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 psycholove (asaël)

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MessageSujet: psycholove (asaël)   Mer 27 Déc - 16:46

« Temps? » qu'il demande en penchant la tête dans la direction où est installée sa montre sur la table basse devant lui. L'avantage du monde moldu qui rencontre le monde magique, c'est de pouvoir ensorcelé certains des gadgets pour optimisé leur utilité. Aspen, qui passe le plus clair de sa vie enfermé entre les quatre murs de sa maison, a tout le temps du monde pour s'amuser à découvrir de nouvelles façons de mêler les deux univers, quand il est pas absorbé par un jeu vidéo ou bien la confection et/ou consommation de potions hallucinogènes. L'heure se dessine dans de minuscules flammèches orangées, indiquant qu'il ne lui reste plus qu'une heure avant son rendez-vous avec le psychomage. C'est automatique, y'a tout l'intérieur de son corps qui fait un soubresaut en le réalisant, comme la dernière fois qu'il a regardé l'heure, il lui restait un bon trois heures avant de devoir rejoindre le monde extérieur. Y'a pas à dire, avec sa nouvelle NES il voit pas le temps passer. Sauvegardant sa partie de Legend of Zelda, il ferme le tout puis se dirige vers la salle de bain pour prendre une douche rapide.

Un trentaine de minutes plus tard, As est prêt à partir. Présentement installé à la table de la cuisine, il écoute le silence et fixe le néant. Chaque fois qu'il doit sortir, et c'est quelque chose qu'il fait depuis peu, il sent le stress qui envahit chaque part de son être. C'est impossible de le contrôler, pire quand il est high. Comme maintenant, alors que la potion hallucinogène mélangée à quelques bouffées de marijuana fait toujours son effet, que le temps s'écoule et qu'il ne lui reste plus que quinze minutes avant d'être en retard. Une boule dans l'estomac, les mains moites ainsi que le cœur battant à toute rompre, il quitte son siège pour se rendre jusqu'à sa cheminée. Là, il attrape une poignée de poudre noire, annonçant de sa voix la plus claire sa destination.
Quelques secondes plus tard il déambule dans un beau vestibule, son regard s'jetant dans tous les sens avant qu'il souffle, soulagé, en voyant qu'il n'y a pas âme qui vive aux alentours. Les rues dehors semblent bondées, mais Aspen y porte peu d'attention avant d'se diriger d'un pas décidé vers les escaliers, qu'il monte deux par deux pour se diriger vers la porte qui mène dans une rue moins passante, qu'il descend tout aussi rapidement. En fait, il ralentit qu'une fois qu'il est devant le cabinet de Nathanaël Deveraux, poussant la porte en reprenant son souffle. Le brun est aussitôt accueillit par le sourire bienveillant de la secrétaire, qui l'avise de prendre une chaise en attendant son tour, qui ne devrait plus tarder. Regardant la montre que Cheshire a remis à son poignet avant de partir, il voit qu'il est six minutes en avance.

Six minutes qui s'écoulent excessivement lentement, où ses doigts frappent contre le tissu de son jeans après avoir fait retomber la capuche noire de son pull noir sur ses épaules. Son habillement est bien le dernier de ses soucis, bien que depuis qu'il voit le psychomage et qu'il ne peut stupidement pas empêcher les réactions d'adolescent amouraché de se faire, il tente de faire un effort. Efforts qui prennent parfois le bord, comme aujourd'hui où tu as plutôt opté pour un style confortable. Son regard se tourne brusquement vers la porte du bureau quand elle s'ouvre, sauf qu'il ne bouge pas d'un pouce alors que le patient arrête voir la secrétaire, puis s'en va encore plus vite qu'As est arrivé. Bientôt, le visage de Nathanaël se dessine dans l'ouverture, son regard s'arrêtant sur lui afin de l'inviter à le rejoindre, ce qu'il fait sans se faire prier. « Bonjour, Dr. Deveraux. Vous allez bien? » qu'il demande en prenant place sur la chaise non loin du psy, ses doigts entremêlés assez forts ensembles pour que ses jointures deviennent rapidement blanches. Nerveux, un état qui le suit constamment depuis trop longtemps. Nerveux, un sentiment qui le guète aussitôt qu'il se trouve en compagnie d'ce psychomage qu'il a accepté de voir encore et encore car ses yeux ne se lassent pas de se poser sur lui.
Y'a pas à dire, Aspen Cheshire n'a pas tout à fait les priorités à la bonne place.
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MessageSujet: Re: psycholove (asaël)   Jeu 28 Déc - 4:11

