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 (arion), fragile and composed.

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MessageSujet: (arion), fragile and composed.   Jeu 21 Déc - 17:35


(arion #1), seven times it came when you were not awake. seven times the flame, too much to take. the sky burns red against your skin, the world we know turns in the wind. comin' like a hurricane, I take it in real slow. the world is spinning like a weather vane, fragile and composed though I am breaking down again. fleurie, hurricane.

Le ciel est lourd, gris. La neige se prépare à ensevelir le Chemin de Traverse. Front collé contre la vitrine, Ariane regarde les passants qui vont et viennent. L'ennui est un sentiment qu'elle ne connaît que trop bien, et l'hiver semble l'accentuer et lui donner des contours plus coupants qu'à l'accoutumée. Un soupir passe ses lèvres entrouvertes, alors qu'elle se décolle de la glace et contourne le comptoir, s'installant sur une chaise face à laquelle une montagne de paperasse semble s'accumuler.

Ariane a le contact humain, pas le contact client. C'est précisément ce genre de pensée qui lui fait froid dans le dos, tandis qu'elle observe de ses yeux noirs la porte tristement close de sa boutique. Pas une seule fois la cloche suspendue au plafond n'aura retenti aujourd'hui, pas une seule fois son sourire n'aura été forcé ou, idéalement, ses ventes décuplées. Son estomac est dardé d'un poids lourd, horriblement glacé, et sa gorge se serre face à l'idée révoltante d'avoir échoué avant même d'avoir essayé de se battre. Une bataille propre et rangée, c'est bien tout ce qu'elle demande, une chance de faire ses preuves. Assise derrière le comptoir où une vitrine expose les objets les plus précieux que la boutique héberge, l'humeur d'Ariane s'assombrit de minute en minute. Elle pourrait expliquer l'absence de client par le temps hivernal qui glace les sorciers jusqu'aux os, mais ce serait se donner des excuses ; des excuses qui ne tiennent même pas la route, qui plus est. Elle attend, la pauvre âme, elle attend et se morfond parce que c'est bien tout ce qu'elle est capable de faire à l'instant. Elle voudrait – elle voudrait des tas de choses à vrai dire, mais se sortir le nez de la panade serait un miracle dans lequel elle se vautrerait volontiers. Alors ça galope dans sa tête, ça s'éclate et ça danse, ça la fait se complaire dans une torpeur agaçante mais rassurante ; tant qu'elle reste coincée dans des idéaux puants, elle n'a pas à affronter la réalité d'un échec cuisant. Il ne faut cependant pas s'y fier ; ses mains frémissent et son visage est livide, presque décharné. L'anxiété latente, presque sous-jacente, lui aura volé sa frivolité et cette excitation toute particulière qu'ont les enfants à l'approche des fêtes de fin d'année. C'était encore bien tout ce qu'elle pouvait se permettre, dans un monde où l'on exige d'elle un semblant de maturité.

Et c'est à ce moment-là que la cloche sonne, que les ding ding cinglants la font sursauter et presque glapir. Ses prunelles se portent vers l'entrée, d'où une ombre massive est projetée. Ses paupières se plissent, la porte claque et elle pense reconnaître l'individu qui se présente à elle. Elle revient à la réalité, revient dans cette boutique faussement prétentieuse aux murs raffinés, à ce désespoir vain. Ariane glisse une mèche de ses cheveux noirs d'ébène derrière l'une de oreilles, et ses lippes s'étirent en un sourire commercial. « Je peux vous aider ? » demande-t-elle alors, automatisme qui lui donne constamment envie de s'pendre ; il n'a même pas encore eu le temps de s'avancer qu'elle l'ensevelit déjà sous sa fébrilité. Elle se maudit. Mais cette impression pesante de déjà-vu reste dans le coin bien pensant de sa tête tourmentée. Son premier client de la journée est immense, très attractif – que l'on se le dise ; et un visage suffisamment marquant pour qu'elle s'en souvienne. Il a un physique de sportif, se dit-elle alors, se sentant étrangement proche du but. Elle ouvre la bouche une seconde fois, histoire de se renseigner sur l'identité du nouveau venu, mais la referme aussitôt. Ce n'est pas ça qu'elle est supposée faire. Elle adresse à l'homme un regard d'excuse et se remet à déchiffrer ses livres de compte, activité qu'elle avait au préalablement délaissée au profit d'une observation silencieuse du vide. Pour un peu, la situation serait risible – la seule personne qui franchit le seuil de sa boutique est un homme qui lui est familier, et qui réveille en elle l'envie de résoudre ce mystère qui ne s'est formé que dans sa tête.
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MessageSujet: Re: (arion), fragile and composed.   Jeu 21 Déc - 19:35

Prétendre être ici en vacances.
Prétendre être ici pour l’agrément, pour le voyage, pour les beaux paysages brumeux et enneigés de la Grande-Bretagne.
Prétendre ne pas vraiment être ici, en quelque sorte.
Prétendre ne pas penser à Justice. Ne pas se demander à quoi elle ressemble.
Ne pas se demander si elle est encore vivante.

