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 beautiful trauma, (ismael)

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MessageSujet: beautiful trauma, (ismael)   Dim 10 Déc - 11:47

ismael asaf drake
STICKS AND STONES, THEY MAY BREAK THESE BONES
âge › vingt-huit ans. il ne les fait pas, il le sait. on lui demande souvent s'il prend une potion quelconque pour conserver sa jeunesse. ce qu'on oublie, c'est qu'il avait déjà l'air vieux lorsqu'il était adolescent. on le pensait alors plus âgé qu'il ne l'était. et on dirait qu'il n'a simplement pas changé, depuis la fin de sa scolarité. le temps ne fait que le rattraper petit à petit — et depuis quelques années, s'inverser, sans qu'il ne puisse se l'expliquer. date et lieu de naissance › il est né le vingt-deux mars mille neuf cent soixante, à st. louis,  missouri, usa. l'américain qui a grandi là-bas, l'américain qui est venu finir ses études en angleterre. l'américain qui est retourné sur sa terre natale, une fois que la première guerre des sorciers l'a eu ravagé. profession › musicien de jazz, il a aujourd'hui abandonné le poste de briseur de sorts qu'il exerçait autrefois. il avait essayé de reprendre, avait voulu travailler pour le macusa — mais rien n'y a fait. il a préféré tourner le dos à tout ça, et se réfugier dans ce qui l'avait toujours réellement animé. dans la seule chose qu'il lui restait. la musique. situation amoureuse › seul. il n'a jamais été très doué pour avoir une relation durable et stable. il va, il vient, retourne avec les mêmes femmes — et une en particulier. mais ça ne s'éternise jamais. faut croire qu'ils ne sont pas faits pour ça. même si peut-être qu'au fond, ça ne le dérangerait pas. orientation sexuelle › hétérosexuel. il n'a jamais été particulièrement attiré par les hommes, et n'a même jamais tenté l'aventure. •• situation financière › moyenne. sa profession ne lui rapporte pas beaucoup, mais il n'a pas besoin de plus pour vivre. du reste, il est plus économe qu'on ne le penserait au premier abord. groupe › impero. l'esprit. avatar › david prat. crédit › avatar par lolitaes.
calme, en contrôle, déterminé, intelligent, cultivé, pragmatique, lucide, franc, juste, protecteur, vindicatif, appliqué, charismatique, rassurant, attentif, observateur, à l'écoute, borné, rigoureux, résilient, créatif, adaptable, cynique, indépendant, patient, prudent, rationnel.
statut du sang › sang-mêlé. papa l'était avant lui, et maman était née de l'union de deux no-maj'. ancienne école/maison › il a tout d'abord étudié pendant trois ans à ilvermorny, parmi les thunderbirds. lorsque son père est mort et qu'il a dû aller vivre chez son parrain, à londres, il a terminé sa scolarité à poudlard, où il a été réparti chez les gryffondors. baguette › il possède une baguette de trente centimètres, en bois de vigne et au coeur de crin de licorne. particulièrement rigide, la baguette produit d'excellents enchantements, et lui est très fidèle. elle est également plus redoutable qu'elle n'en a l'air en duel — tout comme son sorcier. patronus › plus jeune, ç'aurait sûrement été un chat. le genre d'animal calme et observateur qu'il était — qu'il est encore. mais la mort a frappé. et lorsqu'il lui a été donné de pouvoir finalement faire apparaître un patronus, c'est un sombral qui est apparu. le reflet de cette tache, de son passé. le reflet de ces tragédies, qui plane encore et toujours sur son esprit. épouvantard › qu'un jour, son agresseur ne le retrouve. qu'il ne finisse ce qu'il avait commencé, et qu'il ne le morde pour de bon. qu'il n'y ait plus rien à faire, et que la lycanthropie devienne vraie. incurable. absolue malédiction. amortencia › une odeur de terre mouillée, par-dessus laquelle flotte une amère mais douce odeur de café. ses odeurs à elle. ○ signe(s) distinctif(s) › de grandes cicatrices, sur le torse, dans le dos. une agressivité qui monte aux alentours de la pleine lune, et un goût prononcé pour la viande saignante. le reste du temps, ce n'est que sa gueule de gamin qui étonne, quand on sait l'âge qu'il a.
(un) Ismael, il voit le monde tout en nuances. Il a conscience du bien, il a conscience du mal — mais il a surtout conscience de la zone de gris logée juste entre les deux. Pour lui, l'humanité vit dans cet perpétuel état d'entre-deux, et inscrit chacune de ses actions dans la zone blanche ou la zone noire qui l'entoure. Pour lui, les gens ne sont ni bons ni mauvais ; ils sont, c'est tout. Cette mentalité, il l'a acquise avec les années — mais tout particulièrement lorsque son père est décédé et, plus tard, lorsqu'il a été attaqué. Il ne juge pas trop vite, et n'arrête jamais un opinion de manière inaltérable. Les choses peuvent changer, et il le sait. La stabilité n'existe pas, pas plus que le Bien ou le Mal absolus. Il laisse des secondes chances, laisse le temps faire son oeuvre. Et si rien n'évolue, alors, tant pis.

