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 the hope to your despair (d/m)

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MessageSujet: the hope to your despair (d/m)   Dim 31 Déc - 7:32


( stand by me )
Le croissant de lune dessine le paysage de Loutry St-Chaspoule. Minuit sonne, heure du crime, le glas se prépare et pourtant, ce n'est pas un assassin qui arpente les ruelles désertes du village semi-sorcier. C'est une terreur nocturne, un homme en détresse, un coeur meurtri et partiellement détruit, pour ne pas dire entièrement brisé, cassé, fêlé en plusieurs petits morceaux. Le pas rapide, le visage caché sous une capuche et un manteau épais gris pour se protéger du froid assassin, les pieds s'enfoncent dans la neige fraîche et craquent, brisant la discrétion du visiteur qui s'éloigne du centre-ville pour suivre un petit sentier de terre. Une colline apparaît et derrière un buisson, il se cache et observe la maisonnée endormie. C'est le numéro 71 qui est visible sur la boîte aux lettres, mais tout semble endormi, éteint. Pas une lumière, pas un bruit. Parfait. Mason se décide enfin à ôter sa capuche pour dévoiler le visage d'un homme fatigué et qui serait plus vieux que son âge. Une barbe de quelques jours, les cheveux bouclés attachés en catogan, il sort de sa cachette pour se rendre chez la maison qui hier encore, était sienne. Pourquoi avoir tout quitté ? Pourquoi avoir embrassé la lâcheté plutôt que d'enlacer la témérité ? Parce que c'est plus simple. Une vérité atroce qui enserre les entrailles de l'homme tandis qu'il saute par dessus le portail pour entrer dans sa propriété. Il a choisi son heure et son jour, il sait que ce soir, son épouse n'est pas là, ni son fils. Ils sont invités chez des amis et c'est tant mieux. Ca lui permet de ne pas les voir, de ne pas ressentir ce que l'on nomme regrets et de ne pas avoir à se justifier de venir ici en cachette. Mason sort sa baguette magique de sa poche, l'approche de la serrure et murmure à demi-mots, – Alohomora. Il y a un déclic et le verrou s'ouvre en même temps quand la porte. Mason entre et referme la porte derrière lui.
Son odeur. C'est la première chose qui frappe l'homme quand il se retrouve seul dans le corridor. Son odeur à elle. Il pose sa baguette sur une petite table à sa gauche et fait quelques pas le long du couloir. Rien n'a bougé, rien n'a changé, sauf lui. Lui, qui n'a plus sa place dans cette maison, dans cette famille pour laquelle il donnera sa vie malgré tout. Mason laisse tomber sa veste sur le dos d'une chaise quand il entre dans le vaste salon. Devant lui, les braises encore fumantes et chaudes s'endorment dans le creux de la cheminée, tandis que ses yeux s'habituent à l'obscurité pour y voir une étagère sur laquelle une photo de famille animée repose. Cette photo. Son esprit s'effondre, son coeur tangue et palpite. Ce n'est pourtant qu'un portrait, une photo prise un jour où ils ont été se balader dans la forêt alentours. Une simple banalité certes, un trésor inestimable sans l'ombre d'un doute. Que doit-il penser de son père ? les questions se multiplient et bientôt, Mason se gifle dans un désir de se ressaisir, de tenir bon car il est et reste persuadé que c'est la bonne solution. Se ressaisir, malgré la douleur et la difficulté, malgré son odeur, son parfum qui enivre ces lieux. Parce qu'un père n'est pas un loup-garou, parce qu'un mari n'est pas un loup-garou, parce qu'un loup-garou est une abomination dangereuse qui détruit tout. Il est ainsi préférable de se tenir loin d'ici, de faire ce pourquoi on est venu et de repartir aussi discrètement que l'on est venu, sans éveiller les soupçons, une ombre parmi les ombres. – Pardon. Il marmonne presque avant de détacher son regard de la photo pour grimper à l'étage.