Aaron fait remarquablement semblant, alors qu’il foule les pavés du Chemin de Traverse d’un pas léger, ses yeux bleus détaillant avec avidité tout ce qui entre dans son champ de vision. Les sorciers croisés, les guirlandes illuminées qui décorent les boutiques, le ciel gris qui menace de bientôt neiger, par-dessus la glace et la neige déjà bien présentes. Il y a une ambiance festive, malgré la lourdeur du climat, qui ravit le sorcier, qui le pousse vers les boutiques et leurs vitrines qui regorgent de merveilles inconnues. L’une d’entre elles doit bien le cadeau idéal pour sa nièce chérie, ou son neveu préféré, n’est-ce pas ? Ou une petite attention pour Victor, et une pour mamma Lena, afin de s’assurer qu’elle ait toujours envers lui une affection proche de filiale.
Ils n’ont jamais vraiment fêtés Noël, chez les Silverstein, de par leurs origines juives. Tout au plus, ils observent certaines traditions d’Hanukkah avec un détachement tout sorcier envers ce qui est rattaché à la religion. Et lui-même, pas du tout, très peu de menorah pour lui. Il n’y a bien que les soufganiyoth généreusement fourrés de confiture et recouverts de sucre qui trouvent grâce à ses yeux méfiants (et surtout son estomac gourmand). Il semble toutefois à Aaron plus que chiche de ne pas souligner la période des Fêtes, au moins pour son neveu et sa nièce. Il veut surtout outrageusement les gâter, inutile de se mentir. Il a déjà acheté une myriade de bonbons qu’il n’a jamais vu aux États-Unis, quelques farces et attrapes pour embêter ses collègues au bureau, et pour le reste… ça dépendra de ce qu’il trouvera, d’ici à ce qu’il reparte pour son pays.

Il s’arrête devant une vitrine et intrigué, il relève le nez pour déchiffrer l’enseigne de la boutique. Anticythère. Curieux nom. Grec, de ce que le mot appelle à sa mémoire d’Histoire de la Magie, sans qu’il soit apte à dire quoi que ce soit de plus à propos de ce mot. Les objets exposés sont intrigants, trouvailles qui doivent venir des quatre coins de la planète. Des boutiques de ce genre, il y en a dans chaque grande ville sorcière où un archéomage un peu vieux décide de s’établir afin de rentabiliser toutes ces années à barouder, et Aaron doit avouer ne jamais s’être arrêté dans aucune. Peut-être parce qu’elles étaient toutes à portée de main ? Quoi qu’il en soit, de celle-là, il pousse la porte. « Je peux vous aider ? » En même temps que le son de cloche retentit au-dessus de sa tête, une voix l’interpelle - une voix portée par une femme aux yeux noirs et au sourire charmant, auquel il ne peut résister à offrir lui-même un sourire plutôt charmeur. Elle semble vouloir dire quelque chose, mais se ravise et retourne à sa précédente activité. Aaron se permet alors de regarder autour de lui, avec une impression subite d’étourdissement. L’Auror ne sait absolument pas par où commencer. Il y a tellement de… de tout. Il ne saurait même pas dire exactement quelle est la spécialité de l’endroit, tant il est pris au dépourvu. La boutique a l’air chic, mais un peu poussiéreuse, et surtout, effroyablement vide. Silencieux. Quelque chose de quasi angoissant, pour le sorcier habitué au bruit et à l’action, en permanence, aux foules et à la frénésie du monde.

Sa meilleure alliée devient donc la dame qui l’a accueillie et cette perspective… oh, franchement, fait revenir son sourire sur ses lèvres, et le fait s’avancer avec un air un peu plus décontracté, presque félin, jusqu’au comptoir qui le sépare de la femme aux cheveux sombres. « En vérité, j’ai besoin d’aide », dit-il avec calme et un petit signe de tête pour la saluer. « Je cherche des cadeaux, pour mon neveu et ma nièce, tous deux adolescents. Pourriez-vous me conseiller, si je vous donne quelques indications ? Le prix n’est pas un problème. » Frimeur, flambeur, difficile de résister à l’habitude de remuer son argent sous le nez de tous et chacun. Instinct primaire, ridicule, qui lui a servi plusieurs fois, et qui espère saura lui ouvrir la voie des objets les plus intéressants de cette boutique sombre et froide. Ou d’un autre sourire de la belle inconnue devant lui. Des deux, il est indubitablement preneur.
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MessageSujet: Re: (arion), fragile and composed.   Sam 30 Déc - 17:17


(arion #1), seven times it came when you were not awake. seven times the flame, too much to take. the sky burns red against your skin, the world we know turns in the wind. comin' like a hurricane, I take it in real slow. the world is spinning like a weather vane, fragile and composed though I am breaking down again. fleurie, hurricane.

