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 puberty happened (BASIUS)

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MessageSujet: Re: puberty happened (BASIUS)   Jeu 21 Déc - 5:36

Quelques heures avant, tout n'était que tentation, essais vains de rationalité, violence des sentiments. Maintenant, tout était bien plus doux, comme la peau de Caesius que Basil n'en pouvait plus de ne pas assez caresser. Le grain de sa peau, la légèreté de ses poils, la tendresse de sa chair.

« Encore heureux que je ne fasse pas ça avec tous mes clients ! Si t'en voyais certains... Les plus riches surtout, ils font froid dans le dos... Et les sang-purs, on sent bien qu'ils ont fait tout et n'importe quoi pour pas se diluer, comme on dit... »

Dans leurs grands manoirs noirs, où tout est si lisse est brillant que l'on pourrait croire que tout est gluant et visqueux, avec leurs demandes quasiment irréalisables, mais qui en avaient les moyens et ne savaient pas non plus que faire de leur argent. Allez-y, donnez-le à Basil, il le prendra volontiers tel quel ! Ils ne faisaient pas envie, pas envie du tout. Bien moins que le client d'aujourd'hui.
C'était pourtant bien irrationnel, parce qu'au final, il faisait la même chose qu'eux. Il était juste plus beau, plus impressionnant, plus vélane et moins effrayant, parce qu'ils se connaissaient déjà.

Alors, pas étonnant qu'il se dise que c'est plus facile d'être lui-même. Ils n'avaient pas le même point de départ, Caesius et Basil. Ce n'était pas de sa faute, pas la peine de crier au privilège. Il était juste parti avec une longueur d'avance suffisante pour ne pas avoir à regarder ceux, derrière, pour qui ce n'était pas si évident. Alors Basil le laisse parler, terminer sa tirade.
« Soit bien dans ta peau, les autres sont déjà prises » tout ça tout ça, ça l'a toujours bien fait rire. Plus facile à dire qu'à faire, et d'autant plus facile quand ça sort de la bouche de quelqu'un pour qui rien n'a jamais véritablement été un problème.

« Ouais mais bon, t'es marrant aussi, je n'suis personne moi. Les gens n'ont rien à perdre à me rabaisser et à vouloir détruire ma réputation. Je n'ai pas de vengeance grandiose à infliger à ceux qui me font du mal. Surtout que je débute encore dans mon domaine, j'ai besoin qu'on parle de moi en bien, et uniquement en bien. »

C'était comme d'entendre de quelqu'un qui a gagné à la loterie magique dire que c'était un investissement sûr, que ça valait tout-à-fait le coup de tout vendre pour tout investir là dedans. Bien-sûr, pour lui ça marche, mais est-ce qu'il pense aux millions d'autres combinaisons qui ne sont pas tombées, qui n'ont encore laissé gagner personne, malgré leurs tentatives?

Parce que oui, visiblement tout roulait bien pour Caesius. Grand magasin de potions (selon lui, Basil n'y avait pas encore été), grande carrière de potionniste derrière, grand appartement, grande famille, grand héritage, probablement grande liste de conquêtes. Il n'avait pas à se plaindre de quoi que ce soit, vraiment. Et parfois, ça se sentait quand il parlait. Heureusement que Basil aimait écouter les autres parler, parce que visiblement il était servi avec Caesius.

Basil rit avec lui à l'idée de pouvoir ajouter demi-vélane à son tableau de chasse. Il était vrai qu'il n'avait pas encore tapé dans les créatures, encore moins dans les hybrides. Mais bon, son tableau de chasse n'était pas extrêmement développé non plus, il fallait dire. Très certainement moins que celui de Caesius, cela allait sans dire.

Et il fallait l'entendre se vanter, se vanter qu'il était beau et charmeur et le centre du monde et qu'il était beau encore une fois. Il arracha un haussement de sourcil silencieux à Basil, qui n'aimait pas tant entendre les gens se vanter de la sorte. Lui était plus discret, beaucoup plus modeste, presque un peu Poufsouffle sur les bords.