Papa sera toujours là.
C'est la promesse qu'il a fait à son fils chaque fois qu'il finissait de lui raconter une histoire le soir, promesse brisée, père menteur et père absent. Sa main effleure les lettres qui forment le prénom de son fils Henry, collées sur sa porte de chambre, mais il ne l'ouvre pas, il continue son chemin jusqu'à la chambre de son épouse, hier encore, sienne. Il la laisse ouverte derrière lui, pose ses yeux sur chaque objet. Diana. Son coeur se serre, les regrets apparaissent, mais Mason les chasse d'un revers de la main, s'en tenant à la raison de sa venue ici, prendre les affaires restantes encore ici. Un moyen de s'effacer, d'effacer tout de lui ici, comme s'il n'avait jamais existé, préserver ainsi l'innocence d'un enfant et penser avant tout à la sécurité du foyer.
Alors il se précipite sur l'armoire. Le sorcier prend quelques chemises restantes, un pull, des pantalons avant d'entendre un craquement derrière lui. Cette marche, la sixième. Il sait qu'elle craque si on pose le pied dessus et il sait que ce n'est pas le chat de la maison qui est responsable de celui, puisqu'il dort sur le lit conjugal. Cherchant sa baguette avant de jurer entre ses dents parce que l'homme l'a laissé en bas, Mason saisit un canif qu'il garde toujours sur lui et reste dans l'ombre, sentant la présence d'un autre intru à l'étage. Son coeur s'enflamme, l'anxieté s'accroît et alors que le bruit des pas approche et se fait si oppressant, l'homme décide de rompre le silence. – Qui est là ?

Un fantôme du passé.
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MessageSujet: Re: the hope to your despair (d/m)   Lun 1 Jan - 8:01

La plume en acier glisse sur le parchemin, sans le moindre accro, sans le moindre bruit. Il glisse comme pourrait un archet pourrait danser avec les fils d'un violoncelle. Silencieux sont les mots qui se transmettent de ton esprit à ceux couchés sur le papier. Il en est ainsi et c'est un luxe qui se transmet de père en fille bien que ton grand-père te l'ait directement donné avant qu'il ne puisse rejoindre les poussières d'un ciel meilleur.   Ainsi voyais-tu les choses à l'époque, ainsi les conte tu à ton propre enfant également. Ton article prenait enfin sa forme et son arabesque de vérité ne manquait aucunement lorsque tu y met le point final. Tu soupires, non par lassitude mais par fatigue. Fatigue des cernes qui soulignent tes perles azuréennes, fatigue de ces regards qui t'observent. Le sourire est tendu. Il ne tromperait sans doute personne – ou presque. Adressons nous à Dieu plutôt qu'à ses propres saints, ironises-tu entre tes dents. Un adage français paraît il, mais ce dernier a encore des valeurs aujourd'hui. Aujourd'hui, alors que des œillades curieuses te scrutent en catimini. Elles oscillent entre crainte de ta plume et de ton silence. Loquace, tu l'étais mais jamais pour ne rien dire. Et là, tu n'avais rien à dire si ce n'est prendre congé du seul lieu qui parvient – encore – à te le faire oublier. Impossibilité vaine. Toujours assise sur ta chaise de bureau, tu recules vers l'arrière glissant sur le plancher de bois. Tu te redresses ensuite de ta petite hauteur, tes pas descendant les escaliers du second étage. Quitter l'écrin de l'écriture vers le retour d'une réalité où tu écumes les jours en ruminant et en cherchant des solutions à des urgences à tous ces problèmes. Tu es une mère avant toute chose, surtout  à cette heure précise où ton homme se brise.

