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 GROUNDLESS

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MessageSujet: GROUNDLESS   Sam 6 Jan - 16:28

Thomas Junior Taverner
« When anything is blocking my head or there's worry in my life, I just go sit on Mars or something and look back here at Earth. All you can see is this tiny speck. You don't see the fear. You don't see the pain. You don't see thought. It's just one solid speck. Then nothing really matters. It just doesn't.
nom › Taverner, de celui qui tient les tavernes, ou les hante, ou les vide jusqu’à la dernière goutte. prénom › Thomas Junior, alias Tommy. âge › 29 ans. date et lieu de naissance › le 15 août 1959 à Liverpool. profession › la nuit, il fait partie de la Régie Autonome des Transports par Cheminées, un métier qu’on lui a recommandé parce qu’il ne s’y passe strictement RIEN et qu’il peut dormir la moitié du temps tout en étant payé juste ce qu’il faut pour assurer ses dépenses au quotidien. Au quotidien, justement, parlons-en, il aide diverses organisations à faire entendre leurs voix, la plus récente étant Sauvons les Veracrasses de Demain, une association de végétariens souhaitant éradiquer la consommation de sangliers dans les assiettes tout en réclamant le retrait des Veracrasses comme ingrédient utilisable en potions. Autre combat récent : sa participation à la manifestation contre le projet de chaîne télévision sorcière « BWBC » et ses ondes magiques néfastes : lui et une dizaine de clampins ont réaffirmé leur soutien inconditionnel au hibou de voyage et parchemin journalistique, nettement plus écologiques. situation amoureuse › célibataire heureux, après des fiançailles écrasées dans l’œuf. orientation sexuelle › hétéro. situation financière › modeste, selon lui. Proche du désespoir, selon Gringotts. groupe › Avada Kedavra. avatar › Shia Labeouf. crédit › rusty nail.
« Poissard de base, idéaliste indécrottable, roublard occasionnel et charmeur en papier mâché », il est : orgueilleux, ingénieux, extraverti, intègre, déterminé et aimablement insolent.
statut du sang › mêlé, ses parents viennent tous les deux de familles sorcières où les moldus se sont régulièrement invités dans l’arbre généalogique. ancienne école/maison › Poufsouffle, Poudlard. Parce qu’il était un peu dodu, on le prenait pour la réincarnation du Moine Gras, ce qu’il a toujours accueilli avec un grand sourire… et le majeur bien visible. Il était un élève intéressé mais mis en difficulté par une dyslexie assez importante, ce qui lui a valu de redoubler sa troisième année et de passer de justesse les examens suivants (avec parfois quelques sessions de rattrapage). Egalement à noter, une lenteur sur le parchemin si affligeante qu’elle en est devenue comique et ancrée dans les mœurs (« à une vitesse tavernique », « depêche-toi un peu, ce n’est pas en faisant le Tommy que tu arriveras à l’heure », etc).  baguette › 28 centimètres, bois de saule et ongle de centaure, relativement souple, elle appartenait à un oncle Taverner féru d’Astronomie et obsédé par les mystères des larves d’aquavirius. A son décès (une rencontre malchanceuse avec un dragon dans les Carélides), sa baguette ainsi qu’une jambe et trois doigts furent rapatriés en Angleterre avec toutes les excuses du gouvernement finlandais et on conserva la baguette au-dessus de la cheminée de Grandma en cas de besoin. Du moins, jusqu’à ce qu’un mioche décide de la voler pour compléter son déguisement de super-sorcier et finisse par l’adopter… "Qui doit voyager loin ira plus vite avec le saule". patronus › un très charmant putois. Au-delà de la première réaction (« peuh ! »), c’est un symbole de sérénité, de confiance en soi et de charisme, bref, des valeurs sûres. épouvantard › Azkaban ; une cellule, des barreaux, lui et sa folie enfermés en tête-à-tête. amortencia › un parfum d’orange, de sapin et de feu de bois agrémenté d’une touche d’« aventure » (comprenez ici : une odeur âcre de troll) signe(s) distinctif(s) ›Tommy est un SDF volontaire. Ce n’est pas une blague. Puisqu’il dort n’importe où et chez n’importe qui, c’est un parasite sympa pour certains, un emmerdeur pour d’autres, tout est relatif mais notez qu’il vous préparera toujours un petit-déjeuner digne des elfes de maison de Poudlard et ça, ça n’a pas de prix. Il possède seulement un vieux sac baluchon qu’il traîne partout avec lui contenant sa « maison transportable » (le Ministère met à disposition des tentes toutes équipées pour les rares sorciers sans domicile qui remplissent les 637 critères indispensables à la condition de « sans abri couvert par la Sécurité Magique » ainsi qu’une cellule de soutien psycho-socio-éco-juridique qui est, comme tout ce que le Ministère de la Magie entreprend, une blague. Exemple fourni ci-dessous).