Il y avait ceux qui avaient de réels problèmes, et d'autres, non, pas vraiment. Pourtant, il ne pouvait pas refuser la venue d'un patient, aussi infime son problème était-il. Assis derrière son bureau, il contemplait son bloc-note griffonné de toutes parts par sa plume ensorcelée lors de la séance qui venait de se dérouler. Adressant une poignée de main à son patient, il lui adressa ses salutations, ajoutant qu'il devrait voir avec sa secrétaire pour une prochaine séance. Difficile était d'expliquer à certains sorciers que leurs problèmes se résoudraient s'ils y mettaient de la bonne volonté, ou qu'ils percevaient les choses différemment. Ce sorcier venait de tromper sa femme pour la troisième fois, arrivant encore une fois en pleurs dans son bureau, pris de remord, ne sachant quoi faire. Et une nouvelle fois, le sujet qui avait occupé ses trente dernières minutes avait été cette nouvelle infidélité. Un séducteur compulsif, la fin de la guerre avait révélé un caractère libertin chez lui, pensant pouvoir tout faire, n'ayant plus aucune limite.

Heureusement, le sorcier américain était arrivé sur le sol britannique bien des années après la fin de la guerre de Voldemort et les ravages qu'avaient causés cette guerre étaient sans précédant, marquant toute une génération, brisant la psychologie de chacun. Personne n'était plus soi-même. Chacun devait se redécouvrir. Si ce cheminement pouvait s'avérer simple pour certains, d'autres étaient encore au début de leur reconstruction. Preuve en était avec son prochain patient de la journée. Sans même pouvoir le contrôler, le Deveraux eut un grand sourire qui s'afficha lorsqu'il vit le nom sur son calepin de rendez-vous. Cheshire. Sortant de son bureau avec empressement, il alla accueillir son patient. Le serrant d'une poignée de main, il l'invita à s'asseoir comme à son habitude. « Bonjour, Aspen. Je vais bien, merci et vous, alors, comment vous portez-vous ? » Sa salle spacieuse était faite de sorte à accueillir un certain profil de patients. Il y avait la traditionnelle chaise au bureau, mais plus au fond dans la salle, un canapé pour ceux qui voulaient s'asseoir ou s'allonger, ainsi qu'une table pour ceux qui préféraient parler pendant qu'ils étaient occupés, à dessiner ou à peindre. Ce qu'il voulait, c'était que ses patients se sentent à l'aise, comme s'ils arrivaient dans un cocon où ils pouvaient entièrement s'ouvrir, le temps d'une séance.

« Vous voulez qu'on parle de quel sujet en particulier, aujourd'hui ? Ou sinon, je peux en proposer un. Vu que c'est mon thème aujourd'hui, j'aimerais bien qu'on aborde la question des relations proches, des sentiments. A votre guise. » Il ne le niait pas, discuter de ce sujet allait lui permettre de barrer cette fausse interrogation, celle qu'il avait barré dans son dossier. Le sûrement gay. A des objectifs plus professionnels, c'était pour voir quel avait été le passé amoureux d'Aspen, et comment cette guerre avait tout affecté pour en arriver jusqu'à nos jours. « On commence quand vous le voulez. » Lui offrant un sourire rassurant, il le regarda à moitié dans les yeux, veillant à ne pas totalement le fixer afin de ne pas le déstabiliser.
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MessageSujet: Re: psycholove (asaël)   Ven 29 Déc - 14:15