Salutations passagères pour tes collègues encore en train de plancher sur la prochaine édition du matin, ton esprit s'agace de tant d'interrogations qui gravitent comme un anneau de saturne. Toujours en orbite, la situation s'effrite tout comme ta volonté gagne en témérité. L'artère principale du Chemin de Traverse est déserte, l'idéal d'un paysage silencieux où le manteau de neige recouvre les méandres d'une journée éreintante. L'esquisse d'un sourire qui se fane tout aussi rapidement comme s'il n'avait jamais existé. Tu secoues la tête pour chasser les embruns d'une nostalgie qui prendrait racine alors que cela ne te ressemble guère. A ton poignet gauche, le cadran de ta montre affiche qu'il est déjà minuit passé de quelques minutes. Tu avais encore du temps avant le prochain réveil d'Henry. Ce dernier se réveillait souvent ces derniers temps, parfois à raison de trois fois par nuit. Et ce depuis le départ prématuré de son père. Papa ne reviendra pas, je le sais. Il ne formulait plus de question mais uniquement des réponses auxquelles il était persuadé de croire. La brise glaciale de l'hiver qui vient fouetter ton visage, te sort de ta réflexion personnelle et tu transplanes en direction du domicile familial. Ce dernier est plongé dans l'obscurité dans laquelle tu l'avais laissée au petit matin avant d'emmener Henry chez Magnus. Un ami plus qu'un simple collègue de travail mais en lequel tu avais pleinement confiance, assez pour lui confier Henry. En approchant de la porte principale, tu notes que le verrou a été déclenché et non forcé. Une formule magique … Alohomora. Un sorcier sans nul doute. A pas feutrés, tu refermes la porte derrière toi. Les pas sont mesurés avec une infinie prudence et tu te figes lorsque ton regard se pose sur le morceau de bois posé sur le meuble de l'entrée. Ce n'est pas n'importe quel outil magique : bois cerisier, bien trop droite pour demeurer rigide et la finesse d'une longueur de trente-trois centimètres. Mason. L'espace d'une fraction de secondes tu t'imagines à le voir à la maison, mais l'enchantement n'est qu'un leurre auquel tu ne peux te permettre de t'adonner. Il peut très bien s'agir de ton mari comme cela peut être la personne à l'origine de son propre tourment. Un étranger qui aurait pris possession de la baguette de son propriétaire, tout cela n'était pas nouveau dans l'air du temps. Méfiante, les battements du cœur sont lourds et emplit d'une ténacité farouche qui ne se dessine uniquement que lorsque la colère est tienne. Tes doigts viennent chercher ta propre baguette dans la poche de ta veste d'hiver tandis que de l'autre tu ranges celle qui appartient à l'écrivain.

Le chapeau qui couvre tes boucles noires corbeau, dissimule avec efficacité tes iris où jaillissent les éclairs courroucés.  Tu montes les escaliers un a un, attentive et prudente mais peut être pas avec assez de vigilance lorsque ton pied droit s'appuie non force sur la sixième marche. La traitresse, elle couine encore de l'ancienneté de la baraque. Il faut vraiment que tu songes à la réparer ! Un soupire d'agacement sans la moindre classe, tu n'as plus réellement de faire dans la dentelle. L'adrénaline s'anime a l'instar d'un feu ardent et tu presses ton ascension à l'étage. A droite. La chambre du petit est close au contraire de ta chambre dont la porte était resté entre-ouverte. Tu t'avances doucement, la détermination faisant écho à la fermeté de ton regard masqué, de tes pas qui sonnent comme ancrés dans le sol. Aux abords de l'encadrement de la porte, la pièce est plongée dans les ténèbres et n'a pour seule source de lumières que  les auréoles des étoiles qui se frayent un passage au travers des voilages des rideaux blancs. D'abord une silhouette dont les traits te sont coutumiers. – Qui est là ? Puis une voix berçant des instants antérieurs communs mais bien trop rauque pour n'être qu'un rêve abimé. Un rire narquois agaçant l'ire s'élève entre tes lèvres avant que tu prononces avec un calme plat mais ferme. – Everte Statim ! L'intrus est propulsé en arrière révélant ainsi son véritable visage que tu ne croises que lorsque tu relèves la tête. La clarté de la mer dans ton regard laisse place à l'étonnement le plus complet et le silence s'installe entre vous, deux êtres qu'ont jamais eux de secrets l'un pour l'autre. Seulement, l'autre à pris ses distances comme un voleur. Il se damne a mener une vie de condamné, repoussant ceux qui pourraient l'aider … Le canif qu'il avait à la main a ricoché un peu plus loin, tu t'en empares non sans laisser un ricanement franchir ta bouche. Etait-ce nerveux ? Sans doute. – Depuis quand as-tu besoin d'entrer comme un vagabond ?! Ton timbre de voix semble dénuée d'émotions mais les ressentis intérieurs grondent, elles feulent comme le ferait un félin en pleine chasse. Tu ne peux pas encore dire son prénom à haute voix, cela te heurte profondément car cela fait des semaines que tu ne l'as pas dit. C'est seulement ton père, papa … et même Henry se prête au silence à son sujet. – Tu pars, puis tu disparais. C'est cela que tu comptes laisser à Henry ? Tu dois te battre pour lui, Diana. Lutter encore et encore pour ce qui est l'essentiel de votre vie, ce qui vous fait tenir.