TOMMY : Comment ça, “je vis comme un moldu ?”
MRS MULDOON : Vous faites littéralement pousser des carottes…
TOMMY : Il y a des panais, des courges et des citrouilles aussi, les jus se vendent très bien.
(Mrs Muldoon ferme les yeux quelques secondes comme pour tenter de se raccrocher à tout prix à sa paix intérieure.)
TOMMY : J’élève des boullus aussi, vous avez oublié de le noter sur votre parchemin.
(Mrs Muldoon enlève patiemment ses lunettes et se met à les nettoyer avec un chiffon imbibé de Nettoie-Tout magique de la Mère Grattesec. Sa voix est grave, lente et lasse.)
MRS MULDOON : Mr Taverner… puisque vous en avez les moyens, louez un appartement ou une chambre ou même des cabinets de toilettes si ça vous fait plaisir. Nous devons avoir une adresse à votre nom pour le permis de vente de vos plantes. Sans cela vous êtes dans l’illégalité, Mr Taverner.
TOMMY : Mais si mes jus se vendent en dehors des marchés du Chemin de Traverse… pourquoi est-ce que j’aurais besoin d’un permis ?
MRS MULDOON : La clause 36a du Code Magique du Commerce stipule que tout ce qui est mis à la vente doit être vérifié par le Ministère au préalable, sans quoi nous ne pouvons assurer la sécurité des personnes les achetant.
TOMMY : Vous doutez que mes carottes soient… consommables ?
MRS MULDOON : Simple mesure de sécurité Mr Taverner.
(Les lunettes de Mrs Muldoon sont de retour et son ton est d’une lassitude sans nom.)
MRS MULDOON : Sans adresse fixe, Mr Taverner, vous devrez remettre l’intégralité de votre production, y compris les graines non plantées et les accessoires type Poussvit’ des Champs, au Ministère dans les plus brefs délais.
TOMMY : Non.
MRS MULDOON : Je vous demande pardon ?
TOMMY : Je suis flatté par votre proposition mais je refuse.
MRS MULDOON : Mr Taverner, un employé du Ministère viendra dès demain matin récupérer l’intégralité de votre production si vous ne coopérez pas. Est-ce que vous comprenez ?
TOMMY : Oui M’dame.
(C’est ça. Essaye toujours.)
MRS MULDOON : Bien, ce point réglé… passons au suivant : où en êtes-vous dans vos recherches de logement ?
TOMMY : Je vous l’ai déjà dit et répété, je – ne – cherche – pas.
MRS MULDOON : Je suis dans l’obligation de vous demander : pourquoi ?
TOMMY : La rue est plus conviviale. Et puis j’ai une tente. Vous ne pensez pas que l’homme devrait retourner à la nature, sa seule et unique mère ?
MRS MULDOON : Le ministère a besoin de savoir où vous trouver en cas de besoin.
TOMMY : « En cas de besoin »…? Les hiboux savent me trouver en cas de besoin.
(Nouveau soupir de Mrs Muldoon)
MRS MULDOON : Si vous voulez garder votre tente, j’ai besoin de vous entendre dire que ceci est une situation provisoire.
TOMMY : Oui, oui, bien sûr, situation provisoire… Autre chose ?
(Mrs Muldoon coche une case sur son parchemin, elle est bientôt arrivée à la fin.)
MRS MULDOON : Avez-vous besoin de soins médicaux Mr Taverner ?
TOMMY : Non, merci.
MRS MULDOON : Avez-vous suivi la thérapie de groupe à Ste Mangouste recommandée lors de votre dernier entretien ?
TOMMY : Non, merci.
(Mrs Muldoon coche six cases les unes derrière les autres, soupire à nouveau, puis le regarde bien en face).
MRS MULDOON : Je ne peux que vous recommander cette thérapie une nouvelle fois Mr Taverner. Il est regrettable que votre fiancée ait disparu aussi jeune mais ce groupe de soutien a justement pour but de vous réapprendre à vivre après un décès.
TOMMY : … Pardon ?
MRS MULDOON : Je ne peux que vous recommander cette thérapie une nouvelle fois Mr Taverner. Il est regrettable que votre fiancée ait disparu aussi jeune mais…
TOMMY : Non, non, je vous ai compris la première fois, mais attendez, il est écrit sur votre parchemin  que Cecily est morte ?!
MRS MULDOON : Euh… oui.
(Tommy éclate de rire et Mrs Muldoon ne sait pas comment réagir.)
TOMMY : Elle m’a quitté, Mrs Muldoone !
MRS MULDOON : C’est écrit ici qu’elle est décédée.
TOMMY : Ah oui, et quand ?
MRS MULDOON : Novembre 1981. Il n’y a pas de jour, ah, c’est étrange…
TOMMY : Doux Merlin…
MRS MULDOON : Je… euh… je vais devoir me renseigner à ce sujet. Vous êtes sûr qu’elle n’est pas décédée ?
TOMMY : Aussi sûr que je l’ai croisée la semaine dernière sur le Chemin de Traverse avec deux gamins dans les bras.
MRS MULDOON : Ah. Regrettable, ceci est regrettable… Vous… euh, souhaitez-vous parler plus longuement de votre situation ?
TOMMY : Non, pas le temps, l’Amicale des Métamorphomages m’attend déjà.
(Alors que Tommy se lève, Mrs Muldoon réajuste ses lunettes et paraît loucher tant elle est confuse.)
TOMMY : On se voit l’année prochaine Mrs Muldoon !