« Hé attention, on dirait que tu vas prendre la grosse tête, commençait par répondre Basil, riant doucement, bien conscient que visiblement il l'avait déjà. T'es pas si beau que ça non plus hein, désolé de te décevoir. Si je t'avais croisé dans la rue sans te connaître, je ne me serai peut-être pas retourné. C'est pas ta beauté qui fait ton charme, enfin c'est pas que ça, c'est tout le reste aussi. »

Basil, quand il était lui-même, quand il arrêtait de se cacher derrière des tonnes et des tonnes de timidité, quand il disait ce qu'il pensait, il fallait faire attention, parce qu'il était franc et honnête. Il n'avait plus besoin de se planquer véritablement avec Caesius, parce que ce qu'il dissimulait, il avait fini par lui étaler en plein visage à coup de bisous. Maintenant il n'avait plus grand chose à cacher, donc.

« Si j'étais si facile, c'est parce qu'on se connaît depuis longtemps, et tu te souviens de comment j'étais à Poudlard déjà. Tu paraissais tellement... inaccessible ? Imposant et impressionnant. Mais après, oui, quand j'avais onze ans j'étais impressionnable, ça y'a pas de soucis. »

Il parle, la tête toujours sereinement posée sur Caesius, parcourant sa peau du bout du doigt.

« Ca fait long, toujours, tu sais, Cae. »
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MessageSujet: Re: puberty happened (BASIUS)   Jeu 21 Déc - 6:33



puberty happened


Les sangs-purs. C'est sûr que toi, de ton côté, t'es loin d'être l'exemple parfait du sang non souillé. Pour ceux aux idéaux Mangemorts, t'es pis qu'un sang-de-bourbe, t'es la lie de la société, mélange de leur sang magique si précieux, donné par ton père et déjà mêlé aux moldus, et d'une créature aux illusions dangereuses. Tu manques une grimace en soupirant. Toi t'es pas comme ça. T'es pas un pauvre con de riche pédant et prétentieux. Ou en tout cas, pas comme ça. T'es théâtral, et orgueilleux, et riche - merci Philomèna. Mais au final, tu t'en sors bien, non ? T'es mieux que ça. T'as envie de le croire, très fort, d'autant plus que Basil est là. Tu t'en voudrais de perdre cette importance à ses yeux, en devenant comme ces personnes qu'il semble mépriser. Toi, tu ne mérites pas le mépris, non, non. Juste l'adoration et l'admiration. Belle conclusion. Mais toi, tu ne heurtes pas la vie à grands coups d'idéaux politiques méphitiques et nauséabonds.

Il marque un bon point. Vos grands esprits se rencontrent. Tu regardes le plafond, pensif, avant de poser un regard soudain et sérieux sur Basil. Et cela te suffit ? Que les gens croient à ton petit jeu, à ton théâtre d'hétérosexualité, et qu'on continue à parler de toi pour ce que tu n'es pas ? Ce n'est pas un reproche. Je comprends ton point de vue. Mais si jamais tu avais besoin d'un appui, d'un soutien, je serai là. Prêt à lui prêter ta vengeance, oh, oui. T'es qu'un requin, toi aussi, aux dents pointues. Tu connais des personnes. T'es dans le milieu. Comme une espèce de mafia magique. Tu souris doucement et vous changez de sujet. Basil a l'air mal à l'aise. Normal ; quiconque devrait se cacher aux yeux d'autrui serait poussé dans ses retranchements en exposant la vérité. T'es juste un peu peiné pour lui : sa famille serait-elle si offusquée ? Ses véritables amis ne seraient-ils pas heureux pour lui, tant que lui l'est ? Tu étouffes un rire en songeant à ta famille : le nombre de mariages arrangés que tu leur as renvoyé, sous forme de demoiselles en pleurs, explique le froid distant. De plus, tu ne t'es jamais caché, à l'époque de l'adolescence. Nombres de jeunes nobles ont été pris dans tes filets, et on vous a parfois surpris à échanger des baisers. Il n'y avait que ta soeur pour tempérer ta mère et grand-mère. Toujours à jouer les prudes et les saintes, celle-là. T'en es là de tes pensées, plutôt désagréables, quand Basil fait voler de nouveau un petit pan de toi avec des mots comme des coups de marteaux brisant ton miroir d'égo. Ca fait un peu mal. Tu lui lances un long regard.