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MessageSujet: Re: the hope to your despair (d/m)   Ven 5 Jan - 10:50



Trop tard.
C'est l'unique pensée qui vient à l'esprit du sorcier quand l'intrus pénètre dans la pièce. Il n'a rien, rien pour se défendre hormis un misérable canif qui serait tout juste bon à peler des pommes de terre. Mason n'a pas le temps de réagir, de crier, de se cacher, qu'un faisceau de lumière traverse la chambre et le percute de plein fouet. Une voix résonne, une voix qui gronde comme le tonnerre et menace comme l'éclair. – Everte Statim ! mais Mason n'entend pas, ou partiellement. Son corps est projeté, son dos heurte violemment le mur et son souffle est coupé. Par Merlin ! Il tombe au sol lourdement, laisse échapper une injure, quelque chose qui ressemble à shit ou bullshit sans que l'on sache trop ce que c'est précisément et par mégarde, il lâche son canif. Celui-ci termine dans la main de son agresseur. Pauvre idiot. Il s'insulte lui-même intérieurement tandis qu'il se tient les côtes. La douleur le tenaille et pour une fois, il regrette de ne pas être sous sa forme de loup-garou. Ce maléfice aurait été une égratignure si ça avait été le cas, mais pas là. Non, car Mason est fatigué, épuisé, lessivé et sans doute en manque de sommeil. Le tout donne de lui l'image d'une misérable carcasse qui tient à peine sur ses jambes.
Il reste ainsi au sol, à essayer de reprendre un souffle qui ne vient pas, à soupirer tandis que son agresseur révèle son identité, un morceau de son âme. – Depuis quand as-tu besoin d'entrer comme un vagabond ?! le ton se veut plein de reproches. C'est la colère d'une épouse qui parle et bientôt, celle d'une mère abandonnée, seule avec un enfant qui a perdu une part de son innocence si éphémère. Diana. Mason peste intérieurement, elle n'était pas censée être là. Le voici qui se redresse laborieusement et finit par s'adosser contre le mur derrière lui. Ses yeux se posent sur ceux de Diana, il l'observe autant que possible car la lumière est faible, mais de ce qu'il en voit, il ne peut s'empêcher de se dire qu'elle est belle et que la colère la rend encore plus belle. Cependant, il le sait, elle n'a pas envie de rire, lui non plus et quand il parvient enfin à respirer, il esquive la discussion, comme à son habitude. – La maison était censée être vide... Il sait que ce n'est pas la réponse attendue et que ça va l'énerver comme plus, mais qu'importe. L'homme trouve la force de faire quelques pas et reprend le canif des mains de son épouse, non sans laisser échapper involontairement une petite moquerie. – Donne moi ça, tu risques de te couper, ce n'est pas un jouet. La provocation est une arme redoutable, mais elle est aussi à double tranchant et ça, Mason le sait bien. Trop bien.