Sa paume chaude contre la sienne, une simple poignée de main qui fait quand même rater un battement ou deux au palpitant de Aspen. Le moment ne dure pas avant qu'il s'efface de l'entrée de son bureau, pour lui laisser la place d'y pénétrer à son tour. Là, le brun n'hésite pas avant de prendre la chaise faisant face au bureau du psychomage, peu désireux de s'étendre de tout son long et de fixer le plafond tout en parlant. Bien qu'il ne soit pas à l'aise de parler de son passé, il ne se lasse jamais de poser les yeux sur le Dr. Deveraux. Ce dernier le salue, avant de le retourner la question quant à savoir comment il va. Plus souvent qu'autrement, le Cheshire répond à l'affirmative, même quand c'est pas le cas. Et plus souvent qu'autrement, c'est pas le cas. Avec le temps, c'est un vide semi-confortable qui a pris la place de la majeure partie de ses sentiments, bien que tout ce qu'il soit vraiment parvenu à faire, c'est ravaler les sentiments positifs et laisser les négatifs prendre le dessus- car ceux-là sont bien plus difficiles à contenir. « Ni mieux ni pire qu'habituellement. » commence-t-il à répondre dans un haussement d'épaules. « Je me sentais bien à la maison, tranquille. Moins sur le chemin jusqu'ici mais... dans votre bureau, ça va. » Il sait, As, que Nathanaël va comprendre de quoi il parle, il venait chez lui au début car As paniquait à l'idée de sortir de la maison. Maintenant c'est moins pire, la plupart du temps en tout cas.

Quand le psy lui demande de quoi il voudrait parler à leur séance, il n'attend pas sa réponse avant d'amener sur la table un de ses propres sujets. Ce qui n'est pas plus mal puisqu'il n'est pas prêt, parfois il se demande s'il le sera un jour, de pousser la discussion plus creux, dans les racines de son vrai problème. Non, il n'est pas mort, il respire et offre un sourire rassurant à sa sœur chaque jour, mais il n'est pas vivant. En mode survie depuis sept ans, il a depuis longtemps oublié ce que ça fait, d'avoir une existence normale. Car il n'y a rien de normal à tranquillement perdre la tête, à se sentir nécrosé de l'intérieur sans chercher à se sauver, à sortir la tête hors de l'eau.
Mais il ne s'attend pas à être interrogé sur ses expériences amoureuses antérieures. Aspen cligne plusieurs fois des yeux, puis passe une main dans ses cheveux. Un tic qui lui prend quand il est nerveux ou qu'il réfléchie. « Ce n'est pas un sujet sur lequel il y a beaucoup à dire. Dans toute ma vie, je n'aie eu qu'une relation sérieuse, à Poudlard. Quelques amourettes sans prétention, mais si on parle de sentiments, il n'y a eu que lui. » qu'il explique en promenant son regard sur le bureau, arrêtant sur ses mains puis remontant lentement jusqu'à son visage. « Pour un ermite inverti, c'est pas facile de rencontrer des gens et espérer avoir quelque chose de sérieux. Pas que ça me dérange, je ne crois pas que je ferais un bon petit-ami. Alors depuis les dernières années... c'est plutôt mort de ce côté. » qu'il conclut d'un nouveau haussement d'épaules et un petit ricanement de fond de gorge.