(deux) Ismael, il a toujours été pris entre deux pays. Sa mère est née en Angleterre, et a fait toute sa scolarité à Poudlard. Elle a également commencé ses études de botaniste à Londres, avant de profiter d'une opportunité pour partir pour les États-Unis. Elle n'en est jamais revenue. Après quelques années, elle a rencontré le père d'Ismael, un sorcier américain. Le gamin a toujours eu conscience de ses origines mêlées, mais n'a jamais pensé qu'il lui serait donné d'aller en Angleterre pour d'autres motifs qu'une visite à sa famille maternelle. C'était pourtant à croire que lui-même était condamné à rester coincé entre les deux pays. Coincé entre les États-Unis et l'Angleterre — coincé entre Poudlard et Ilvermorny. Son accent est néanmoins purement américain, et il n'a jamais réellement pris les intonations anglaises auxquelles il a été exposé. Ce qui fait que, malgré sa proximité avec la culture anglaise, et son éducation sorcière majoritairement faite en Grande-Bretagne, il est encore et toujours, aujourd'hui, considéré comme l'américain.

(trois) Ça fait plus de sept ans, déjà, qu'il se traîne un fardeau qu'il n'a pas demandé. Plus de sept ans qu'il s'est fait attaquer et qu'il ne s'en est tiré que de justesse — plus de sept ans qu'il a dû s'enfuir pour ne pas qu'on le retrouve pour finir le travail. De l'agression, il conserve de larges cicatrices sur la poitrine et dans le dos. Une marque de mâchoire humaine, plantée dans son épaule, et à laquelle il doit faire face chaque fois qu'il se regarde dans le miroir. Des balafres qui lui rappellent pourquoi il aime désormais sa viande saignante, et pourquoi il devient de plus en plus agressif à mesure que la lune se remplit. Pourquoi ses nerfs semblent être à fleur de peau en permanence, et pourquoi ses instincts sont devenus presque bestiaux. Il a eu de la chance que l'attaque se soit produit une nuit où la lune n'était pas pleine, et il le sait. Car si l'inverse s'était produit, il serait aujourd'hui obligé de s'enfermer à chaque pleine lune, pour éviter de blesser qui que ce soit. Mais le soulagement n'est pas entier, et le cauchemar le poursuit, chaque nuit. Il t'retrouvera. Il t'aura. La peur qui lui dévore les tripes, à chaque pleine lune. La peur de se retrouver face à un monstre comme celui qui a tué son père. La peur d'être mordu et d'en devenir un, à son tour. Une peur qui l'a fait s'éloigner de l'Angleterre. Une peur qui l'a poussé à changer de vie, pour s'éloigner de tout potentiel danger — malgré la perpétuelle anxiété qu'il n'est pas capable de faire entièrement taire.