Prétendant être absorbée par les feuillets éparpillés sur le comptoir, Ariane a la tête ailleurs. Elle ne sait pas qui cet homme peut être, mais une chose est sûre : son fasciés lui est étrangement familier. Toutes ses pensées sont tournées vers ce problème qui, s'il n'est pas résolu avant le départ dudit inconnu, lui occupera très certainement l'esprit une bonne partie de la soirée. Elle doit toutefois pousser sa concentration ailleurs, vers d'autres sujets qui lui bouffent comme toujours une bonne partie de sa raison. Ce sujet est léger et semble la délester d'un poids énorme, de maux chimériques qui mettent souvent son esprit en berne. Ainsi, à peine entré que cet individu au nez cassé et aux lippes aventureuses devient pour elle objet de distraction. Un spécimen séduisant qui l'incite à épouser d'autres flots de questions, plus frivoles, moins angoissées. Ariane se sent détendue, un sentiment qui ne l'a pas envahie depuis quelques mois déjà. Des individus, elle en ressent généralement une compréhension intuitive et son intuition lui souffle de ne plus être à cran. Qu'en cet instant, elle peut se permettre de lâcher sa retenue qui se veut constante, et se permettre de lâcher les brides qui l'enserrent au quotidien. Pour une minute ou deux. Quelques instants seulement ; elle n'en demande pas plus. Et peut-être est-ce, au fond, ce manque d'exigence qui l'a malheureusement poussée là où elle en est aujourd'hui. Sa mémoire se perd dans les méandres d'une rencontre fortuite ; à présent, bien que cette sensation soit immédiate et sans doute destinée à se faner, Ariane lui rend plus franchement son sourire et son corps parvient à se décontracter. Ses muscles se font moins rigides, moins secs. Absolument tout en elle respire une fraîcheur inédite, une demande de s'écarter de problèmes qu'elle ne parviendra pas à résoudre prochainement.

Le nouveau venu se glisse alors jusqu'au comptoir derrière lequel Ariane est assise. « En vérité, j’ai besoin d’aide » demande ponctuée d'un sourire ravageur et d'un petit hochement de tête. Les lippes d'Ariane s'étirent également, comme machinalement, poussée au vice par le charme de son interlocuteur. « Je cherche des cadeaux, pour mon neveu et ma nièce, tous deux adolescents. Pourriez-vous me conseiller, si je vous donne quelques indications ? Le prix n’est pas un problème. » La jeune femme hoche simplement la tête en signe d'acceptation et met rapidement de l'ordre dans ses papiers avec lesquels elle dresse un petit tas griffonné et tâché d'encre noire.

« Bien entendu. Quelles sont vos indications ? » demande-t-elle alors en se relevant, contournant le comptoir pour réduire l'espace entre elle et son client. De l'index, elle parcourt la vitrine qui expose quelques médaillons, laisse son épiderme frôler la fraîcheur glaciale du verre. Son doigts s'immobilise alors, et elle fait signe à son interlocuteur de se rapprocher. « J'ai quelques médaillons qui pourraient vous intéresser, retrouvés dans des tombeaux Égyptiens et à des prix très attractifs. » elle esquisse un sourire timide, et rajoute : « Bien évidemment, quelques professionnels ont fait des tests et ceux-là ne sont pas maudits. D'autres le sont. » elle désigne d'un mouvement de menton une autre vitrine bariolée de noir, flanquée de sorts par milliers et dont elle craint parfois de s'approcher. « Tout dépend de ce que vous souhaitez. » Ariane reporte son attention vers l'individu, l'observe un bref moment, sourit de nouveau. Sans se forcer, sans se presser. Parler de ces trouvailles, dont elle n'est en rien l'auteur, lui pince le palpitant. Il y a de ça quelques années, elle était encore une chasseuse de trésors, une aventurière qui ne s'étirait pas en discours dérisoires et soporifiques. « Excusez-moi, mais est-ce qu'on se connaît ? Je – votre visage me dit quelque chose mais je ne parviens pas à remettre le doigt sur votre nom. » elle a ouvert la bouche trop rapidement, ensevelissant le nouveau venu sous une pluie de paroles qu'elle n'est pas parvenue à contenir. Elle lui offre une moue désolée, presque dépitée, avant d'arborer de nouveau un fasciés convenable et avenant.
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(arion), fragile and composed.
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