C'est pas qu'il n'en a pas envie, la plupart des gens ne peuvent résister à un peu de chaleur humaine. Aspen cependant n'est pas fan des aventures d'une nuit, ou plutôt, c'est un plaisir qu'il a goûté quand il n'était pas en couple avec Basil (ils ont eu des hauts et des bas dans leur relation, comme tout jeune adolescent qui se découvre). Récemment, et bien, les meilleurs plaisirs qu'il a sont ceux qu'il se donne à lui-même. Faut pas qu'il laisse ses pensées dériver sur ses récents fantasmes, pas alors que le principal concerné se trouve juste devant lui. Glissant une langue entre ses lèvres pour les humidifier, il espère qu'aucune rougeur ne vient s'installer sur ses joues ou son cou. « Peut-être trop mort, parfois. J'vois pas les choses changées dans un avenir proche cependant. »
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MessageSujet: Re: psycholove (asaël)   Sam 30 Déc - 14:54

Il ne pouvait pas masquer ce furtif sourire qui s'était dessiné sur ses lèvres, à l'instant même où Aspen lui avait annoncé que dans son bureau, ça allait. Traduction, il se sentait bien, c'était comme si son cabinet était comme une sorte de seconde maison, ou du moins, un refuge dans lequel le sorcier pouvait venir. Et s'il se sentait bien dans son cabinet, c'est que cela témoignait d'un progrès, peut-être invisible aux yeux de son patient, mais aux yeux du psychomage, cela signifiait une réelle avancée. Il savait qu'Aspen était dans une impasse, ayant développé une claustrophobie alors qu'il ne pouvait pas sortir de chez lui, ayant peur du monde extérieur. « Mon bureau doit sûrement être moins confortable que votre maison, mais si ça va, alors c'est l'essentiel. D'ailleurs, j'aimerais que pour notre prochaine séance, on aille dans un autre lieu, comme un salon de thé, à une heure où il y a personne, ou presque. Mais c'est si vous, vous le voulez. Vous me direz ça en fin de séance. » Petit à petit, le psychomage essayait de le convaincre de prendre goût à la vie extérieure, de pouvoir sortir comme bon il lui semblait.

Voulant à présent se concentrer sur le sujet du jour, Nathanaël redressa ses lunettes, se péparant à prendre des notes tout en lui posant des questions. Il n'avait eu qu'une relation sérieuse à Poudlard, suivie d'amourettes sans importance. Il s'abstint de rire, pensant à sa propre vie. En y repensant, lui-même aussi n'avait eu qu'une relation sérieuse, débutée à Ilvermorny. « Pouvez-vous me parler de cette personne ? Comment et pourquoi votre relation a débuté ? Et pourquoi et quand elle s'est terminée ? » C'était souvent révélateur pour mieux cerner les personnes, peut-être pas actuellement, mais à un instant t de leur vie. Le patient développa en parlant justement de sa vie actuelle, déclarant que sa vie amoureuse était déserte, sans surprise pour le psychomage. Le Deveraux commenta alors ces propos « Il faut se laisser du temps parfois, ça viendra en temps voulu. Je m'en fais pas pour vous, vous avez du potentiel. » Il se mordit la lèvre, il n'aurait peut-être pas du dire ça, sa dernière remarque pouvant être perçue comme déplacée.

« Ce que je veux dire, c'est que vous êtes jeune. Vingt-cinq ans, vous avez toute la vie devant vous. Certes, ce n'est peut-être pas le meilleur moment pour envisager une relation sérieuse avec quelqu'un, mais on est dans une ère de paix, où vous pouvez profiter, vous faire plaisir et penser à vous. Cela vous permettra peut-être de vous reconstruire. Et quand vous vous sentirez prêt, vous retenterez une aventure. » Il avait tenté de se rattraper. Lui offrant un autre sourire rassurant, il avait parfois cette soudaine envie de prendre Aspen dans les bras, de le câliner et de le réconforter en lui adressant tous les compliments du monde. « Je pense que vous manquez de confiance en vous. Si vous êtes restez longtemps avec votre partenaire, c'est que il ou elle se sentait bien avec vous. Alors pourquoi, n'y aurait-il pas quelqu'un d'autre qui vous aimerait et qui ferait de vous un bon petit-ami ? »
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MessageSujet: Re: psycholove (asaël)   Lun 1 Jan - 2:15