(quatre) Ça fait quatorze ans, maintenant, qu'il est orphelin. La moitié de sa vie, tout juste, s'est écoulée dans la solitude la plus absolue. S'est écoulée sans son père. Sa mère, il ne s'en souvient pas très bien. Tout ce qu'il sait, c'est que son père l'aimait. Qu'elle était anglaise, et qu'elle avait cet accent si doux et si élégant qu'il en faisait tourner les regards sur son passage. Qu'elle avait immigré aux États-Unis à ses vingt ans, pour ses études de botaniste — et qu'elle avait par la suite décidé d'y rester. Il ne se souvient pas tout à fait de comment elle est morte, mais son père lui a toujours dit que ça n'avait pas d'importance. Qu'il fallait se rappeler des gens de leur vivant, et non lors de leurs derniers instants. Alors il sait ce qu'on lui a dit. Il sait qu'elle a été mordue par une Tentacula Vénéneuse, dans le cadre de sa profession. Et que malgré les précautions, malgré les soins rapides qu'on lui a procuré, les morsures étaient trop nombreuses et l'ont tuée. Son père en a été très lourdement affecté, mais n'a pas sombré. Il s'est efforcé de garder la tête droite, pour s'occuper du gamin de trois ans qui restait désormais à son entière charge. Et il en a pris soin avec plus de bienveillance et de bonté qu'aucun père n'aurait jamais pu le faire. Jusqu'à ce qu'il se fasse tuer, à son tour. Une nuit de pleine lune, alors qu'il rentrait d'un petit concert de jazz qu'il avait donné dans un bar de New York. Un homme qui hurle à la lune, au milieu des cris de panique d'une jeune femme. Mr Drake n'hésita pas — et il n'y eut rien qu'il ne put faire face au loup-garou qui apparut sous ses yeux. Après la perte de son père, Ismael s'est renfermé. Il s'est efforcé de continuer d'avancer, s'est appliqué à essayer de rendre fiers les deux fantômes de son passé. Et il n'est pas un jour qui ne passe sans qu'il ne pense à eux. Pas un jour sans que ces deux modèles ne lui manquent. C'est la raison pour laquelle il s'est reconstruit une autre famille, auprès de celle de sa marraine. La raison pour laquelle il a toujours tout fait pour les protéger, malgré la distance et l'océan qui les séparent depuis qu'il est retourné vivre sur sa terre natale.

(cinq) Ismael, ç'a toujours été un sorcier doué et appliqué. Il ne possède pas une magie particulièrement puissante, mais sa rigueur et son honnêteté la rendent particulièrement stable. Il a développé ses aptitudes avec les années, et n'a pas eu de grandes difficultés à compléter la formation pourtant pointue de briseur de sorts. Il a sa magie parfaitement sous contrôle, et ne fait qu'un avec sa baguette. De très beaux enchantements, et bien plus d'un tour dans son sac — il n'est jamais en reste lorsqu'il s'agit d'user de ses facultés de sorcier. Il était très bon dans ce qu'il faisait, et sa démission ne se serait jamais produite sans les circonstances qui ont affecté sa vie à ce moment-là. Lorsqu'il a quitté l'Angleterre pour retourner aux États-Unis, après l'attaque dont il a été victime, il a tenté, pendant quelque temps, de retourner sur le terrain et de reprendre ses fonctions. Il a réussi à décrocher quelques contrats, mais lorsque l'offre de poste pour le MACUSA s'est finalement présentée à lui, il l'a déclinée. Et il a alors complètement arrêté d'exercer, pour se réfugier dans la seule chose qui a jamais réellement su le combler et lui faire oublier : la musique. Il n'a néanmoins pas perdu la dextérité magique qu'il avait développée avec ses années dans le métier. Et s'il est plutôt habitué à pouvoir prendre le temps d'analyser la magie en place pour être capable de la contrer, il n'en reste pas moins un duelliste assez impressionnant, lorsque besoin est. Il faut dire que son sens de l'observation et sa rapidité de réaction ne sont plus à prouver, et que la seule chose qui l'ait retenu de s'engager chez les aurors était peut-être l'engagement trop prégnant et violent qu'une telle profession requerrait.

(six) Ismael, il a toujours préféré rester dans l'ombre. Malgré son admission à Gryffondor lorsqu'il est arrivé à Poudlard, il n'a jamais été de ceux qui se jetaient tête la première dans le danger pour sauver la veuve et l'orphelin. La vérité, c'est qu'il se souvient que l'accès de générosité et de bravoure de son père lui a coûté la vie, et qu'il ne s'en est jamais vraiment remis. Il n'est pas du genre à fuir le danger qui se présente à lui ; mais lorsqu'il s'agit de choisir d'aider un pair ou de le laisser se débrouiller, il pèse bien souvent le pour et le contre avant d'agir. Il a toujours ce temps d'hésitation dont les gens ne veulent pas entendre parler — cette hésitation liée tant à son instinct de survie qu'aux circonstances dans lesquelles la personne en face de lui se trouve. C'est pour cela qu'il ne s'est pas engagé dans la guerre. Pour cela qu'il a choisi une profession qui lui permettait de rester en retrait, et qu'il a fait en sorte de se tenir loin du Ministère, loin des Mangemorts et loin de l'Ordre. Quand les choses se sont gâtées pour lui, peu de temps avant la fin de la guerre, il a fui. Il est retourné aux États-Unis, retourné dans la ville où il avait grandi. Et malgré la neutralité qu'il s'était efforcée de maintenir durant les conflits, il ne peut aujourd'hui cacher sa honte et son regret d'avoir autant tourné le dos à ceux qui avaient besoin de lui. D'avoir quitté le navire comme un rat, alors que les choses n'étaient pas terminées. Il n'en parle pas. Il n'en parle jamais. Mais le ressenti est là. Pesant, étouffant. Il sourit pour le dissimuler. Sourit pour oublier.

