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 boulevard of broken dreams (w/ rain)

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MessageSujet: boulevard of broken dreams (w/ rain)   Ven 22 Déc - 18:08

boulevard of broken dreams
My shadow's the only one that walks beside me. My shallow heart's the only one thing that's beating. Some times i wish someone out there will find me. 'Til the i walk alone.

Un. Deux. Trois. Les verres s’enchainent, ils vont et viennent à en perdre le compte. Il y a bien longtemps que tu en as perdu le compte, bien trop longtemps que tu t’enivres à en perdre la raison. Ce soir n’est pas différent d’un autre pour toi telle l’âme solitaire dévorée par la nuit, accompagnée par l’obscurité et bercée par la lueur vacillant des lustres exempt de toute chaleur. Car seule la chaleur de cette gnôle qui traverse ton corps meurtri s’accommode si bien à l’amertume de tes tourmentes. Pas même celle de la femme qui deviendra bientôt ton épouse. Encore plus en cette période de l’année qu’est l’hiver, à l’approche de ce jour si particulier qu’est Noël. Un de plus qui sera passé loin de toutes les joies des festivités, un de plus qui sera passé dans l’austérité. Ceux-là aussi tu ne les comptes plus désormais. T’es épuisé, l’air sombre qui se lit sur ton visage et les soupires répétés en sont un bel exemple. Epuisé de désirer, épuisé de haïr, épuisé de vivre non pas comme une coquille vide, ce que tu apprécierais peut-être davantage, mais débordante d’une rage bouillonnante. Une coquille abritant des pensées impures. Une coquille susceptible de se briser à tout moment. Oh oui tu aurais préféré qu’elle le soit, vide, dénuée de tous sentiments aussi bien d’amour ou de joie qui t’ont toujours fais défauts. Alors tu commandes à nouveau, toujours ce même verre qu’ils ne cessent de remplir encore et encore, pour empêcher la coquille de se rompre.

Non… En réalité cette soirée est différente de toutes les autres. Un détail n’est pas le même sur cette triste esquisse que sont tes nuits de biture. Ce détail, aussi innocent soit-il, c’est cette mélodie qui parvient à tes oreilles. A peine les premières notes étaient jouées que tu n’entendais plus qu’elle. Les rires gras et excessifs au possible sous l’effet de l’alcool, les médisances des habitués à ton propos qui d’ordinaire seraient déjà venus à bout de ta piètre patience, le clinquement des pintes s’entrechoquant, tu ne distingues rien de tout ça. Toutes les autres voix se sont tues et ses mots affluent jusqu’à ta conscience dans un tourbillon écrasant, sa voix t’emporte au-delà de tes propres pensées. Ton regard se fait moins menaçant, plus nostalgique d’une époque dont tu as pourtant tout oublié, et il ne peut se détacher de ses lèvres en mouvement à travers la fumée épaisse s’échappant de ta cigarette. Tu l’écoutes dans un silence de mort captivé par la profondeur de ses paroles, envouté par la ritournelle jouée au piano, les deux en parfaite harmonie.

Tu ne saurais dire combien de temps tu es resté assis là à observer la scène sur fond de spleen, une dizaine de minutes, une heure peut-être, la nuit tout au plus. Comme si rien d’autre n’existait sauf elle se dressant sous ces projecteurs de fortune. Jusqu’à ce que tout prenne fin subitement, jusqu’à ce que tu retrouves l’anarchie qu’est ton esprit perturbé. Tu parviens à la retrouver sans difficulté, à apercevoir sa silhouette et ses longs cheveux aux éclats dorés qui dénotent dans l’infamie de ce petit bistrot malfamé, et tu sors de l’obscurité dans laquelle tu t’étais enfouie pour la rejoindre tandis qu’elle se tient accoudée au bar. « La même chose pour moi, et ce qu’elle prendra sur ma note. » Dis-tu au barman qui n’est que trop accoutumé à ta gueule estropiée en posant le verre vide sur le comptoir pendant que tu prends place à ses côtés sans la moindre arrière-pensée. « C’est la première fois que tu chantes ici ? Je ne t’ai jamais vu dans les parages. » Lui demandes-tu, intrigué par sa présence en ce lieu avant de lui confesser : « Cela dit j’étais peut-être trop saoul pour m’en souvenir. » Toutefois la jeune femme est loin de t’être réellement inconnue. Le temps passe, les gens changent, mais la Crawford elle ne t’a sûrement pas oublié.
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MessageSujet: Re: boulevard of broken dreams (w/ rain)   Jeu 28 Déc - 16:51

sincerely
i'm calling this the love crusade, the truth is like a black bouquet. money's got us all enslaved, the bullets and the bombs we make. (STEPHEN)

