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 (masiane), the dead leaves lay on the lawn.

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MessageSujet: (masiane), the dead leaves lay on the lawn.   Sam 30 Déc - 13:02


(masiane #1), I'm coming up only to hold you under and coming up only to show you're wrong, and to know you is hard; we wonder... to know you all wrong; we warn. really too late to call, so we wait for morning to wake you is all we got, to know me as hardly golden is to know me all wrong, they warn. band of horses, the funeral.

Emmitouflée dans son épais manteau noir, Ariane affronte le froid polaire et claque la porte de sa boutique dès qu'elle en passe le seuil. Paupières plissées, recroquevillée sur elle-même afin de préserver le peur de chaleur que son vêtement lui apporte, la sorcière se mêle à la marche frénétique des passants du Chemin de Traverse. Noël approche – et tout ce qu'elle voit le lui rappelle constamment. A cette époque de l'année, la pression est perpétuelle et les clients s'accumulent aux portes des boutiques les plus huppées. Celle d'Ariane n'en fait malheureusement pas partie. L'aînée des sœurs Greengrass a beau se creuser la tête, tergiverser pendant des lustres, elle ne parvient pas à poser le doigt ce qui fait défaut à son commerce. Elle a beau dire, beau faire, les voyages lui manquent – l'excitation, le danger, les recherches. Elle n'a rien d'une gérante ; elle a tout de ce curieux électron libre qui passe d'un hémisphère à l'autre en un rien de temps. Le calme, le silence – c'est pesant, presque déséquilibré. Ses lippes arborent constamment un sourire forcé, mais elle suppose que son entourage n'est pas dupe ; ses proches se contentent de passer sous silence ses problèmes financiers, et ce n'est pas un mal. Ce n'est pas quelque chose dont elle voudrait se plaindre, surtout en période de fêtes de fin d'année. Ariane ne parvient d'ailleurs pas à s'accrocher à cet esprit festif, à cet entrain et à ce délice que les gens semblent se partager. Rien n'éveille en elle cette envie d'épouser ce bonheur, pétillant et fruité, aux arômes de cannelle et d'épices. Mais, la matriarche Greengrass préparant un gala pour Noël, elle sait qu'elle sera obligée de prétendre.

Mains enfoncées dans ses poches, Ariane s’engouffre dans le Chaudron Baveur. Un brouhaha de tous les diables l'accueille, et une chaleur étouffante lui monte immédiatement aux joues. Déroulant son écharpe, elle se dirige vers une table dont le centre est éclairé par une bougie. Elle se débarrasse de son manteau, l'encoche sur le dossier de sa chaise et s'assied de façon à garder un œil sur la porte d'entrée. Mason Goyle est celui qu'elle attend impatiemment, le cœur mordu par l'envie de régler ses comptes avec le principal intéressé alors qu'il ne l'a jamais provoquée outre mesure. Ses dernières décisions ont pour autant fait frémir Ariane plus d'une fois, et elle n'a jamais cherché à modérer l'acidité de ses propos. Elle essaie de se contrôler, de ralentir ses ardeurs de manière à entretenir une conversation posée et mature, chose qu'elle a pourtant l'habitude d'entreprendre. L'attitude de Mason la met toutefois hors d'elle, et l'aigreur ponctue souvent ses remontrances sans qu'elle ne puisse se contrôler. Elle pense qu'il ne la prend pas au sérieux – elle pense qu'il balaie tout ce qu'elle lui dit du revers de la main, sans trop s'attarder sur les faits, sans trop y penser.

Mason a tout. Tout ce dont Ariane a un jour rêvé, et n'aura probablement jamais. Une femme aimante, un enfant merveilleux. Quelque chose qu'il serait prêt à sacrifier en un claquement de doigts, affublé d'une malédiction certes contraignante mais contre laquelle il pourrait pourtant se battre. Ariane a fait ses recherches, à défaut de vraiment savoir de quoi elle parle, et est prête à lui dire de quelle manière il pourrait gérer sa nouvelle existence. La porte d'entrée s'ouvre alors, l'ombre de Mason la faisant se redresser, et Ariane lève légèrement la main et l'agite afin d'attirer son attention. Lorsque leurs regards se croisent, ses lèvres s'étirent légèrement en un doux sourire. Elle n'est jamais vraiment capable de paraître agacée de bout en bout ; l'affection qu'elle ressent pour Goyle l'en empêche.