(sept) La musique l'a toujours aidé. Il a commencé la trompette et le piano quand il était encore trop petit pour pouvoir vraiment jouer — la faute à son père, qui les jouait sur des petites scènes de St. Louis, puis de New York. Le gamin a toujours eu une oreille musicale presque absolue, à la grande fierté de son paternel. Et s'il ne s'en préoccupait pas nécessairement lorsqu'il était petit, ça a changé en grandissant. Il sait que c'est ce qui lui a permis de recommencer sa vie, malgré les années durant lesquelles il avait cessé de pratiquer — il sait que sa virtuosité, son père ne l'avait pas inventée pour lui faire plaisir. Il ne s'en vante pas spécialement, mais il n'a pas eu de problème à la prouver et à la mettre de l'avant pour se décrocher du boulot. Sa maîtrise de plusieurs instruments et sa voix juste parlent pour elles-mêmes, et on l'a accueilli pour ce qu'il était, et pour le talent qu'il avait. Il y a sept ans, maintenant, qu'il s'est à nouveau ouvert à la musique. Sept ans qu'il s'y est réfugié sans trop compter, comme son père l'avait fait bien avant lui. Sept ans qu'il a mis fin à son deuil du jazz, provoqué par la perte trop douloureuse de son géniteur. Et aujourd'hui, il joue à droite et à gauche. Habitué du Blind Pig, à New York, il s'y produit plusieurs fois par semaine. Et lorsqu'il se déplace, il n'a pas de mal à décrocher du boulot ailleurs. Il est bon ; ça se sait, ça s'entend — et ce n'est pas bien dur de le reconnaître. La trompette qu'il possède encore aujourd'hui est d'ailleurs celle de son père, qu'il a héritée à sa mort et qu'il n'a jamais abandonnée depuis. Le seul véritable legs qu'il ait de lui.

(huit) La solitude est peut-être ce qui lui pèse le plus, depuis qu'il est retourné vivre à New York. La famille de sa marraine est restée à Londres, et malgré le contact qu'il a conservé avec eux, il s'est retrouvé à devoir recommencer à zéro une nouvelle fois. Les premiers temps, cela ne l'a pas gêné. C'est avec les années, années passées à être incapable de vraiment se lier, et à avoir l'impression que sa vie était restée en Angleterre, que la situation a commencé à lui peser. Et ce n'est malheureusement pas son chat, le vieux Mosiah, âgé d'une dizaine d'années désormais et qu'il avait adopté lorsque sa voisine du dessous de l'époque avait affirmé ne plus pouvoir s'en occuper, qui réussit à changer tout cela. C'est d'ailleurs pour cela qu'il a décidé de prendre l'animal sous le bras et de venir passer quelque temps en Angleterre. Se ressourcer auprès de la famille de coeur qu'il lui reste, malgré la menace qu'on a fait planer sur lui il y a des années.

(neuf) Depuis qu'il est gamin, il a le sommeil plutôt léger. Il a toujours fait beaucoup de cauchemars, et la mort de sa mère a changé l'approche qu'il avait de ses mauvais rêves. Il s'est barricadé dans la crainte d'être un poids, et a tenté de gérer seul les nuits agitées qu'il pouvait avoir. Gamin qui a grandi trop vite, et qui a hérité d'un sommeil particulièrement sensible à tous les éléments l'environnant. Lorsqu'il dort avec quelqu'un, le moindre geste trop important le réveille. Inutile d'essayer de quitter la chambre sans qu'il ne s'en rende compte. Ce symptôme de la maturité trop brutale qu'il s'est imposée à lui-même est toujours poignant. Toujours ancré dans le moindre geste qu'il pose, dans sa vie. Les choses n'ont fait qu'empirer à la mort de son père. Le gamin trop sérieux, trop calme. Capable de gérer tous les problèmes qui se présentent à lui. Capable de se débrouiller de toutes les intempéries qui le frappent, et capable d'en sortir sans dégâts apparents. Dévasté, pourtant. Abîmé, à force de résister au courant. À force de ne jamais s'être autorisé à  se laisser aller.