Il ne comprend pas, bien sûr. Comment le peut-il ? C'est un homme, un humain, un sorcier pure souche, sans sang de créature. Comment pourrait-il comprendre que toi, tu te nourris quasiment du regard des autres ? Que ta beauté fait partie intégrante de toi, et qu'elle est ce qui empêche les autres de voir le vrai toi, de cendres et de ruines, gris comme ce ciel qui vous surplombe, émacié, squelettique, monstrueux ? Un éclat de tout cela passe dans tes prunelles de velours, les ternissant un instant, le temps d'un battement de coeur, puis tu soupires, bougeant les doigts dans l'air comme un musicien, distraitement. Pas si beau que ça ? Tu n'aurais jamais pardonné ça, et pourtant, sa franchise ne peut lui être un reproche. Basil, Basil, Basil ... Parce qu'il a dit qu'il y avait tout le reste. Mais qu'en est-il, de ces restes, exactement ? Tu te connais. Tu sais ton égoïsme, ta paresse, ta passion effrénée, ton charme. Tu ne comprends pas, mais tu ne veux pas savoir, parce que cela se rapproche dangereusement d'une conversation trop sérieuse. Geste de la main, lent et lascif : passons à autre chose, intimes-tu, de tout ton être. Pas si beau que ça. Si il savait comme cela est blessant et à la fois étrangement extatique.

Les mots comme les caresses forment des frissons. Tu es dans une réalité qui chevauchent toutes les autres. Tu te demandes ce que vous faites, là. Tu t'en fous. T'es bien, ou presque. Vaguement surpris par l'honnêteté de Basil, par sa prise de puissance. Sa domination sur vos deux êtres. Le vrai Basil ressemble donc à ça. Charmant. Je ne te reprochais pas d'être facile, Basil, ce n'est pas ce que je voulais dire. Disons que tu étais mon chouchou, à l'époque, et que tu l'es resté, parmi cette masse de gens qui n'en voulaient qu'à l'argent de ma famille, que toucher du doigt une semi-créature, qui voulaient savoir ce que cela faisait, d'être si beau, et me mettre en colère, pour voir la laideur camouflée. Toi, t'étais juste toi, comme maintenant. C'était rafraîchissant. Tu soupires d'aise et ouvre les yeux, en les posant sur Basil. Petit sourire triste. Il n'y a jamais de toujours, Basil. Vos conversations prennent un tour étrange, et tu sursautes en entendant Salem débouler puis venir s'installer contre vous, en bon chat noir. Ses yeux dorés vous fixent, puis en traître à fourrure, il vient réclamer des caresses à Basil, en miaulant. Sale chat. Pourtant, tu lui offres les caresses derrière l'oreille qu'il préfère. Tu devrais vraiment passer au magasin, à l'occasion. Je travaille sur une potion d'Animagie. J'ai toujours été cruellement déçu de voir que certains, doués en métamorphose, savaient se transformer en animaux, et que moi pas. Les sorts et les ingrédients sont difficiles à expérimenter, mais c'est passionnant. Tu sais pas pourquoi tu parles de ça. Pour quitter la sphère personnelle peut-être. Histoire de bavarder, ou de te faire mousser, qu'il voit combien tu es un génie en potions.

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MessageSujet: Re: puberty happened (BASIUS)   Jeu 21 Déc - 11:56

Quand on prend l'habitude de faire semblant d'être quelqu'un, même quelqu'un que l'on ne veut pas être, que l'on ne connaît pas, peu importe, on s'habitude à être ce quelqu'un. On le devient même sans le vouloir réellement. On prend ses habitudes, on pense comme lui, on agit comme lui et on a les mêmes réflexes que lui, qu'on le veuille ou non. Alors, quand Basil faisait semblant d'être normal, peut-être qu'il espérait le devenir. Parce que tout ce qu'il voulait, c'était être normal, ne pas faire de vagues, ne pas avoir à dépenser plus d'énergie qu'un autre.

Et finalement, tout ça, ça n'a marché qu'à moitié. Non, ça ne l'a pas guérit, pas du tout, malheureusement (et aussi triste que ce « malheureusement » puisse paraître). A la place, tout ce qu'il a réussi à importer de ce lui qu'il prétend être, ce sont des reflexes idiots, autodestructeurs, contreproductifs, machos, ridicules. Et la peur d'être découvert aussi, un peu à l'image des gens normaux qui se vexent dés qu'on vient leur dire qu'ils ne le sont pas. Tout le monde aspire à être normal, et si on ne l'est pas, on veut faire comme si pour se réfugier du regard des autres.