Une autre soirée, une autre chanson. Mais les nuits n’étaient plus les mêmes, plus depuis qu’elle avait retrouvé Ismael au bar. Plus depuis qu’il avait interruption dans sa vie à nouveau, plus depuis qu’elle le savait tout près, à portée de main. Ismael était à Londres, et même si rien n’avait changé, rien n’était plus pareil. Rain était terrifiée, mais elle ne pouvait s’empêcher de penser à lui. À chaque minute, à chaque seconde, elle se repassait le film de cette soirée-là, de cette conversation à voix basse, de la lumière dans ses yeux et de la manière dont il avait bougé. Loin de lui, elle parvenait à le ranger dans un coin de son esprit, à se rassurer en se disant qu’il avait refait sa vie ailleurs, loin d’elle, qu’elle ne deviendrait qu’un rêve, qu’un souvenir – mais c’était des âneries et elle le savait, dans le fond. Le revoir n’avait fait que confirmer tout ça, elle et Ismael ils étaient dû pour se retrouver, du pour se fracasser à nouveau, mais cette fois ils ne s’en sortiraient pas indemnes. Pas après avoir échappé à la chute de si près la dernière fois. Alors Rain était terrifiée, des dizaines de scénarios jouaient en boucle dans sa tête, et elle n’arrivait pas à se concentrer assez longtemps pour trouver une manière d’épargner Ismael, celui qu’elle voulait d’abord et avant tout protéger. La seule chose qu’elle avait trouvé à faire c’était de l’ignorer, de lui faire croire qu’elle n’en avait rien à faire, mais elle savait qu’il la connaissait mieux que ça, qu’il verrait clair dans son jeu. Mais elle essayait désespérément de se battre contre le courant, d’ailleurs c’était ce qu’elle faisait ce soir – elle avait choisi de ne pas aller à ce rendez-vous, de ne pas renouer, de faire du mal à Ismael en espérant que ce soit assez pour qu’il reparte. Elle en doutait, en fait elle savait que ça ne marcherait pas mais elle devait essayer. Pour lui. Tout ça pour lui.

Le cœur de Rain bats faiblement dans sa poitrine alors qu’elle s’accoude au bar pour commander un verre. La gorge sèche d’avoir chanté, l’esprit tordu de trop penser à Ismael. Elle l’imaginait, planté là, l’attendant, l’heure était déjà tardive, elle aurait encore le temps de se rendre à l’heure prévue. De débarquer en trombe, de le serrer dans ses bras, de goûter à ses lèvres à nouveau, de – non. Il fallait qu’elle reste loin de lui, pour le protéger. Ne pas le laisser entrer dans cette vie merdique et chaotique qu’elle menait depuis des mois, où elle n’était qu’un outil pratique pour des Mangemorts en cavale, où elle faisait du mal pour essayer de rattraper des fautes qu’elle ne regrettait pas, qu’elle ne regretterait jamais. Une vie où elle rêvait chaque nuit du bébé qu’elle avait perdu, une vie où les nuages étaient si épais qu’elle n’y voyait plus clair devant elle. Chienne de vie. Ismael n’avait pas besoin de ça. Il ne méritait pas ça.

« La même chose pour moi, et ce qu’elle prendra sur ma note. » Rain se tourne vers la source de la voix, une voix qui lui semble familière mais lointaine. Elle observe le visage pâle à ses côtés, les cheveux blonds foncés, les traits un peu défoncés. Bloody hell. « C’est la première fois que tu chantes ici ? Je ne t’ai jamais vu dans les parages. Cela dit j’étais peut-être trop saoul pour m’en souvenir. » Rain retient un pouffement sarcastique. Elle se souvient parfaitement du visage de Callum Yaxley, mais lui, clairement, ne se souvient pas d’elle. Comme c’est intéressant. Les secondes filent et Rain sait qu’elle ne bougera pas. Qu’elle ne partira pas rejoindre Ismael. Qu’il restera planté là à l’attendre. Et qu’elle ne viendra pas. Ce lointain souvenir de Poudlard vient de lui offrir la distraction parfaite. « Non, c’est la première fois que je chante ici. » Elle ment, bien sûr, c’est loin d’être la première fois qu’elle vient là, mais ça l’amuse de jouer un peu le jeu. Faire chanter un peu ce gars dont elle avait cassé le nez voilà des années, et qui avait osé la traiter comme une poupée. « Merci pour le verre » dit-elle avec un léger sourire, levant le dit-verre. « Si tu m’payes un verre, j’peux présumer que le spectacle t’a plu ? » Allez, autant s’amuser un peu. Essayer d’oublier un peu le reste, essayer de s’évader dans des jeux stupides. Distrais-moi. Fais moi oublier ma douleur. Fais moi oublier qu'mon coeur saigne.

Spoiler:
 

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