Il le prend de court quand il propose, pour leur prochain rendez-vous, de se rencontrer dans un tranquille salon de thé. Mais Aspen a lui-même indiqué qu’ici, il se sent bien. Nathanaël aide beaucoup à ça, même s’il garde ce petit détail pour lui. Aucune surprise le traverse quand il sent un vent de nervosité s’insinuer dans ses veines, une sale habitude qui l’paralyse depuis des années. Cheshire le sait, qu’il doit faire l’effort plus souvent, qu’il doit mettre les pieds à l’extérieur s’il veut un jour y réclamer sa place à nouveau, complètement. Il secoue pourtant négativement la tête après une longue minute de réflexion, tournant son regard qui flottait dans le vide vers le psychomage. « Je ne sais pas si je serais un jour prêt à cent pour cent, alors j’vais vous dire oui maintenant. Avec un salon pas trop bondé, ça devrait aller. » Il essaie de glisser le plus de fermeté possible dans sa voix, bien que ça soit plutôt pour se convaincre soi-même que l’homme devant lui. C’est pas qu’il ne l’a jamais fait dans les sept dernières années, ce n’est cependant pas arrivé qu’il soit sortit en se sentant bien de le faire. Avec Dr. Deveraux l’idée ne semble pas si mauvaise, y’a pas de doute qu’un stress constant risque de lui faire faire des montagnes russes sauf qu’il veut le faire. Pour montrer à son docteur qu’il le peut, ou bien pour améliorer son existence déréglée?

Le sujet du jour tourne autour de sa vie amoureuse. Celle qui voit plus de toiles d’araignées s’accumuler qu’autre chose. Son cœur s’est brisé qu’une seule fois, après avoir aimé sans lendemain un autre adolescent qui se découvrait tout autant que lui. « Basil et moi, on s’est rencontré car on partage la même date d’anniversaire et le même âge. C’est arrivé comme ça, je crois, on s’est découvert ensemble et c’était intense. On s’est laissé un nombre incalculable de fois, pouvant pas résister à l’envie d’revenir l’un vers l’autre. À la fin de la sixième année, on s’est séparé. Je suis pas revenu en septième, donc ça a été la fin. » Il prend un instant pour fermer les yeux, car s’il n’est pas revenu en dernière année, c’est qu’il était enfermé, prisonnier torturé, forcé de voir la mort lui enlever des êtres chers. « En vérité, j’ai tenté de reprendre contact avec lui, sans succès. J’me suis dit que c’était probablement mieux ainsi, surtout à cette époque-là. Je suis pas certain de ce que j’aurais préféré, de toute manière c’est impossible de revenir en arrière. » Oh, qu’il en changerait des choses s’il pouvait prendre le premier retourneur de temps qui lui tombe sous la main, afin de voir son sinistre passé prendre une teinte plus lumineuse.
Rien n’est jamais aussi simple, malheureusement.

Aspen cligne des yeux, un fantôme de sourire qui veut étirer sa bouche au commentaire échapper du psy. Il sait qui faut pas se faire d’idée suite à la simple tournure d’une phrase. Ce qu’il explique par la suite confirme ce dernier point, et bien que son sourire ne s’efface pas, il est loin d’en être convaincu. Ça semble inatteignable alors qu’il a vu tant d’années s’effacer, ne voyant que le reste de sa vie sociable partir en fumée. Difficile de rencontrer quelqu’un en restant cloitré, difficile aussi d’être un bon matériel amoureux quand sa seule expérience remonte à l’adolescence. « Il est peu probable que je ne trouve plus jamais personne. Mais j’me sens pas pressé pour ça, la plupart du temps. Vous croyez vraiment qu’une relation pourrait m’aider? » qu’il demande, cette fois guidé par la curiosité. Lui se disait plutôt le contraire, qu’il arriverait pas à tenir une relation stable, sérieuse, dans son état d’esprit actuel. Actuel et constant, une dépression qu’il ne voudrait offrir à personne qu’il aime.
Vient ensuite la question qui tue, à laquelle il n’est pas certain de savoir répondre. « Car j’ai changé depuis cette époque, et pas d’la meilleure des manières. Vous n’avez pas tort en disant que je manque de confiance en moi, je l’aie perdue avec le reste. J’ai l’impression de n’être plus que l’ombre de moi-même, alors comment pourrais-je m’investir correctement avec un autre, lui offrir ce dont il a besoin? »
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MessageSujet: Re: psycholove (asaël)   Mar 2 Jan - 14:41