« Oui, parce qu'ils ne parlent pas de moi à ce sujet, et que ce qu'ils disent quand même, ça me convient. »

Après tout, on ne change pas une équipe qui gagne. Basil était apprécié pour ce qu'il était, et pour ce qu'il montrait. On le recommandait par-ci par-là pour du travail, il n'avait pas à être triste de sa vie sociale. Alors bon, elle était très platonique, mais il s'y était fait, à ce sacrifice nécessaire.

« T'inquiète pas pour moi, je me débrouille très bien, merci quand même » répond Basil, déposant un léger bisous sur la peau de Caesius, à portée. Il est sincèrement touché par ces propositions, mais il ne supporte pas que l'on vienne à son secours. Vraiment. Ses problèmes, ce sont ses problèmes, pas ceux des autres. Il pourrait se trouver dans une merde noire qu'il hésiterai à attraper l'une des mains qu'on lui tend, pour la simple et bonne raison qu'il ne veut pas être vu comme un boulet, parce que les boulets, on s'en débarrasse toujours bien vite. Basil ne veut pas que l'on se débarrasse de lui. Il a peur de finir seul, il le sait et le ressent à chaque instant.

Et le comble de tout ça, c'est que même si cette idée le terrifie, parfois il agit comme s'il s'en fichait, comme s'il était au dessus de cela. Caesius, là, c'est un demi-vélane à qui il venait de dire qu'il n'était « pas si beau que ça ». Quand on veut s'assurer que les gens restent autour de soi, on ne dit pas ça à un demi-vélane. Mais bon, Basil n'avait pas réfléchit. Il ne savait jamais réfléchir lorsqu'il était avec Caesius.
Pourtant, Basil avait une explication on ne pouvait plus logique à ce qu'il venait de dire à Caesius, pour le calmer, parce qu'allongé sur lui, il le sentait bien s'énerver un peu. Sa respiration moins calme, son bras qui se meut moins doucement.
La tête toujours posée sur lui, Basil ne bouge plus d'un cil. Les yeux grand ouverts, le regard dans le vide, il réfléchit, moins calme et moins posé qu'avant alors qu'il sent les yeux de Caesius posés sur lui.

Ce dernier change de sujet d'ailleurs, pour parler de Basil maintenant. Il renvoie la balle.
« J'espère bien que j'étais ton chouchou, après toutes ces heures à te courir après dans les couloirs de Poudlard. Imagine si t'avais redoublé, ou si on avait moins d'années d'écart... » L'idée fait légèrement rire Basil. Il aurait passé bien plus de temps que cela à vouloir être comme lui et derrière lui et avec lui. Trop, peut-être.
Finalement, tout s'était passé au mieux, ils s'étaient côtoyés pile suffisamment pour susciter l'intérêt qui les avait mené là où ils en étaient maintenant.

Et à propos du reste des compliments, sur le fait que Basil était Basil, sans arrière pensée aucune, le concerné ne répondrait rien. Il ne savait trop que répondre, et il était généralement d'humeur silencieuse lorsqu'il se trouvait au lit avec quelqu'un. Et il ne savait jamais quoi dire quand on lui faisait des compliments. Alors il restait allongé sur Caesius, la main posée sur sa cuisse, bientôt rejoint par son chat aussi, cette bestiole capricieuse visiblement, qui venait voir qui était celui qui piquait sa place dans les draps de son maître. Basil le caressait, docilement, tandis que la bête se mettait à ronronner.

Puis un changement de sujet complètement sorti de nulle part, qui amuse Basil, et l'arrange un peu aussi. Parler de soi, c'était toujours bien compliqué. Parler du boulot, c'était bien mieux.
« C'était prévu ! Mais là tu me donnes envie d'y aller maintenant tout de suite. Alors bon, la métamorphose et les sortilèges en général, je me débrouille plutôt pas mal, j'en ai besoin pour mon boulot. Mais j'ai jamais fait sur moi-même, du coup. »