« Mason, salut » elle hoche la tête, attend qu'il s'installe face à elle avant de continuer. « Comment vas-tu ? T'as eu beaucoup de monde aujourd'hui ? » questions préliminaires, questions soulignant un intérêt sincère – ce n'est pas parce que ses propres affaires ne se déroulent pas comme elle le voudrait qu'elle doit exprimer un désintérêt profond en ce qui concerne celles de ses amis.
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MessageSujet: Re: (masiane), the dead leaves lay on the lawn.   Sam 30 Déc - 14:08


L'horloge tourne. Les aiguilles bougent avec une lenteur déconcertante et pourtant, elles bougent. La plus petite aiguille passe devant la plus grande, mais Mason ne bouge pas. Il reste assis sur son fauteuil. Il est là depuis qu'il a fermé boutique, la pipe entre ses lèvres, le tabac disparaît et la fumée cache son visage. Les yeux fatigués, cernés, il n'a aucune envie de se lever pour sortir dans le grand froid. Pourtant, elle ne lui laisse pas le choix. Elle, c'est Ariane. Son amie de toujours, sa confidente, son âme soeur ou quelque chose comme ça, une harpie qui pourtant, a un grand coeur. Greengrass l'attend dehors et elle va encore râler s'il arrive en retard, mais Mason ne bouge toujours pas. Les jambes croisés, il remet du tabac dans sa pipe et fume encore un peu. Aujourd'hui, quelques clients sont venus pour acheter des livres en tout genre. Ils sont parmi les derniers clients fidèles qui n'évitent pas le libraire, car il faut dire la vérité, son mauvais caractère, son agressivité lui font défaut, mais pas autant que la malédiction qui lui arrache les entrailles. La rumeur, chose terrible, s'est répandue comme une traînée de poudre. Aujourd'hui, tout le monde connaît l'autre nature de l'homme, ce qui se cache derrière le masque. La bête dort et même endormie, elle fait peur. Pourtant, malgré toute la colère qui gronde en lui, Mason ne leur en veut pas. Il arrive même à les comprendre, à leur pardonner, car c'est contre lui qu'il rejette sa colère.
Comment celle-ci se manifeste ? Aussi simplement que de fumer sa pipe. Dans l'arrière boutique de Fleury & Bott, il y a cette pièce avec ce gros fauteuil en cuir noir. Il y a les livres envoyés contre les murs, les bouteilles vides qui jonchent le sol et les meubles retournés, abîmés, cassés. La colère est invisible aux yeux des autres et pourtant, elle se manifeste quand on s'y attend le moins. C'est sans doute un effet secondaire de la maladie qui le ronge, le bouffe jour et nuit. Saleté. Il pose enfin sa pipe quand l'horloge sonne de nouveau. Après tout, Ariane l'attend et un ami ne fait pas attendre quelqu'un qui l'apprécie. Et puis, Mason connaît suffisamment bien la sorcière pour savoir que s'il ne pointe pas le bout de son nez au pub, elle va venir le chercher ici et ça, l'homme n'y tient pas. Personne ne doit venir dans son antre, dans la gueule du loup.

La porte claque et Mason s'élance dans le froid hivernal du Chemin de Traverse. Il s'abrite sous son manteau noir, évite quelques regards en biais pour se rendre d'un pas presque déterminé au Chaudron Baveur. Ses cheveux en taille, adieu la coupe soigneusement tirée, sa barbe de quelques jours, il pue le tabac à plein nez, mais s'en moque. Ariane le prendra comme il est, contente ou pas. Avant d'ouvrir la porte, Mason s'arrête. Il entend les piliers de bar qui parlent fort, l'affluence est à son comble, c'est le coup de feu. Un soupir s'échappe d'entre les lèvres de l'homme, se retrouver ainsi, à cette heure, avec la foule n'a jamais été son fort, loup-garou ou pas, mais il doit faire un effort et puis, la chaleur des lieux le motive à y pénétrer plutôt qu'à rester dehors, dans le froid mordant. Ainsi, il pousse la porte et entre, balayant la salle de ses yeux perçants. Ceux-ci s'arrêtent sur la silhouette fine, gracieuse et élancée d'Ariane. Il avance, essayant de se frayer un chemin entre les clients jusqu'à son amie et s'assoit en ôtant sa veste, dévoilant sa chemise mouchetée grise dont il retrousse les manches. – Mason, salut. il acquiesce, ne répond pas immédiatement. – Bonjour marmonne-t-il en se rendant compte à quel point il n'aime pas fréquenter les pubs, encore plus quand ils sont complet comme à cet instant-ci. – Comment vas-tu ? T'as eu beaucoup de monde aujourd'hui ? l'intéressé ne répond pas immédiatement. Il décrypte le visage de son amie, essaie de comprendre ce qu'elle essaie de lui dire derrière ça, mais Mason préfère rester simple finalement et répond avec franchise, – Ca ira quand un potionniste bougera ses fesses pour trouver un remède... Non. Je m'enfonce dans les dettes, tout le monde évite ma librairie. Ca doit faire plaisir à Smethwyck. Il plisse les yeux en pensant à son principal concurrent qui doit se frotter les mains depuis qu'il a appris la nouvelle. La pensée des dettes, des fournisseurs qui ne sont pas payés assombris le tableau. Mason ne perd pas de temps pour lever la main et appeler un serveur. – Un whisky pur feu pour moi. Il se tourne vers son amie, attend sa commande pour lui offrir la consommation. Après tout, Mason n'est pas venu ici uniquement pour parler de la pluie et du beau temps ou mauvais dans le cas présent. Et il connaît suffisamment la femme devant lui pour savoir qu'elle est là pour une bonne raison, alors autant le faire autour d'un verre et de quelques banalités.
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MessageSujet: Re: (masiane), the dead leaves lay on the lawn.   Mer 3 Jan - 14:40


(masiane #1), I'm coming up only to hold you under and coming up only to show you're wrong, and to know you is hard; we wonder... to know you all wrong; we warn. really too late to call, so we wait for morning to wake you is all we got, to know me as hardly golden is to know me all wrong, they warn. band of horses, the funeral.