***

“But don’t you feel like you’re invading people’s homes?”


« Je ne sais pas par où commencer. » Un constat laid, banal et inapproprié par-dessus le marché. Quand on décide de partir, on prévoit au moins de commencer la rupture parce quelque chose de significatif, un détail oublié qui marquait déjà le début de la fin, une crise de nerfs écrasée dans l’œuf et qui n’aurait pas dû l’être, bref, il faut un quelque chose et un quelque part. Sans quoi l’ignorance se transforme en colère et c’est le début de la guerre. Ne pas savoir par où commencer serait comme arriver sans texte à une répétition de théâtre et espérer que le souffleur fasse tout le boulot à votre place. Inadmissible.
Si Tommy avait dû imaginer cette conversation avant même qu’elle ne se produise, il se serait vu assis à la table de leur cuisinette, lui du côté des fourneaux pendant qu’elle se trouverait en face – non, pas en face, à côté, qu’il n’y ait qu’un coin de table qui les sépare – la lumière basse creusant leurs visages, elle avec quelques larmes, lui abasourdi et concentré sur la corbeille d’oranges. Au lieu de quoi ils sont encore dans l’entrée, elle occupée à se débattre avec son écharpe qui fait trois fois sa taille et lui en train d’enlever ses bottes pleines de flotte. Ils reviennent du Chemin de Traverse, c’est le premier mois qu’ils vont passer ensemble sans crainte, la lignée moldue de Cecily n’est plus un souci, toute la Grande-Bretagne hurle de joie et conçoit des bambins à tout va et c’est le moment précis qu’elle va choisir pour déclencher l’apocalypse ? Mais… pourquoi ?

« Parce qu’on s’est précipités, Tommy. La guerre nous fait parfois prendre des décisions un peu… idiotes, non ? » Il étouffe un rire sans joie, halluciné. « Te demander en mariage, c’était idiot ? » « Tu comprends ce que je veux dire… Je… Je ne sais pas quoi te dire, je suis désolée. Je crois qu’on devrait s’arrêter là. » Des. Décisions. Un peu. Idiotes. Il n’y a pas de seau d’eau glacé qui lui tombe sur la tête, ce n’est pas comme la première fois où il avait cru à un Boullu d’Avril mal tombé, au mois de Juin. La colère est en train de prendre les chemins habituels, à une différence près : elle s’est déjà résignée. C’est une colère automatique, pour la forme, juste parce que son ego est touché en plein cœur. Il sait que c’est la fin, et comme tous les kamikazes qui voient leur heure arriver, il a l’intention de tout réduire en flammes avant de s’autodétruire. « C’est la troisième fois que tu me dis ça. La troisième fois. Qu’est-ce qui va pas cette fois, hein ? » Cecily avait baissé les yeux mais à la dernière phrase, elle relève la tête. « J’ai envie d’être libre. » Elle se paye ma tête. Ce n’est pas possible autrement. Elle se fout de ma gueule. « Mais tu ES libre ! Tout le pays est libre ! La guerre est finie ! Et la première décision que tu vas prendre en temps de paix, ce sera de me foutre dehors ? Arrête de me prendre pour un troll, ça fait déjà longtemps que tu as pris ta décision, hein ? » Cecily ne répond pas alors il enchaîne, avec l’impression de cracher du venin. Cinq, quatre, trois, la bombe est lancée. « Je vais te dire ce qu’il se passe. Tu voulais un protecteur, pas un mari. La guerre t’a bien servie au final, hein ? Et maintenant qu’elle est finie, tu te demandes ce que tu vas faire de ce mec assez con pour avoir osé te demander ta main, que tu quittes tous les mois parce que tu penses trouver mieux ailleurs, et finalement non, et finalement si, et ‘oh si j’acceptais de l’épouser à défaut de pouvoir trouver mon prince charmant un jour ?’ C’est toi qui l’as pris, la décision idiote. Moi je savais ce que je voulais. » « Tommy, arrête. » Deux, un. « Tu as raison, comme toujours. On va s’arrêter là. »