Et une légère pause, parce que parler de travail lui rappelle qu'il est censé être au travail. Relevant donc la tête, la décollant de la peau brûlante de Caesius, Basil demande « D'ailleurs, il est quelle heure ? »
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MessageSujet: Re: puberty happened (BASIUS)   Jeu 21 Déc - 12:44



puberty happened


Le fatalisme dans toute sa splendeur : ça me convient. Tu préfères songer à autre chose, parce que c'est triste, même pour ton côté négatif. Surtout que Basil refuse ton aide. Ta main tendue. Ton coup de pouce. Haussement d'épaules, mais t'es un peu vexé. Tu proposes rarement ton aide. Une aide pareille. Bah, Basil est Basil, tu l'as assez ressassé. On ne le changera pas - peut-être a t-il sa petite fierté, comme tout le monde. Toi-même, t'es assez frileux là-dessus. Orgueilleux vélane. N'as-tu pas senti la frustration t'enlever, quand Basil t'as dit que tu n'étais pas si beau que cela ? Tu frissonnes. Tu oscilles entre t'endormir et te lever pour t'agiter. Je suppose qu'on aurait pu passer plus de temps ensemble. Mais t'imagines pas bien. T'as pas envie ; pourquoi faire ? Ce qui est, est. Vous en êtes là, à présent. Vos chemins vont y ont amenés. C'est l'important.

Discuter de ta nouvelle potion te laisse rêveur : l'animagie. T'as toujours jalousé ça. Au point que t'y travailles depuis un bout de temps. Voir Basil enthousiaste comme ça, ça te rassures. Ce n'est pas un marché de niche. Tu pourras vendre ce genre de potions. Tu pourras y mettre tes ambitions. Tu retombes dans une réalité loin de la chaleur de Basil. Je ne sais pas trop, attends et tu glisses sur le ventre jusqu'à ta table de chevet. Ta montre indique dix-neuf heure douze. Tu le répètes à Basil. Tu saisis l'instant : votre bulle éclate dans la réalité du temps. Tu t'assois, enfile un peignoir mauve semblable à un kimono, et te relèves avec une nouvelle cigarette à la main. L'heure file, le temps n'attends pas les amants. Tu racles ta gorge et déclames, d'une voix douce, l'air ailleurs, Souviens-toi que le Temps est un joueur avide  Qui gagne sans tricher, à tout coup ! c’est la loi. Le jour décroît ; la nuit augmente, souviens-toi ! Le gouffre a toujours soif ; la clepsydre se vide. Tu souris encore, en songeant à Baudelaire ; tu as toujours aimé la poésie, ton amour à cet auteur est aussi flamboyant qu'au premier jour. Peut-être l'attirance pour le sang français de ton père sorcier. Je te laisse te rhabiller. Tu lances un regard par-dessus ton épaule à Basil, et descend dans le salon, Salem sur les talons. Tu n'en reviens toujours pas : vous avez joué du corps à corps avec Basil, ton petit chouchou de Poudlard. Incroyable.

La gamelle pleine, Salem te fout la paix, et tu vas ouvrir ta baie vitrée sur le ciel de Londres, pour sentir le vent frais dans tes cheveux. La fumée s'étiole comme une fleur, alors que tu inspires ton goût de tabac. L'air est saturé d'humidité ; il pleuvra sûrement. Tu as d'autres rendez-vous ? que tu demandes, mais ce n'est pas forcément pour le retenir. Finalement, peut-être est-ce aussi bien de le voir partir pour mieux être heureux de le voir revenir. Oh, je dois juste ... Ta baguette à la main, tu fais apparaître un patronus - chat de fumerolles, tu souris à ce Salem interne. Adémar, je serai en retard, ce soir. Un léger imprévu, rien de grave. Garde moi une coupe de champagne. Le chat file donner ton message à ton vieil ami, et tu va t'asseoir dans un fauteuil confortable, tes yeux se posant sur la silhouette de Basil. Maintenant, tu es un peu gêné : quoi dire, que faire ?

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MessageSujet: Re: puberty happened (BASIUS)   Ven 22 Déc - 6:17

Caesius se glisse dans le lit, loin du chat et loin de Basil qui le regarde faire, laissant une main traîner sur sa cuisse le plus longtemps possible jusqu'à ce qu'elle ne touche plus que le matelas. Dix-neuf heure douze. Il était tard, ils avaient déconné. Et plus loin encore, Caesius continue hors du lit et remplace l'étreinte de Basil par celle d'une robe de chambre. Que c'était frustrant. Il avait beau « ne pas être si beau », il restait un plaisir à regarder. Saleté de vélane. Il se relève, cigarette à la main, et scande quelques vers, ou bien était-ce de la prose, sur le temps.

« Oui, le temps, ça passe » aurait pu répondre Basil face à tant d'élaboration pompeuse pour un concept si basique. Lui était un homme simple qui aimait à tout résumer simplement. Pas forcément adepte de la vulgarisation ou des raccourcis à tout prix, il pensait tout de même que si l'on ne peut expliquer quelque chose simplement, c'est qu'on ne l'a pas compris. Il notait cependant clepsydre dans un coin de sa tête pour rechercher ce que c'était. Ne jamais perdre une occasion d'en apprendre un peu plus, une vieille habitude chez Serdaigle, ça.