Allant à sa rencontre, Mason répond à son salut de son air mortellement bougon et Ariane sent que son front est sur le point de se plisser. En désespoir de cause, elle arque seulement un sourcil interrogateur et ne souffle mot, attendant patiemment que son comparse lui donne de ses nouvelles. L'amitié de Mason lui est chère – plus chère qu'elle ne veuille d'ailleurs bien le dire, et le voir ainsi, aussi détestablement renfrogné, lui donne envie de lui envoyer quelques claques pour le remettre sur pieds. Son comportement chez lui est source de sarcasmes chez Ariane qui, pourtant, tient à être constamment modérée. Mais modérer ses propres en présence de Mason – foutaises ! Ca ne l'aide en rien, ça n'fait au contraire que le conforter dans ses décisions qui sont pourtant diablement mauvaises. Et elle n'aime pas ça, Ariane, remonter les bretelles de son compagnon qui est de cinq ans son aîné. Elle s'donne des grands airs, se permet de donner des leçons mais n'en mène pas large lorsqu'il est question de sa propre vie. Alors, elle se pince les lèvres, évite de passer à l'attaque à peine Mason installé sur sa malheureuse chaise, et regrette presque aussitôt l'endroit qu'elle a choisi pour le rencontrer. Son appartement, ou celui du libraire, aurait été une meilleure option. Elle n'aime pas l'expression qui tire les traits pourtant attractifs de son interlocuteur, tant et si bien que son estomac se tord un peu sous une anxiété brutale et la prévision d'une nouvelle rixe. « Ca ira quand un potionniste bougera ses fesses pour trouver un remède... Non. Je m'enfonce dans les dettes, tout le monde évite ma librairie. Ca doit faire plaisir à Smethwyck. » Ariane plisse les paupières, penche légèrement sa tête sur le côté et essaie de sonder son vis-à-vis. Que voit-elle ? Que ressent-elle ? Et lui, qu'en est-il de lui ? Il est franc pourtant, il n'y a pas de message sous-jacent, même si elle s'acharne à en voir un.

« Un whisky pur feu pour moi. » demande Mason, après avoir interpellé un serveur. Ariane enchaîne : « Deux. » doigts levés à l'appui. Lorsque l'employé s'éclipse, la sorcière le suit du regard avant de reporter son attention sur son interlocuteur. « Les loup-garous existent depuis des lustres. S'il y avait un remède, on l'aurait trouvé depuis longtemps. » son ton est sec, plus cassant qu'à son habitude – pourtant, la vérité est là et il est inutile de tourner autour du pot plus longtemps. D'après elle, Mason se doit d'affronter ce qu'il est devenu ; sans chercher à contourner les faits, sans chercher à effacer une partie de lui-même. Elle ne peut constater que son malheur et elle est certaine que ce qu'il vit est affreux et le fatigue considérablement – mais il afflige sa famille des maux sous lesquels il se soumet au lieu de les bravement en leur nom. Il a fui femme et enfant, fui une vie qui aurait pu l'aider sur son chemin de croix. Selon Ariane, aux opinions très tranchantes, il a décidé de ne pas essayer, de ne pas se dresser contre la violence de son existence pour Diana. Pour son fils, surtout. Si la sorcière s'était initialement murée derrière un silence prudent et des conseils avisés, il n'est à présent plus question de prendre des pincettes pour exprimer clairement son ressenti – il ne s'agit peut-être pas de ses affaires, car elle n'est effectivement pas concernée dans cette affaire familiale, mais l'amitié qui les lie la pousse à parler plus qu'elle ne le devrait.

« Je compatis pour les dettes ; c'est étrange quand on y pense, la période des fêtes devrait être plus fructueuse pour les commerçants, alors qu'il n'en est rien en ce qui nous concerne. » une constatation amère sur laquelle elle ne veut pas s'étendre. Pas l'désir, pas les moyens, pas le courage. « Sinon, t'as eu l'occasion de parler à Diana ? Tu sais, ta femme ? » plus le temps passe, plus les mots frappent, ses lippes de vipère dardées d'une éloquence dont elle n'est pas réellement habituée. Les traits de son visage ne frémissent qu'à peine, même si un feu inédit et particulier commence à brûler en elle, à la dévorer. Elle ne souhaite pas être trop dure avec lui, il est l'un de ses plus proches amis, mais ses dents claquent et claquent encore. Le serveur revient avec leurs consommations et pose les deux verres sur la table. Ariane esquisse un sourire léger, et remercie le nouveau venu qui n'attend pas plus de deux secondes pour s'esquiver de nouveau. Lentement, Ariane saisit son verre entre ses phalanges avisées et elle porte le récipient à ses lèvres, le liquide ambré s'immisçant dans sa bouche et irradiant son corps de sa chaleur perverse.
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