(dix) Ismael, il n'est pourtant pas uniquement cette homme calme et sérieux qu'il présente au premier abord. D'un naturel bon vivant, il sait apporter les touches d'humour qu'il faut aux conversations. Il sait s'amuser, sait se laisser aller. Il ne dit pas non à un bon verre, et n'a aucun problème à se laisser aller à l'ivresse lorsque les circonstances s'y prête. Il n'agira de manière complètement irréfléchie — et c'est peut-être cela qui lui a évité bien des retenues lorsqu'il était encore à l'école, malgré son comportement parfois malicieux. Bon vivant, mais pas tête brûlé. Fêtard, mais pas garnement. Il n'a jamais vraiment fait les quatre cents coups. Plutôt du genre à savourer quelques whiskys pur feu et à danser jusqu'à la fin de la nuit si la douceur de la compagnie le lui donne envie.
[young and beautiful]

(mars 1960) Naissance d'Ismael Asaf Drake à St. Louis, dans le Missouri. Seul fils de Mary et Saul Drake, une née-moldue anglaise et un sang-mêlé américain, il passe les premières années de sa vie enveloppé du confort de cette petite famille. Ils déménageront à New York alors que l'enfant n'a qu'un peu plus d'un an. (avril 1963) Dans l'exercice de ses fonctions de botaniste, et malgré les précautions, Mary est mordue à plusieurs reprises par une Tentacula Vénéneuse. Un accident qui lui coûtera la vie, malgré la rapidité des soins apportés. Son époux se retrouvera seul avec le petit Ismael. La perte sera terrible, et il ne s'en remettra jamais vraiment. Il ne baissera pourtant pas les bras, faisant tout ce qui est en son pouvoir pour donner à son fils une vie douce. Son emploi de musicien et le peu de moyens qu'il rapporte le forcera à prendre de plus en plus de contrats, et à emmener le gamin avec lui. Ismael n'aura que cinq ans lorsque son père le fera, à sa demande, s'asseoir devant un piano pour en effleurer les touches. Mais c'est la trompette qui l'emportera — la trompette et sa musique cuivrée. Trompette que son père savait si bien jouer, et pour lequel il s'avéra vite avoir lui aussi un talent hors pair. (septembre 1971) Entrée d'Ismael à Ilvermorny. Sa magie, qui ne s'était jusqu'à lors que peu manifestée, s'épanouira à l'école. Il sera réparti chez les Thunderbirds, et rentrera voir son père à toutes les vacances. (mai 1974) Le père d'Ismael assiste à l'agression d'un no-maj' par un loup-garou. Il intervient, mais ne peut rien faire contre la bête qui se dresse face à lui. Il perdra la vie. Le choc sera immense pour Ismael, qui cessera alors complètement la musique. Il finira néanmoins les deux mois qu'il lui reste d'école, puisqu'Ilvermorny lui garantit un toit et une tutelle provisoire. Il sera dispensé des examens de fin d'année, mais s'y présentera tout de même. (juillet 1974) Ismael est envoyé chez une ancienne amie de Poudlard de sa mère, qu'elle et son père avaient choisi pour être sa marraine. Miranda est mariée à un jeune employé du Ministère de la Magie. Ils n'ont pas d'enfants, et ils accueilleront Ismael avec une générosité sans bornes. Le gamin se renfermera néanmoins, durant les premiers temps. Malgré leur bonté, Miranda et Rick restent des inconnus pour lui, et il met quelque temps avant d'être capable de baisser la garde. Il éprouvera également de la difficulté à accepter le fait que, pour des raisons de simplicité, son dossier scolaire sera transformé d'Ilvermorny à Poudlard. Retour à la case départ.