Son sourire s'illumina instantanément lorsque son patient avait pris la décision spontanée d'accepter son invitation dans un salon de thé pour leur prochain rendez-vous. Il aurait pu attendre la fin de la séance, ou encore décliner poliment mais non, il s'était surpassé pour accepter l'invitation. Nathanaël en semblait presque époustouflé, se retenant de pousser des cris de joie, préférant plutôt un simple sourire fier et content, étant conscient qu'on était dans un cadre professionnel. Le psychomge avait proposé le sujet du jour, celui des amours, des relations proches et intimes, et naturellement, cela avait conduit Aspen à faire quelques révélations. Ces dites révélations provoquèrent un sourire discret chez le Deveraux, pouvant rayer son sûrement gay pour le remplacer à un totalement gay, 100% et charmant. Le Cheshire lui fit un descriptif sommaire, presque anecdotique de sa relation avec un certain Basil. Cependant, Aspen se mit tout de même à reconnaître qu'il n'allait pas rester tel un vieux garçon toute sa vie ; il n'était seulement pas pressé, pour reprendre ses propres mots. A vif, le psychomage répondit à son tour à sa question ; « Je ne sais pas si une relation pourrait aider. Cependant, le jeu de la séduction, désirer et se sentir désiré sont des chose follement saines, cela incite à une sorte d'euphorie, de bonheur, certes éphémère mais présent tout de même. Juste avant que vous entamiez une relation avec Basin, vous êtes passé par cette phase, peut-être qu'il est tard pour s'en souvenir mais nul doute que vous vous sentiez galvanisé, je me trompe ? » Dans tout son jargon et baratin de psychomagie, Nathanaël s'efforçait de ne pas parler comme s'il le ferait à un ami au comptoir, c'est à dire ; il est essentiel d'avoir un crush pour se sentir vivant.

« Dans le cas où vous tenez tant à avoir une relation semblable à celle que vous aviez avec Basil, je pense qu'il ne faut pas se prendre la tête. Laissez-venir les choses, ne réfléchissez pas si cela tient du bien ou du mal. Faites ce que vous pouvez, ce dont vous vous sentez capable. Si la personne est en phase avec vous, elle vous comprendra et tout se développera naturellement. Dans le cas contraire, il ne s'agit pas de la bonne personne. Voilà tout. » Griffonnant quelques notes sur son papier, Nathanaël enchaina avec ce qu'il pensait enfin, comme une certaine conclusion. « Après, il est toujours mieux d'être en paix avec soi-même pour envisager une relation avec quelqu'un. Ou même d'éviter -même si je ne devrais pas le dire- des personnes qui sont comme vous, dans cet état. Deux aveugles ensemble ni voient pas forcément mieux, ensemble. » Lui adressant un sourire réconfortant, le psychomage semblait tout de même fier qu'Aspen vienne à se poser ces quelques questions qui prouvaient cette volonté de guérir, bien que ce travail et le cheminement étaient loin d'être aisés. Réfléchissant à ce qu'ils pourraient aborder ensuite, le Deveraux vut un point noir dans ses notes, curieux d'en savoir plus. Certes, il savait les gros traits de son histoire, mais ce qu'il souhaitait, c'était qu'Aspen pose des mots dessuis. « Vous m'aviez dit que vous n'étiez pas revenu en septième année. Vous pouvez m'en dire plus ? » Le scrutant dans les yeux, il espérait qu'Aspen ne se dérobe pas, ne se plonge pas dans une certaine confusion.

