine de ne pas l'avoir noté. Apparemment, le gamin s'était permis de critiquer l'apparence de ton ami après avoir pleinement profité de son corps, pourtant si agréable à parcourir et à découvrir. « S'il te trouve si laid, c'est qu'il ne te mérite pas. » rétorqua-t-il du tac au tac. Ademar avait vu le visage du vélane, mais jamais il n'avait pris la fuite, jamais il n'avait fait marche arrière. Si le jeune homme ne pouvait même pas supporter le charme ambigu mais si attrayant des traits de Caesius, même sous sa forme humaine, il détalerait surement une fois que la créature se révélerait. Et son ami en souffrirait forcément, d'une manière ou d'une autre, au vu de la façon dont il réagissait déjà face à une simple petite remarque.

Il attrapa la bouteille des mains du potionniste pour s'en resservir lui aussi, tandis que qu'il lui racontait comment cette rencontre l'avait affecté. Des émotions. Alors c'était grave. Ademar sentait la jalousie se répandre dans ses veines comme du poison, et ne faisait rien pour l'arrêter. Elle se lisait désormais sur son visage, harpie amère qui déformait sa vision des choses, le forçait à se méfier de tout et de rien. Caesius vint se coller à lui, il prit une grande respiration, sa possessivité menaçait de déborder, et s'il se laissait aller, il savait qu'il ne répondrait plus de rien. Il n'avait cependant pas le coeur à le repousser, et sa main vint naturellement caresser le bras de l'autre sorcier. « Il est jeune, Caesius, les jeunes sont passionnés mais il ne savent pas ce qu'ils veulent. Ils courent dans tous les sens jusqu'à foncer dans le mur. Ils disent des choses mais ne réalisent pas la portée de leurs mots. Ils font mal sans s'en rendre compte. Mais ils ont une bonne bouille et de jolies fesses, alors on leur pardonne. Il n'empêche que nous sommes toujours ceux qui souffrent le plus alors qu'ils sont déjà passés à autre chose. Il s'en remettra. Ne t'inquiète pas pour lui, fais surtout attention à toi. C'est une pente glissante et on arrive plus rapidement en bas qu'on ne se l'imagine. » Cette tentative de manipulation était à peine dissimulée, même si Ademar se faisait vraiment du souci pour son ami, qui semblait déjà être sous le charme de ce Basil. De sa main libre, il termina sa coupe avant de reprendre. « Est-ce qu'il en vaut vraiment la peine, s'il te manque ainsi de respect? C'est une question qu'il faut se poser. Tu mérites qu'on se prosterne à tes pieds, non pas un gamin qui n'est même pas capable de reconnaître la beauté lorsqu'il la voit. » Il était désormais clair qu'Ademar ne portait pas Basil dans son coeur, même s'il ne l'avait jamais rencontré. Cette concurrence impromptue n'était pas la bienvenue, et il le faisait savoir. 
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