[kids aren't alright]

(septembre 1974) Ismael fait sa première rentrée à Poudlard. Ses bons résultats scolaires lui permettent d'intégrer sans soucis la quatrième année. Il ne sera pas réparti devant toute la Grande Salle avec les premières années, et aura eu le privilège de se présenter à Poudlard plus tôt dans la journée, pour que le Choixpeau lui soit présenté. Ce dernier l'enverra à Gryffondor, et c'est donc chez les rouge et or et qu'il commencera cette nouvelle année, dépourvu de tous ses repères, et encore en deuil de la perte de son père. (année scolaire 1974/1975) Sa première année scolaire à Poudlard est quelque peu difficile. Ismael résiste quelque temps au changement, avant de se laisser finalement aller après plusieurs mois. L'ambiance qui règne dans sa maison met parfois à l'épreuve sa concentration et la rigueur d'étudiant dans laquelle il avait tenté de se réfugier, mais il finit néanmoins par briser la glace et se rapprocher du petit coeur d'élèves de son âge. La rencontre de Rosalind Crawford, dite Rain, âgée d'un an de moins que lui, l'aidera à se faire une place progressive chez les rouge et or. Elle est moins sérieuse que lui, mais il se prendra à exercer une bonne influence sur elle. Leur complicité gagnera en solidité avec les mois, pour progressivement se muer en une véritable amitié. Bordée de regards en coin et de sourires charmeurs, il est vrai — mais c'est à croire qu'ils ne pouvaient déjà pas s'en empêcher. Ismael ne rentrera par ailleurs pas du tout chez Miranda cette année-là. L'été se passera néanmoins beaucoup mieux. Son année à Poudlard lui a permis de faire son deuil, et il s'ouvrira plus volontiers à cette famille d'accueil qui se dévoue corps et à âme à son bien-être. Il se rapprochera d'eux, et se prendra peu à peu à vraiment les apprécier. (année scolaire 1975/1976) Les choses se placent finalement pour Ismael. Sa place à Poudlard s'affirme, et il continue de fréquenter Rain durant son temps libre, explorant les recoins du château en sa compagnie pour trouver des coins calmes où étudier. Il rentrera chez sa marraine pour les fêtes de fin d'année, et commencera à réellement accepter sa vie parmi eux. Rain et Ismael se rapprocheront de plus en plus à mesure qu'avance l'année. Et lorsque Gryffondor fête sa victoire de la Coupe de Quidditch, Rain se laisse emporter par l'ivresse de la bièraubeurre, et essaie de l'embrasser. Ismael l'esquive néanmoins, et la repousse gentiment. Un froid léger se crée entre eux, et ils resteront à distance pour la fin de l'année. Ismael passera ses BUSES avec succès, et obtiendra de très bons résultats, à la grande satisfaction de ses professeurs. (année scolaire 1976/1977) Malgré le froid qui s'est installé entre Rain et Ismael à la fin de l'année passée, ils se remettent à traîner ensemble à l'occasion. La tension monte entre eux, et un jour de novembre où ils se sont aventurés trop loin dans le château, et où ils ont été obligés de se cacher dans un petit placard à balais pour éviter le courroux de Rusard, Ismael embrasse Rain. Ils commenceront alors à se fréquenter en secret. Tous les Gryffondors se douteront bien entendu de quelque chose, mais leur laisseront la paix. Leur relation démarre en montagnes russes, et leurs disputes occasionnelles créent de légers froids réguliers, se terminant bien souvent aussi abruptement qu'ils n'avaient commencés. Lorsque l'année scolaire se termine, Ismael embrasse Rain sur le quai du Poudlard Express, confirmant les doutes de leurs camarades sur leur relation. Ils n'auront néanmoins jamais de véritable étiquette de couple, en raison des interruptions trop fréquentes de leur amourette. Lorsque l'été arrive, Rain mentira à son père pour pouvoir passer quelques semaines de vacances chez Ismael. Mr Crawford finira néanmoins par l'apprendre, et les premiers conflits causés par leur relation éclateront dans la famille de Rain. Ce qui ne les empêchera pas de continuer comme si de rien n'était, l'année suivante. (année scolaire 1977/1978) C'est la dernière année d'Ismael à Poudlard, et ils le savent. Ils ne se gênent plus vraiment pour s'afficher ensemble, bien que l'étiquette de couple ne leur colle encore pas tout à fait à la peau. Ils sont Ismael et Rain — rien de plus, rien de moins. Au-dehors, la première guerre des sorciers continue de gronder, et Poudlard semble être le dernier refuge de ces générations qui se retrouveront bientôt plongées dans un monde trop cruel pour elles — et qui le savent. Ils volent les dernières miettes de leur jeunesse, savourent ce qu'ils peuvent tant qu'ils le peuvent. Les ASPICS d'Ismael sont un succès, et il obtient les notes nécessaires à entamer sa formation de briseur de sorts dès sa sortie de l'école. La fin de l'année arrive cependant trop vite, et la séparation avec Rain est douloureuse. Ismael use d'un beau sortilège pour créer une rose out of thin air. Une rose pour se rappeler que tout n'est pas que noirceur. Une rose pour rappeler le véritable prénom de la Crawford — une rose qui ne fanera jamais. Cadeau d'au-revoir. Des aux-revoirs au goût d'adieux.