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MessageSujet: Re: psycholove (asaël)   Mer 3 Jan - 10:16

Quand t’acceptes l’invitation du psychomage, Aspen voit un sourire se faire rapidement un chemin sur ses traits. Ça fait manquer un battement à ton cœur, car il est plus que beau avec le visage illuminé ainsi. Il répond en imitant son geste, bien qu’le sien se fasse moins grand. Ça ne sera pas facile, bien qu’il sache que ça ne sera pas impossible. En compagnie de Dr. Deveraux, ses chances sont encore meilleures. Il se sent bien en sa présence, après tout, et il ne fait pas de doute qu’il saura le calmer s’il devait se faire trop nerveux pendant leur sortie. Sujet qui change peu de temps après, laissant place à la première discussion de la séance. Il en vient à parler de Basil, d’cette relation à la passion adolescente qui fut, en fait, la seule vraie relation qu’Aspen a expérimenté. À vingt-cinq ans et inverti, ce n’est pas nécessairement surprenant, bien que le présent bordel qu’il fait durer depuis des années n’aide pas du tout à ce que ce fait change prochainement. Il est curieux de connaître l’avis du psy concernant le bienfait qu’une relation pourrait avoir sur un type dans sa situation. À la fin, le brun secoue la tête pour répondre à la question de Nathanaël. « Vous ne vous trompez pas, non. J’vois de quoi vous parlez, je peux pas nier que ce sont d’agréables sensations. » Ça fait longtemps de cette histoire avec Basil, son dernier coup de cœur est bien plus récent. Assis juste devant lui, si près et en même temps si loin. C’est encore mieux quand le crush rend l’intérêt, vraiment mieux, As peut se contenter de se rincer l’œil comme les chances que celui qui tente de soigner son esprit malade puisse s’amouracher de lui.

Il continue de parler, alors As garde ses yeux sur le psy, penchant doucement la tête sur le côté. « Non, non j’imagine que de trouver un homme brisé tout aussi accro au potions hallucinogènes ne serait pas la meilleure idée pour changer de vie. Et j’veux pas vous contredire sauf que je doute de pouvoir trouver une bonne personne en ce moment, avec mes sales habitudes. » qu’il répond en secouant la tête. Il relève cependant les yeux, tirant à nouveau sa bouche dans un petit sourire. « Je préfère votre honnêteté. J’en apprécie plus nos rencontres, en sachant que vous n’vous contenterez pas de me dire ce que j’ai besoin d’entendre. » Car certains son ainsi, à écouter, à regarder sans n’sembler si présent. À donner des conseils qui semblent préfabriqués ou utilisés des centaines de fois. Puis vient la question qu’il ne veut pas entendre, quoique impossible à éviter. Son visage se fige, toute trace de sourire effacé. Il veut faire des efforts, As, s’ouvrir et participer autant qu’il peut avec Nathanaël, pas seulement car il a une belle gueule. Aspen en peut plus, parfois ça devient trop lourd, et il se retrouve à se demander en panique si l’reste de sa vie sera comme ça. Il est con, mais pas assez pour ignorer le mal que ça fait à Ridley, à Néo aussi. Comme s’ils avaient mis leur vie sur pause en espérant le voir remonter la pente. Sept ans plus tard, le Cheshire n’a pas changé son disque de cas désespéré.