C’est la première nuit que Tommy a passé dehors. Après avoir marché pendant des kilomètres, fait demi-tour et transplané plusieurs fois, il a atterri dans un de ces jardinets moldus en bordure de ville, transformé un lit de laitues en couchette moelleuse, lancé quelques sortilèges pour se rendre invisible et s’est laissé bercer par le ronronnement des voitures jusqu’au petit matin.


***

“Equality, loyality, and easy kitchen access.”


Tommy n’était pas idiot. Mettez-vous bien ça en tête. Il n’avait pas le QI d’une moule contrairement à certains de ses camarades pourtant élevés dans les berceaux protéiformes les plus luxueux mais s’il échouait aux évaluations en classe, c’était seulement parce que les épreuves écrites l’usaient bien plus qu’elles n’auraient dû. Son attention sautillait de questions en questions, de sujets en sujets, d’objets en insectes et en fantôme qui passait par là avec autant de légèreté qu’un crapaud qui bondit de nénuphar en nénuphar. Il se dispersait, rêvassait, se perdait dans ses propres parchemins et dans les couloirs du château et perdait en même temps toute notion du temps, n’arrivait jamais à l’heure. Combien de fois l’entraînement de Quidditch avait été retardé de trente minutes ou bien d’une heure parce que Tommy « avait oublié » ? Les jours de matchs, ils avaient mis au point une tactique infaillible consistant à le flanquer des deux batteurs de l’équipe pendant tout le temps qui s’écoulait entre le réveil et le coup d’envoi. Ils auraient tout aussi bien fait de le virer de l’équipe mais Tommy se perfectionnait avec le temps, il adorait voltiger dans les airs alors même qu’il manquait de glisser de son balai et de s’écraser au sol cinq fois sur sept, et puis, fait non négligeable, personne d’autre ne semblait vouloir de ce poste. Le choix était vite vu : quitte à avoir un gardien qui laissait passer tous les souaffles, autant que ce ne soit pas un gardien fantôme… Tommy laissait les sarcasmes que ne manquait pas d’engendrer une situation pareille passer au-dessus de sa tête, s’amusait souvent à les renvoyer du tac au tac, parfois même aidé de sa baguette, payait de ses stupidités puis retournait plonger son nez dans ses bouquins. Les mots dansaient devant ses yeux et sur ses parchemins qui étaient d’emblée à moitié illisibles ; des répétitions, substitutions, omissions, additions, transpositions et inversions de lettres, chiffres et mots se couraient les uns après les autres pendant que dans sa tête régnait un bordel monstre. Les examens étaient une galère et une source de stress qui faisaient régulièrement déborder le chaudron : la montagne d’informations qu’il devait avaler et que ses camarades semblaient gober la bouche grande ouverte sans rien faire pendant que lui devait fournir cinq fois plus d’efforts, de temps et d’heures pour atteindre des résultats qui s’en approchaient, le laissait sur le carreau à chaque fois, misérable et joyeusement résigné. Jusqu’à ses BUSEs, il gardait encore l’espoir de faire une brillante carrière d’auror mais ses notes l’avaient vite fait déchanter. En fait, s’il arrivait à rentrer au Ministère pour nettoyer la fontaine du hall, il s’estimerait heureux. Et s’il pouvait passer ses diplômes à l’oral, ah, ce serait une autre histoire… C’est pourquoi réviser en compagnie de Tommy, c’était accepter un flot continu de paroles, de discours et d’interrogations sans queue ni tête, c’était accepter que les points jugés essentiels par les professeurs n’étaient pas forcément les points jugés essentiels par Tommy, et ce pour votre plus grand, hum, échec ? Pour compenser ses performances minables sur le papier, il participait à tous les autres clubs possibles où il faisait souvent plus figuration qu’autre chose, à bavarder à droite à gauche et à faire le pitre en lançant des miettes de madeleine sur des Serdaigles trop sérieux. Trop lent pour les duels malgré toute sa bonne volonté, pas assez concentré pour garder son attention sur un pauvre jeu de bavboules jusqu’à la fin, profitant du club des érudits pour recevoir quelques heures de tutorat et prêtant son modeste sens du tempo au club de musique où il ne faisait qu’accompagner à l’harmonica.