[till we get it right]

(septembre 1978) Ismael commence sa formation pour devenir briseur de sorts. Il se prend un petit appartement dans Londres, pour se rapprocher de la ville. En novembre, il recevra un hibou de Rain, qui lui demandera de venir le voir à Pré-au-Lard. Commencera alors des rencontres régulières entre les deux jeunes gens, pour aider la petite Crawford à étudier, et lui permette de ventiler sur l'année difficile qu'elle est en train de passer en son absence. Lorsqu'elle sortira finalement de Poudlard, en juin 1979, Ismael lui proposera d'emménager avec lui. De fuir cette famille qu'elle hait temps, ce père qui l'empêche dans ses moindres mouvements. Elle déclinera pour le moment, préférant attendre que sa situation ne se stabilise. Préférant ne pas provoquer ce père, qui voit déjà leur relation d'un très mauvais oeil. (jusqu'en juin 1981) La première guerre des sorciers bat toujours son plein, un an après le refus d'assistance des États-Unis. Ismael ne s'engage cependant dans aucun camp, laissant le Ministère, l'Ordre du Phénix et les Mangemorts aux prises avec leurs idées. Il veut épargner ce qui lui reste de famille. Il veut vivre, sans avoir à se préoccuper des lendemains sombres. N'étant cependant pas lâche, il interviendra à quelques rares reprises pour protéger moldus et nés-moldus innocents. Des âmes prises dans cette guerre sans avoir rien demandé — des âmes comme lui. Ismael continuera de proposer à Rain de venir vivre avec lui — propositions qu'elle déclinera les unes après les autres. Après un certain temps, il cessera de lui demander. Il la sent s'éloigner, la sent se réfugier dans la triste vie que son père a créée pour lui. Il a l'impression de la perdre, mais se sait impuissant. Alors il la laisse faire. La laisse disparaître et s'effacer, peu à peu. (avril 1981) Quelques mois après la fin de sa formation, alors qu'il a été engagé en stage pratique par les briseurs de sorts de Gringotts, la guerre le rattrape finalement. À son insu et à celui de Rain, le père de cette dernière se tourne vers Fenrir Greyback, connu alors pour sa tentative de rassemblement d'une armée de loups-garous, et pour sa propension à échanger ses services de mercenaire en échange de victimes à transformer. Et c'est en échange d'un service que Mr Crawford vend l'identité d'Ismael. La pleine lune n'étant que dans quelques semaines, Greyback envoie un de ses sbires garder un oeil sur Ismael en attendant que l'heure ne sonne. Celui-ci finit cependant par se rendre compte qu'il est suivi, et confronte l'homme. Forcé d'adapter son plan, celui-ci essaie alors de le neutraliser pour le ramener auprès de son maître en attendant la pleine lune. Conscient qu'il perdra un duel magique, le mercenaire le transforme très rapidement en corps à corps. Un corps à corps durant lequel Ismael se débat comme un beau diable. Corps à corps qui lui laisse des griffures sur le torse, puis sur le dos lorsqu'il essaie de s'échapper. Et une marque de morsure, nette et sanguinolente, à la base du cou. Lorsqu'il réussit finalement à récupérer sa baguette, il se débarrasse de son assaillant et s'enfuit. Il ne retournera pas à son appartement, et se réfugiera chez son marraine, où l'approche de la pleine lune lui fera découvrir les séquelles de son attaque. L'époux de sa marraine comprend très vite le genre de menace dont il s'agit, et l'encourage à quitter la Grande-Bretagne. Sinon, il le sait : Greyback le retrouvera, et Greyback finira le travail. Aidé par ses proches, Ismael fuira donc pour les États-Unis, et leur laissera le soin de transmettre une note laissée pour Rain. Une note sans réelles explications — une note qui omet les prémisses de sa malédiction et toutes les circonstances qui l'entourent.