Ne parle pas de lui.
Trop tard, encore une fois. Sitôt qu'il ramasse les affaires, la raison de sa venue, que Diana ne peut pas s'en empêcher. Henry. Elle parle de lui, de leur fils et les reproches montent, en même temps que la colère et le déni, que la culpabilité et la rancune. La nature humaine est moche, encore plus chez des parents que sont la guerre, luttant constamment l'un contre l'autre pour savoir qui a raison, qui aura le dernier mot. – Tu pars, puis tu disparais. C'est cela que tu comptes laisser à Henry ? Mason ne répond pas, comme à son habitude. Il dévisage longuement Diana avant de fermer son sac une fois prêt. Il faut bien attendre que plusieurs minutes s'écoulent pour obtenir une réponse de sa part. – C'est mesquin, petit et indigne de toi, ce que tu dis. Et il décide de sortir de la pièce, non sans la bouscule volontairement d'un coup d'épaule, oeil pour oeil, dent pour dent. Mason traverse le corridor et descend les marches, agacé, énervé contre sa femme, contre le monde entier, mais avant tout, contre lui-même. Il cherche sa baguette, mais elle n'est plus là où il l'avait laissé. Un soupir s'échappe de ses lèvres, exaspéré et effrayé à l'idée de lui faire face de nouveau. – Rends la moi. Il n'a pas envie de jouer, pas envie de titiller. Il dévisage Diana quand elle le rejoint et tend la main pour obtenir son dû. – Je n'ai pas l'intention de discuter. Je ne suis pas venu pour ça, Diana. Il marque une pause, se montrant extraordinairement plus bavard que d'ordinaire, après tout, c'est elle qui a commencé, non ? – Je suis parti pour vous protéger. Seulement, tu as du mal à comprendre cela. Ca ne me fait pas plaisir d'être seul dans cette librairie miteuse ! Mais je ne peux pas être ici. Je ne veux pas risquer de te faire mal, à toi et encore moins à notre fils.
J'ai trop lu de premières pages des journaux parlant de familles massacrées par un proche loup-garou pour que ça soit le cas dans ma famille. Il est préférable que je m'éloigne, c'est dur, autant pour toi, pour moi que pour lui, mais c'est préférable.
Il se répète, encore et toujours le même dialogue, le même discours, mais c'est surtout par honte et par peur qu'il devient lâche et prend la fuite. Une réalité que le sorcier refuse d'admettre, mais qui le tracasse intérieurement.
Enfin, la main toujours tendue, il attend, impatient. – Ma baguette, Diana.
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MessageSujet: Re: the hope to your despair (d/m)   Dim 7 Jan - 10:43