***

“What would Dumbledore do?”


C’est la question que je me pose depuis que je me suis réveillé, et la répéter en boucle pour éviter de penser à ce gouffre qu’est le futur ne me prouve qu’une seule chose : ressasser ne fait rien avancer. J’aimerais vous dire que le premier jour post-Cecily est terrible, qu’elle me manque, que je ne sais plus dormir seul, que les souvenirs de ces quatre années passées ensemble tournent à l’infini dans mon cerveau et me rendent dingue, mais ce n’est pas le cas. Au réveil, sur mon matelas de laitues et sous la lumière dorée de l’aube, je me rends surtout compte que je n’avais jamais vu Londres sous cet angle là et que tout le monde, au moins une fois dans sa vie, devrait tout lâcher et venir dormir sous les étoiles. Manger une carotte pour le petit déjeuner. Renifler du basilic encore recouvert de rosée. Ça, Dumbledore comprendrait. C’était notre grand jeu, avec ma sœur au temps de Poudlard, quand la situation était délicate et nécessitait qu’on en étudie tous les coins avant de se prononcer (c’était mon idée, bien sûr, elle était plutôt du genre à foncer dans le tas et improviser ensuite avec les conséquences… merci Gryffondor pour ton influence brute-de-décoffrage…) : que ferait Dumbledore s’il était notre place ? Est-ce que Dumbledore comprendrait ? Est-ce que Dumbledore approuverait ? Est-ce que Dumbledore ne pencherait pas, dans ce cas précis, pour une détention d’un an à récurer les trophées de Rusard ? On dit que Dumbledore a les yeux partout mais, concrètement, est-ce qu’il peut voir que je copie tous mes parchemins d’Etude des Moldus sur Ashton ? Plus tard, le jeu était devenu ironique : « Sillitoe a disparu du jour au lendemain. On dit que sa femme descendait d’une longue lignée de moldus… » « Mmh. Dumbledore n’approuverait pas… » Et je vous parle de Dumbledore alors que vous voulez entendre des histoires de cœur brisé, piétiné, ratatiné, crevé dans tous les coins ! Vous pensez que je m’égare ? C’est fort possible. Mais le temps, bon… Le temps fera son chemin pour regonfler cet ego démesuré. Demain je réaliserai qu’il n’y avait pas d’amour mais seulement de l’affection. Après-demain, je me souviendrai de toutes ces années où l’on était amis avant de devenir quoi que ce soit d’autre. Le jour d’après, je remercierai Merlin de ne pas avoir mis un Polichinelle dans le tiroir (quoique, à vérifier dans les mois qui suivent) et ensuite, seulement ensuite, au fil des semaines puis des années, je comprendrais que c’était l’habitude qui était à blâmer, et notre tendance à la suivre les yeux fermés pour peu qu’elle nous promette de ne pas souffrir. Ne reste que l’amour, dirait Dumbledore (j’imagine, car je n’ai jamais eu aucune conversation avec lui). Acceptez que l’amour puisse revenir par les chemins les plus improbables, puisse se révéler dans une charrette de citrouilles, un élevage de hiboux postaux ou une bièraubeurre bue en bonne compagnie, dans un pays en paix. Pas l’amour avec un grand A, plutôt l’amour du prochain, de joyeux lurons autour d’un festin, un peu comme la Cène avec des elfes de maison au sous-sol. Ou bien comme un pique-nique.