Encore lascivement allongé, Basil profitait encore un instant de la douceur des draps desquels il ne voulait pas sortir. Leur odeur, leur chaleur, une emprunte de Caesius était restée là donc c'était là que Basil voulait être. Mais il n'avait pas le choix, il n'était pas chez lui, et encore moins chez un véritable amant.
Ça lui brisait un peu le cœur, de s'inquiéter de si tout ça était fait pour durer ou non. Ils se reverront parce que Caecius embauchait Basil, ils recommenceront certainement. Mais après ? Bonne question.

Quand ils avaient commencé leur petit jeu, leur petite aventure, quand Basil ne supportait pas de garder ses lèvres loin de Caesius pendant plus de quelques fractions de secondes, Basil aurait pu assurer avoir ressenti quelque chose de différent que lorsqu'il était avec d'autres. Il s'en rappelait très bien, ce souvenir était encore frais. Il était sûr et certain que Caesius était le bon, qu'ils se reverraient encore longtemps, très longtemps, qu'il y aurait peut-être même bien plus que seulement une coucherie à droite à gauche.
Maintenant qu'ils avaient fini, que leurs esprits s'étaient calmés, il n'en était plus si sûr. Et ça lui faisait peur.

Alors Basil descendait doucement les escaliers, sans faire de bruit comme toujours. Partiellement rhabillé, il se disait que ça ne servirait pas forcément de mettre sa chemise, que son débardeur blanc suffirait, rentré dans son pantalon comme d'habitude. L'architecte place donc sa chemise rapidement pliée sur sa veste en velours côtelée et se remet au travail. Il ouvre sa mallette noire et regarde la plume volante de tout-à-l'heure y prendre place tandis qu'il saisit au vol le carnet et le feuillette rapidement. Il est remplis de croquis, il est presque plein à force, parce qu'il l'a laissé dessiner pendant des heures et des heures. Mais les croquis sont parfaits, presque comme des photographies de l'endroit, ce qui est impressionnant pour une série de dessins à la plume et à l'encre.

Caesius fume sa cigarette par la baie vitrée qui laisse rentrer l'air frais, faisant frissonner les bras nus de Basil, qui ne dit rien cependant. Il n'est pas frileux, il est écossais, cela ne le dérange pas.
« Non, pas pour aujourd'hui, tu étais mon seul client. » répond Basil, redevenu professionnel, d'un coup. Un léger silence. « Oh wow que ça sonnait mal » rajoutait-il finalement, après une légère réflexion, riant presque de la blague qu'il s'est lui-même faite.
De toute évidence, l'hôte en avait, d'autres rendez-vous. Un patronus jaillit de sa baguette, tandis que Basil se demande si c'est à ces dernières heures heureuses qu'il a pensé pour l'invoquer. Puis le chat s'envole, sans que le nouveau coup d'un soir de Caesius n'y attache trop d'importance, à peu près.

L'architecte devrait faire de même, il avait fini tout ce qu'il avait à faire. Il avait réuni ses affaires, avait fait le tour des lieux, avait renoué des liens avec une vieille connaissance. Donc sa mallette à la main, sa veste et sa chemise sous le bras, il n'avait plus qu'à transplaner chez lui et sa journée serait terminée.

« Bon bah, j'ai fini pour aujourd'hui, l'état des lieux, je n'ai plus qu'à y aller maintenant, surtout si t'es en retard. » Basil s'approche de Caesius, assis dans son fauteuil, un sourire entre poli et satisfait aux lèvres. « C'était un... plaisir ? De renouer avec toi. On se reverra de toute façon, on se fixera une date pour que je te propose des plans pour ton appartement. » Pour le reste, ils verraient sur le moment, certainement.

Un silence plutôt rapide mais quand même plutôt lourd à supporter, et Basil reprend la parole, honnête dans son manque d'expérience en la matière. « Bon, je sais jamais dire au revoir dans ce genre de situation, donc je vais y aller ce sera plus simple. Allez, à la prochaine, on se tient au courant. Au revoir ! » et voilà l'architecte qui disparaît en une fraction de seconde de l'appartement, ses affaires sous le bras, laissant Caesius seul avec sa cigarette, son chat et sa fenêtre ouverte. C'était bizarre, mais c'est toujours bizarre, ces situations.