Sans but l'homme se meurt.
Ce n'est qu'un dire qui se parfait d'image pour l'accompagner dans sa démonstration. Le discours mêlé à la schématique pour l'unique esquisse d'une réalité qui s'est vérifiée et qui se vérifie encore lorsque tu poses les yeux sur la silhouette qui te fait face. Avachi sur le sol, le corps d'une moitié d'âme te scrute. Observatrice, songeuse mais lâche. Cet attrait n'a jamais fait partie de sa personnalité, tu ne l'as jamais vue la mettre en avant, pas une seule fois. Sa rage était telle qu'il aurait déplacer des montagnes, décroché la lune pour un lien qu'il cherche à détruire. L'expression de tes prunelles demeurent les mêmes, sans aucun prétexte à devoir le modifier. Maitresse des expressions faciales, une habitude coutumière pour manipuler les apparences, faire tourner le monde en bourrique. Cependant, c'est surtout une attitude avec laquelle tu joues depuis que tu as commencé à écrire, depuis que tu as commencé à aller de l'avant. – La maison était censée être vide... Evidement, il contourne le sujet sachant avec certitude que cela risque de t'agacer plus que toute autre chose. Il se déteste déjà, le coup de grâce serait aussi que tu le détestes Diana. Le haïr est si simple. Il vous a abandonné toi et le petit bonhomme. La conscience est malicieuse de mauvaises intentions, le tout pour éveiller la rancune : le point de départ de la haine et de la vengeance. Elle tente d'allumer la flamme de cette colère qui te taraude pour qu'elle devienne un éclair. Un éclair qui ne saurait te faire revenir en arrière. L'époux te pousse vers un chemin qui lui donnerait raison. – Elle l'aurait été ce soir. Seulement tu dois encore te souvenir qu'il ne dort jamais sans sa peluche. Encore moins maintenant. Dis-tu tout en secouant la tête d'un geste nonchalant alors qu'un rictus amer s'échappe de ta bouche. Une intonation accusatrice cavalière d'un ire qui frétille. Il se redresse tant bien que mal, se détachant des faiblesses d'une enveloppe corporelle. – Donne moi ça, tu risques de te couper, ce n'est pas un jouet. Comportement provocateur, il marque un point sur la réaction spontanée qui se dégage de ton regard mais tu restes stoïque. Il est inutile et vain de voyager sur cette route avec lui.

Très bien. Je vais te rappeler l'essentiel.

S'il n'existait qu'une manière de faire renaitre la lueur solaire dans son cœur, alors tu l'utiliserais. Une plaie ouverte qui ne pourrait jamais se refermer aussi aisément. La culpabilité est une vile traitresse, elle se sert de l'instant présent pour mieux vous poignardez plus tard. Tu t'en voulais de jouer cette carte de mesquinerie mais avais-tu réellement le choix ? Tenter de sauver l'être à qui tu avais accorder ta confiance pour ne dire ton existence tout simplement. Si les sentiments que vous vous portiez n'étaient plus aussi forts, pas aussi suffisant alors peut être qu'en la personne d'Henry il trouverait la volonté de s'en sortir. Pour lui, uniquement pour lui. Une pensée sincère dont le feu de l'espérance regagne en dorure rougeoyantes. D'où ta dernière interrogation qui reste en suspend alors qu'il ferme – sans ménagement – son sac, qu'il te toise avec une rage silencieuse et colérique à la fois. Ne cherche pas, l'anglais. Ne cherche pas. Je te donnerais pas ce que tu veux. – C'est mesquin, petit et indigne de toi, ce que tu dis. Une réponse véridique, peut être mais à laquelle tu n'accordes aucun crédit. Tu pourrais rétorquer, les paroles ne manquaient jamais venant de toi mais le but n'était là, du moins pas en cette heure. Prenant son bagage à la main, il quitte l'étage empruntant  à son tour les escaliers. Tu te contentes de le suivre sans le quitter de ce regard azuréen qui s'affiche comme une signature. Effectivement, c'est ce même visage que tu dépeins aux personnes que tu interviews et dont l'hypocrisie s'écoule comme un vin blanc que l'on déguste. Seulement, cela n'a aucun goût. Une certaine lassitude s'installe dans l'attitude de ton corps, de tes traits c'est léger mais il suffit de te connaître un temps soit peu pour s'en rendre compte. Mason est arrivé dans la petite entrée principale tandis que tu te trouves sur la deuxième marche des escaliers. L'épaule légèrement adossée contre le mur, les bras croisés, tu obverses attentivement, silencieusement l'homme d'hier devenir l'ombre d'aujourd'hui. Et demain Mason, qui seras-tu ? – Rends la moi. Il s'avance vers toi, tends la main ordonant que tu lui remettes sa compagne – encore – fidèle de toujours. – Je n'ai pas l'intention de discuter. Je ne suis pas venu pour ça, Diana. Tu hausses un sourcil, les traits narquois prenant la finesse d'un crayon de papier.  – Je suis parti pour vous protéger. Seulement, tu as du mal à comprendre cela. Ca ne me fait pas plaisir d'être seul dans cette librairie miteuse ! Mais je ne peux pas être ici. Je ne veux pas risquer de te faire mal, à toi et encore moins à notre fils. J'ai trop lu de premières pages des journaux parlant de familles massacrées par un proche loup-garou pour que ça soit le cas dans ma famille. Il est préférable que je m'éloigne, c'est dur, autant pour toi, pour moi que pour lui, mais c'est préférable.