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MessageSujet: Re: GROUNDLESS   Sam 6 Jan - 16:40

shia, ce choix I love you
bienvenue sur td, et bon courage pour ta fiche I love you
si tu as besoin de quelque chose, hésite pas

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let me just stop trying, let me just stop fighting. i don’t want your good advice or reasons why I’m alright, you don’t know what it’s like.
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MessageSujet: Re: GROUNDLESS   Sam 6 Jan - 16:51

shIA must!!  protect!!
et tommy promet des merveilles, hâte de voir la suite
bienvenue dans le coin
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MessageSujet: Re: GROUNDLESS   Sam 6 Jan - 17:06

merci à vous deux, vous êtes des choux
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MessageSujet: Re: GROUNDLESS   Sam 6 Jan - 17:40

je décède le choix d'avatar, le patronus, l'occupation, et puis j'adore le début de ta fiche
bienvenue sur le forum et bon courage pour ta fiche bégé
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MessageSujet: Re: GROUNDLESS   Sam 6 Jan - 18:08

Ohlala, ce début de fiche ça promet, j'adore
Bienvenue parmi nous m'sieur le planteur de carottes !
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MessageSujet: Re: GROUNDLESS   Dim 7 Jan - 6:24

merci mercii, vous me rendez toute chose
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MessageSujet: Re: GROUNDLESS   Dim 7 Jan - 10:31

ah là quel choix original, on le voit si peu !
bienvenue parmi nous I love you
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MessageSujet: Re: GROUNDLESS   Dim 7 Jan - 12:12

OMG J'AI ÉTÉ COUPE EN PLEINE LECTURE SHAME
JE VEUX LA SUITE
OU EST LA SUITE
je suis déjà beaucoup trop fan du personnage
original mais tout à fait crédible, ça se dévore tout seul
j'aime tellement ce que tu en as fait, toutes tes idées
le métier (et les assoc), le patronus, sa situation de SDF qu'il a choisi.. d'ailleurs le dialogue avec Mrs. Muldoon m'a fait bien rire c'est excellent !
bref je trouve tout ceci super intéressant je vais suivre le reste de près
bienvenue parmi nous
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MessageSujet: Re: GROUNDLESS   Dim 7 Jan - 13:03

shiaaaa
bienvenue
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MessageSujet: Re: GROUNDLESS   Lun 8 Jan - 12:34

omggggg shia. et ce début de personnage qui promet.
bienvenue dans le coin. bon courage pour la rédaction de ta fiche, et si tu as besoin de quoi que ce soit surtout n'hésite pas. I love you

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Can you even see what you're fighting for? Blood lust in a holy war. In the end, the choice was clear. Take a shot in the face of fear. Fist up in the firing line, Times are changing. do you believe ? walk on water.▼▲
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MessageSujet: Re: GROUNDLESS   Lun 8 Jan - 16:31

shiiiia, quel choix original, je crois que c'est la première fois que je le vois sur un forum. et je parle pas du personnage (le métier et ta plume et ce début de fiche ) bienvenue par ici, j'ai bien hâte de lire la suite. alors bon courage pour le reste bg. I love you I love you
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MessageSujet: Re: GROUNDLESS   Lun 8 Jan - 19:04

Bienvenue à toi !
J'vais être honnête, ta fiche déchire. Honnêtement, j'aime beaucoup-beaucoup le caractère unique de Tommy et la manière dont tu dépeins sa vie entre comédie et drame. On a un peu envie de lui faire un câlin, de lui acheter un panier de légumes et de lui donner une paire de chaussettes neuves parce qu'il fait froid l'hiver dans une tente.
Hâte de voir ce que tu nous réserves pour la suite.

Allez bon courage, le meilleur est à venir.
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MessageSujet: Re: GROUNDLESS   Mar 9 Jan - 6:31

je ne peux que me confondre en mercis, d'être venus et d'avoir lu (pour la petite histoire inutile, ça fait environ 2 ans que je n'ai pas mis les pieds sur un rpg ; j'ai eu un très très bon feeling en voyant thief's downfall et vous ne faites que me le confirmer avec votre accueil adorable )
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MessageSujet: Re: GROUNDLESS   Jeu 11 Jan - 10:05

ahhhhhhh, j'aime tellement ton personnage, et j'ai tellement aimé lire ta fiche, sérieux. j'adore ta plume et comment tu entres dans l'univers d'HP, bref, c'est juste parfait, j'ai rien à redire, si ce n'est que j'espère qu'on pourra se trouver des liens.
par contre, juste un détail, mais tu as marqué que la date de la mort (inventée aha) de Cecily était en Septembre 1981, et si je pars du principe que ça correspond au moment de la rupture (et puisque tu dis que la rupture est arrivée à la fin de la guerre), y a un petit mois d'écart, la guerre s'est terminée en octobre 1981. je le souligne juste parce que ça ne correspond peut-être pas, mais au cas où, voilà.

je te valide de ce pas, en tout cas. bon jeu parmi nous, au plaisir de te retrouver en rp. I love you

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