[wild hearts can't be broken]

(jusqu'en septembre 1981) La guérison d'Ismael est lente et pénible, et il conserve aujourd'hui encore des cicatrices de son attaque. Il ne sortira que peu du petit appartement qu'il a trouvé à New York, et surveillera avec anxiété les nouvelles de l'Angleterre. S'attendant à trouver les noms de sa marraine et de son mari dans les victimes — morts à cause de lui. Se préparant à la lettre cernée de noir qu'un proche lui enverrait pour lui annoncer la mort de Rain. Des morts qui ne viendront pourtant pas. (octobre 1981) La première guerre des sorciers prend fin. C'est la mort de deux anciens camarades de classe d'Ismael qui la signe, et le regret de ne pas s'être engagé se dessine alors chez l'américain. Il essaie cependant de continuer d'avancer, et se met à chercher du travail comme briseur de sorts à New York. Il remplit quelques contrats, et à la fin de l'année 1981, un emploi au MACUSA lui est proposé. Il le décline cependant, et décide de mettre fin à son deuil de la musique. Il se remet à jouer, et en fait sa vie. La seule chose qui lui permet de ne pas couler. La seule chose qui lui permet de recommencer à exister. (mars 1985) Un soir qu'on frappe à sa porte, il l'ouvre pour tomber sur Rain. Rain, qui l'avait tenu discrètement au courant de la tournure que les choses prenaient pour elle. Rain, qui était en difficultés, et qui avait été accusée de meurtre au temps de la guerre. Rain, de qui il n'avait plus de nouvelles depuis quelque temps, et qu'il avait deviné aller mal. Rain, la rose entre les doigts, les cheveux coupés et teints — Rain, les yeux éteints. Rain. Il lui ouvre les bras, et elle s'installe chez lui. Elle a besoin de recommencer à zéro, et il lui offre la chance de le faire. Entièrement, et pleinement. Il l'entraîne dans son nouveau rythme de vie à lui. L'entraîne dans les bars, et commence à la faire chanter. Pour rire, tout d'abord — puis pour de vrai, lorsqu'il réalise à quel point elle est douée. Elle prend un nouveau départ, et ils l'acceptent. Ils gardent le passé enterré. Ne parlent pas de ses erreurs à elles, ne parlent pas des cicatrices sur lesquelles elle glisse ses doigts quand elle se presse contre lui, une fois la nuit venue. Ils s'ouvriront en temps voulu, et ils le savent. (janvier 1986) Leurs chances de se reconstruire sont cependant de courte durée. Ça n'a pas pris longtemps au père de Rain de les retrouver, malgré les dispositions qu'ils ont prises. Et un soir que Rain avait quitté le bar où Ismael jouait pour renter se coucher, ce soir-là, lorsqu'Ismael rentra finalement, il ne trouva pas la chaleur contre laquelle il était habitué de se réfugier. Les maigres possessions de la jeune femme avaient disparu. Rien ne semblait avoir été retourné, mais Ismael le sentait : un sort avait tout remis en place avant que les présences intruses ne daignent de s'en aller. Et au sol restaient les ruines de la rose, disparaissant peu à peu avec l'espoir de cette seconde chance qu'ils s'étaient créée. (1988) Temps présent. Ismael n'a pas couru après Rain, lorsqu'elle a disparu. Il s'est douté qu'elle n'avait pas le choix, s'est douté que sa famille avait à voir avec tout cela. Mais il sait aussi que ses doutes ne sont que des hypothèses montées de toutes pièces, et qu'il n'a aucune certitude sur ce qu'il s'est passé. Il a continué à travailler, continué à jouer — et la solitude a commencé à lui peser. Il l'a ménagée, s'est renfermé sur lui-même. Il a tenté de réchauffer ses draps, tenté de s'ouvrir à une autre vie que celle qui continuait de l'appeler, en Angleterre. Mais lorsque l'attentat de New York s'est produit, il a décidé qu'il avait besoin de prendre l'air. Il a contacté sa marraine, et a offert de venir passer les fêtes de fin d'année en leur compagnie. Elle a accepté, et il a fait ses valises. Tout ce qu'il veut, c'est respirer. Tout ce qu'il veut, c'est oublier. Tout ce qu'il voudrait, dans le fond, c'est la retrouver — et avoir le droit d'exister à ses côtés.
fiche (c) blue walrus
  the muggle-born's tale :
 

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Can you even see what you're fighting for? Blood lust in a holy war. In the end, the choice was clear. Take a shot in the face of fear. Fist up in the firing line, Times are changing. do you believe ? walk on water.▼▲
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beautiful trauma, (ismael)
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