Le ricanement se faufile, comme les effluves d'une cigarette avant de s'évaporer. Les dires sont redondants tant dans sa bouche que dans celle de votre entourage. Tes poings se serrent, dissimulées par le fait que tes bras sont croisés contre ta poitrine.  – Vous. Notre. Cela n'existe plus depuis que tu as pris la porte par manque de volonté. Tu prends soin de détacher chaque mot avec un calme olympien, ce même esprit pondéré qui apparaît lorsque la glace s'apparente à ta conduite pour devenir distante. On te disait acerbe dans la fluidité de ton écriture, seul le sorcier avait eu le loisir de connaître la douceur des mots au loin de la détermination juste.  – Tu n'aurais pas du prendre une décision que tu n'étais pas sur de conduire. Préférable pour qui ? Uniquement pour toi-même. Crois-moi, ce que tu as envisagé est loin d'être bon pour lui, tu lui enlèves ce en quoi il a toujours cru. Depuis quand fais-tu des pages des news ta généralité, hm ? Il savait très bien que tu comprenais ses motivations de fuite, que tu saisissais la portée de son mal être à défaut de pouvoir engager et endurer les souffrances à sa place. Le rôle de victime était légitime, seulement ce dernier rôle avait pris des droits sur son identité qu'il devait contrôler au risque de tout perdre. – Ma baguette, Diana. Bien. Il s'entête, n'aspire qu'à prendre le large pour occulter la réalité. Une fois cela fait, sa solitude fera naitre la peur du vide. Ce même vide où les ressentis de culpabilité et d'erreur prennent racines. Tu l'avais vécu à l'âge de dix années lorsque ton jumeau avait glissée vers le chemin de la blancheur brumeuse du ciel. Cela suffit ! Un énième rire mais – celui ci – loin d'être ironique signe le registre de la rancune invaincue. Tu te redresses tout en descendant les deux marches, réduisant la distance qui vous éloigne l'un de l'autre. Tu le toises avec une attention perçante, où la sincérité a une grande part. Le souffle de jeune écrivain est le seul son qui vient embrumer tes oreilles pour masquer les battements du cœur. Ta main droite s'emploie avec à faire glisser de ton annulaire gauche la bague de l'engagement d'y il y a quelques années. Et, oui. Ce n'est pas sa baguette magique que tu lui remets dans sa main, mais ton alliance. Tu n'as pas quitter son regard, cela tu peux le faire au détriment de son prénom qui n'a pas franchi tes lèvres depuis qu'il est parti. – Ainsi, ce termine la moralité du loup qui favorise son statut de solitaire. Les loups ne protège-il pas leur meute ? Tu sembles avoir fait ton choix, Goyle, celui de la facilité. Les créatures magiques ont des sentiments, elles ont instinct animal et humain à la fois. C'est comme le voir en chacun de nous, Henry. Tu ne l'oublieras pas mon bonhomme ? Des bribes de souvenirs qui reviennent  dans ta mémoire alors que le père racontait une histoire à son fils. – Rappel-toi donc les propres mots que tu lui as dis et alors peut être que son imaginaiton et sa foi en toi n'aura pas totalement disparu … Ou alors … c'est que tu es un lâche, un égoiste.
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