« Un léger imprévu, rien de grave... » se répétait alors Basil, presque à voix haute une fois chez lui. Voilà ce qu'il était. Il laissait tomber ses affaires sur le sol, avec les autres dans son minuscule et bordélique appartement. Sur son visage, un sourire amer, vexé et frustré.
Il s'était attendu à quoi, cet idiot ?
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MessageSujet: Re: puberty happened (BASIUS)   Ven 22 Déc - 7:05



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Le vent apaise tes troubles, ceux qui pourraient faire fourmiller ton beau masque sous les pensées confuses qui règnent en maîtresses sous ton crâne. Peut-être est-ce aussi bien que tu doives sortir ce soir, tu pourras changer d'air. Ton loft est devenu étouffant, rempli de vos souvenirs vifs, de vos odeurs, et de sa présence momentanée. Tu t'en veux, comme si tu ne voulais qu'une chose, qu'il parte. C'est peut-être même le contraire - tu as apprécié vos instants, mais c'est cet instant qui te gênes. Avec un inconnu, tu dirais au revoir, tu donnerais ton numéro, et bye bye birdie. Mais Basil, tu le connais. Alors t'inspires une nouvelle bouffée de cigarette, en le regardant descendre. Dingue comme il est sexy, avec ce débardeur blanc qui souligne délicatement ses muscles. Merde, arrête de penser à ça, tu t’intime, mécontent. Tu jettes un regard à ce qu'il fait, curieux - et il plonge sans problèmes dans le boulot, en ouvrant sa mallette. Il a l'air satisfait de ce qu'il y voit. Des gribouillis, de là où tu te tient. Tu t'amuses plus de son ton amusé que de sa blague - t'es pas Bloodybroom, pas besoin de payer pour ça, même si involontairement tu l'as fait. Et puis, ses honoraires sont assez raisonnables. T'as un gros problème, putain - ça t'excites un peu, cette histoire.

Tu trônes, impérial, dans ton fauteuil ; Basil semble vouloir se précipiter dehors. T'es déjà en retard. T'as besoin soudain d'une coupe de champagne, et de ses grandes soeurs. Ademar saura t'aider dans une ivresse que tu affectionnes. T'as besoin de te remettre - parce que, putain, t'as l'impression d'avoir couché et d'avoir attrapé des doutes, comme une sale maladie sexuelle magiquement transmissible. C'est pas ton genre. Tes doutes, tu les étouffes sous trois tonne de bon sens, d'indifférence, d'amour à la liberté. Là où vont les sentiments stupides. Mais t'as pas de sentiments. C'est Basil. Un ami, une connaissance. C'était bien. Peut-être même cela le sera t-il à nouveau. Mais là, tout de suite, t'as plus envie de champagne que de ses petites fesses. Quoique. Oui, nous restons en contact, pour la suite du projet. C'était effectivement un plaisir, Basil. Tu aimes prendre la direction d'une conversation, tes mots sont comme des enchantements, envoûtements de voix. Tu inspires une dernière bouffée de ta cigarette, qui se consume dans ta main dans une bouffée aux effluves de cerise. Tu te demandes si il y a encore du vin. La franchise de Basil quant au silence gêné te laisse pantois ; tu l'as transformé en ce jeune homme plein d'assurance ? Tes baisers sont magiques ? Ta baise, plutôt ? T'as envie de rire, de le retenir alors qu'il disparaît. C'est comme ça ? Il disparaît, juste comme ça ? Tu émets un grognement. Tu as tendance à préférer ça aux adieux larmoyants, aux baisers trop longs. D'ailleurs, t'avais pas envie de le mettre à la porte ? Il est tard, t'es en retard.

Mais par Merlin, ce que t'es vexé. T'as l'impression d'avoir été utilisé, alors que le contraire serait plus exact. T'aimes bien te poser en victime, ce que tu ne manqueras pas de faire à cette fête, geignant sur maints sujets, sauf celui qui t'intéresse. Mais t'as envie de conserver un peu de cet après-midi avec toi. Ce soir, seul l'alcool coulera à flots. Tu veux garder pour toi encore un peu de ce bonheur fugace, que vous avez gâché rapidement en étant deux têtes de mule. C'était vraiment un plaisir.


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