Il se laisse retomber sur sa chaise, croisant les bras sur sa poitrine en fixant le vide un moment. Relève finalement les yeux pour les plonger dans l’regard hypnotique du Dr. Deveraux. Enfin, il ouvre la bouche et tâche de ne pas réfléchir avant de parler. « J’y suis pas retourné parce que… parce que je pouvais pas. » Il se mord la lèvre, passe une main nerveuse dans ses cheveux avant de soupirer. Son pied commence à battre le sol à répétition, autre tic nerveux. « On a été… enlevé. Ciblé par des mangemorts à cause de sang moldu. Même après avoir sortit contre toute attente vivant d’ce cauchemar, j’ai pas pu y retourner. Je n’aie donc pas été diplômé. » Le mouvement continu de sa jambe se fait plus rapide, il ne semble pas s’en apercevoir. Il n’aime pas repenser à ces moments là, s’étant efforcé avec le temps de monter des murs autour de ses souvenirs. Ainsi, les cauchemars se font moins fréquents, la vie se fait plus facile, même si elle ne goûte plus aussi vraie. S'emmurer derrière l'oubli n'est peut-être pas la meilleure solution, c'est la seule qu'il a trouvé pour ne pas devenir complètement cinglé. « On a été pris juste avant la rentrée. De ma famille, on est deux à en être sortit sauf que ça fait longtemps qu'on considère avec Ridley que j'ai été le seul. Je peux pas lui en vouloir d'être partit après tout... ça, pour fuir les souvenirs et les cauchemars... même éveillés ils guettent. On essaie d'faire au mieux pour survivre après. Je peux- je veux pas m'souvenir. » qu'il ajoute, le regard qui se fait sauvage, paniqué. Ses ongles qui trouvent sa chaire, essayent de percer la peau alors qu'il se focus à nouveau sur le psychomage. Il expire lentement, le souffle tremblant. « Plus j'y pense, moins j'arrive à retenir les souvenirs. Les odeurs, les cris, la douleur... » Alors il n'y pense plus, jamais par lui-même. Il veut faire des efforts, s'ouvrir, aller mieux, mais ne pourrait-il pas exister une solution plus facile, une qui ne le forcerait pas à revivre l'invivable?
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MessageSujet: Re: psycholove (asaël)   Mer 3 Jan - 16:48

Il tentait quelque chose de dangereux, et peut-être qu'il le regretterait sûrement. Cependant, dire l'impossible était un des objectifs du Deveraux concernant son patient. L’innommable, l'insurmontable, l'horrifique. Il fallait qu'Aspen parvienne à le dire, en détail. Et il voyait, avec un visage qui montrait l’indifférence bien qu'il en était touché, combien il était difficile pour le Cheshire de parler. Il le voyait petit à petit se détruire, se faire du mal au fur et à mesure qu'il parlait. Ses tics ressortaient, il allait de mal en pis, tandis qu'il se livrait à son témoignage. Le psychomage pouvait lui demander d'arrêter de parler, en cours de route. Pourtant, il n'en fit rien, il le regarda pleinement, serrant les dents parce qu'il avait cette amère impression de lui faire du mal. Cependant, cette vision commençait à être de plus en plus insoutenable. « C'est bon, Aspen, vous pouvez arrêter. Je pense qu'on en a assez fait pour aujourd'hui. » Après ces émotions, mieux valait pour les deux de conclure la séance et de se voir une fois prochaine. Griffonnant quelques notes, Nathanaël se décontracta, voulant se détendre, tout en souriant de nouveau comme pour réconforter le jeune homme. « Vous en avez peut-être pas l'impression mais vous avez fait de gros progrès. Il y a certes encore du chemin à faire mais c'est encourageant, très. »

Se levant, il sortit de derrière son bureau pour venir à ses côtés et lui serrer la main, lui offrant par la même occasion une poignée de mains. « Je vous propose qu'on arrête pour aujourd'hui et on se voit très prochainement. En sortant d'ici, faites vous plaisir. Je sais pas ce qui vous ferait plaisir, comme manger ou jouer à quelque chose, mais c'est important. Une sorte de récompense pour ce que vous avez été capable de faire. » En effet, la séance avait été riche, notamment avec ses révélations sur Basil, puis sur son passé sombre. Il aurait aimé en savoir plus sur justement ces fameuses potions hallucinogènes qu'il avait mentionné, mais au moins, Aspen s'était confié, il se sentait bien avec lui, qu'il appréciait d'avantage leurs rencontres. Le raccompagnant vers la sortie, il lui adressa un dernier sourire timide, compatissant.
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psycholove (asaël)
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